Bernard Roman, Député de la 1ère circonscription du Nord : Le Blog

Le coup de colère de Juppé, dont il s'est excusé sur la forme mais pas sur le fond, révèle, sans doute sciemment de la part de l'ancien premier ministre, combien la réforme territoriale annoncée par Nicolas Sarkozy dérange même dans ses rangs. Le sénateur Raffarin ne manque pas une occasion de signaler qu'il n'y a pas de majorité pour voter ce projet. Au-delà des interrogations sur la réforme de la taxe professionnelle, c'est l'ensemble du projet de Nicolas Sarkozy qui peine à trouver sa cohérence et son utilité.

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Ven 16 oct 2009 1 commentaire
Le point qui m'inquiète le plus est ce fameux scrutin uninominal majoritaire à un tour pour les conseillers territoriaux car celui-ci favorisera invariablement l'UMP, bloc politique monolithique puisqu'il a fusionné toutes les droites alors que la Gauche part toujours en ordre dispersé avant de se réunir au second tour. Dès lors, deux conséquences néfastes pour la démocratie :

- ce type de scrutin donne l'avantage à celui qui récolte le plus de voix dès le premier tour, même s'il est minoritaire... Quelle sera la représentativité d'un conseiller élu grâce à 30-35 % des électeurs ?
- ce type se scrutin aboutit à une bipolarisation de la vie politique, bipolarisation qui étouffera le débat politique, donc la démocratie.

En vérité, mes faveurs vont à un scrutin uninominal majoritaire à deux tours, plus favorable aux alternances, donc à la démocratie. Mais cette dernière n'est décidément pas l'objectif du gouvernement, qui s'attache plus sûrement à verrouiller les élections au profit d'un parti, le sien : l'UMP. La preuve avec la réforme de la carte électorale pour les députés qui imposera à la Gauche d'obtenir 51,4 % des suffrages pour être majoritaire à l'Assemblée nationale.
Opsomer - le 17/10/2009 à 10h12