Bernard Roman, Député de la 1ère circonscription du Nord : Le Blog


 

 

Sur son site internet, l'UMP s'indigne vertueusement de « l'attitude négative du PS qui rejette toute idée d'union nationale face à la crise financière mondiale ». Je trouve que M. Dominique Paillé et M. Frédéric Lefebvre, auteurs de ces communiqués puissants, ne manquent pas d'air! La crise financière est grave, elle est la conséquence dramatique de l'hyperlibéralisme américain qui fascinait tant Nicolas Sarkozy durant sa campagne, et si la majorité actuelle n'en porte pas la responsabilité, elle est en revanche comptable devant l'opinion de sa politique économique désastreuse qui prive aujourd'hui la France de toute marge de manoeuvre pour soutenir l'activité. La crise financière permet au chef de l'Etat de s'exonérer de ses promesses électorales. Il a menti aux Français sur le pouvoir d'achat, sur l'emploi, sur la croissance, sur la fiscalité, sur l'endettement. Mais il pense que maintenant, cela se verra moins.

 

Pourquoi aujourd'hui les socialistes soutiendraient-ils ce pouvoir qui depuis juin 2007 nous refuse toute concertation, caricature nos positions, rejette nos amendements à l'Assemblée nationale, méprise nos propositions? Pourquoi serions-nous solidaires d'une politique que nous avons combattue constamment et dont nous n'avons cessé de dénoncer l'injustice et l'inefficacité?

 

Alors, l'unité nationale? Non merci. Car pour la droite, cette recherche de consensus devrait évidemment s'organiser autour des idées libérales chères à l'UMP. Le rêve du parti majoritaire, c'est que l'opposition se taise.

 

Nous n'avons aucune raison de céder à cette exigence. En revanche, nous avons présenté lundi un plan en six points qui propose les initiatives suivantes pour atténuer les répercussions de la crise: premièrement, un fonds national de garantie des crédits distribués aux PME et aux accédants à la propriété; deuxièmement, un soutien à l'investissement des entreprises en réduisant l'impôt sur les sociétés de celles qui réinvestissent leurs bénéfices et innovent; troisièmement, des mesures de soutien au pouvoir d'achat (chèque transport, relèvement des allocations familiales et des prestations familiales, financés par la suppression du paquet fiscal), et des exonérations de cotisations sociales conditionnées à l'augmentation des salaires et à la création d'emplois; quatrièmement, la stabilisation voire l'augmentation des dotations de l'Etat aux collectivités locales pour favoriser leurs politiques en faveur de l'éducation, des transports collectifs, des économies d'énergie et du logement; cinquième piste, l'élaboration d'un plan à l'échelle de l'Europe permettant de financer par un emprunt européen les dépenses d'infrastructures destinées à soutenir la croissance; enfin, la convocation d'une conférence monétaire internationale, ce nouveau Bretton Woods que les socialistes réclament depuis longtemps.

 

Toujours partants, messieurs de l'UMP, pour l'unité nationale?

Mer 1 oct 2008 3 commentaires
Merci pour vos analyses toujours intéressantes qu'on ne trouve pas sur le site de la fédé.(site qui devrait d'ailleurs être fermé car les internautes sont exigeants).
J'ai reçu votre invitati/on à Lille pour la venue de Bertrand DELANOE mercredi prochain.
J'y serai et si je peux prendre la parole, j'expliquerai pourquoi je voterai pour lui et pour vous.
En tous les cas, vous êtes le premier à nous inviter à venir dialoguer dans le cadre de ce débat du congrès même si j'ai beaucoup lu dans la presse que notre fédération avait pris une position derrière Martine Aubry.Moi, on ne m'a jamais rien demandé et ma secrétaire de section me dit la même chose. 
Franck.
Franck Verbrughe - le 02/10/2008 à 17h23
Bonjour,

Cheminade l'avait dit! Aujourd'hui écoutez Cheminade!


Je me permet de vous joindre le dernier article de Jacques Cheminade, le seul homme politique français, à avoir fait campagne pour un VRAI nouveau bretton woods depuis des années auprès des dirigeant de notre pays.

Depuis quelques jours J. Cheminade déclare aussi:"Nous avons fait le bon diagnostic, en regardant la réalité en face l’hiver dernier. Maintenant, soutenez avec nous ces mesures : c’est le médecin qui fait le bon diagnostic qui rédige la meilleure ordonnance."

David C.
David C. - le 05/10/2008 à 19h40

Salut Bernard

je souhaitais te feliciter pour ta nouvelle
permanence,cependant je n'ai pas eu le plaisir de te
rencontrer aujourd'hui,et que ce nouveau lieu qui n'est pas
aussi loin du precedent sauf un peu plus a gauche!!! dans la
rue d'arras,j'ai bien apprecié,comme je te l'avais
indiqué,si l'on pouvait avoir des personnes a ton image qui
lorsqu'elle parle des problemes de notre societe (a l'image
de ton blog),on sait que les valeurs de gauche existent
encore et qu'il y a bien une difference entre gauche et
droite,contrairement a ce que l'on essaie de nous faire croire.

de plus ,tu peux toujours compter sur moi,comme tu n'as
jamais refusé a m'apporter tes conseils a certains moments
très difficile.

enfin,saches que beaucoup de monde dont mon epouse Farida en
parlant de toi dernierement avec des voisins lors d'un
anniversaire le qualificatif qui revenait souvent c'est la
justice,et la solidarite ,comme je pouvais m'en douter ,la
population est toujours epris de justice,et si nationalement
on n'adopte pas ta facon de parler des problemes avec la
sensibilité de gauche (ce n'est pas encore un vilain
mot!!!!enfin je crois) nous aurons du mal a nous en
remettre et certains medias veulent nous faire croire que
dans les prochaines echeances electorales le modem ou le
nouveau centre c'est au choix nous volera donc la vedette
parce que lorsque l'on parle du ps beaucoup de gens
(dommage!!!!!)pensent aux luttes intestines c'est
frustrant,veritablement frustrant et pourquoi a droite ils
sont ou alors paraissent tous solidaires ,c'est bizarre????
si tu pouvais m'eclairer la dessus je n'ai vraiment plus
d'arguments.
au final j'ai ete tres content de ta note d'humeur sur le
cameleon
le 01/10/2008 ou tu disais entre autres que "La crise
financière permet au chef de l'Etat de s'exonérer de ses
promesses électorales. Il a menti aux Français sur le
pouvoir d'achat, sur l'emploi, sur la croissance, sur la
fiscalité, sur l'endettement. Mais il pense que maintenant,
cela se verra moins." c'est vrai,la crise passee qu'est ce
que cela sera? les caisses sont vides quels tristes
lendemains .......................

A bientot Bernard
Amities socialistes



Abed KOUBA - le 06/10/2008 à 10h48