Bernard Roman, Député de la 1ère circonscription du Nord : Le Blog

La signature du traité de Lisbonne, il y a dix jours, par le président tchèque, venant après le « oui »,  au repêchage, du référendum irlandais, dégage l'horizon européen. Le 19 novembre, un Sommet extraordinaire des Vingt-sept devrait décider des noms du  Président du Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement, du ministre des Affaires étrangères, et du secrétaire général du conseil des ministres. Les difficultés de la négociation entre les Etats-membres pour ces postes confirment que l'Europe reste une lourde machine au fonctionnement complexe, même si elle est aussi ce beau projet politique que la chute du mur de Berlin, commémorée cette semaine, a rendu encore plus riche de sens.

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Ven 13 nov 2009 1 commentaire
"Avec l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, l'Union européenne sort enfin de l'impasse de ces dernières années". Faut-il rappeler dans quelles conditions ce traité a été adopté ? Que vaut une ratification sans adhésion populaire, une ratification par défaut, pis par défiance du peuple, donc sans le peuple ?  Il faut se tourner vers l'avenir, nous dit-on, tourner la page, oublier les dissensions passées, faire table rase à ce propos. Une chape de plomb recouvre désormais les débats pourtant pas si lointains. Mais Paul Valéry ne disait-il pas que "La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde" ? La ratification du traité de Lisbonne en est la parfait illustration ! Cependant, si la classe politique compte sur l'oubli, c'est mal connaître les Français, qui conserveront souvenance de quelques échos, certes atténués au fil des années, des batailles passées à ce sujet. En outre, les plaies ne sont nullement refermées, pas même cicatricées car les polémiques ont été étouffées et non résolues. Pour ma part, je n'oublie pas qu'en votant « non » au Congrès de Versailles, le Parti socialiste (PS) aurait pu imposer un référendum à propos du traité européen – conformément à ses engagements de campagne – et, par ce biais, infléchir la politique présidentielle, mieux condamner Nicolas Sarkozy à l’inertie puisque contraint de ralentir le rythme effréné de ses réformes menées à la hache afin de ne pas braquer l’opinion publique dans la perspective du référendum ; cette paralysie lui aurait été fatale. Mais le PS n’a pas saisi cette occasion inespérée de reprendre l’initiative politique, pis il a cautionné la politique élyséenne par son abstention.Finalement, Comme dit un dicton, "ce ne sont les les électeurs qui ont la mémoire courte, mais leurs élus"
Opsomer - le 13/11/2009 à 20h29