La France a aujourd'hui la sinistre particularité d'avoir un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Il faut croire que cette novation gouvernementale indigne ne suffit pas à rassasier la frange extrémiste de la droite, puisque voilà que la majorité lance toutes affaires cessantes un débat sur l'identité nationale.
Y a-t-il une légitimité à poser la question de l' identité nationale? Je n'en sais rien mais en tout cas je ne ressens pas l'actualité, et encore moins l'urgence, d'engager un tel débat dans le cadre d'une campagne électorale pour les régionales, dont les enjeux ne sont pas ceux d'une élection présidentielle.
En outre, les citoyens français, en dépit des difficultés de la vie quotidienne, aiment la démocratie généreuse, ouverte sur le monde, dans laquelle ils vivent. Ils sont attachés aux valeurs fondatrices de la République, qu'ils sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à reprocher au pouvoir actuel d'altérer en conduisant une politique qui bafoue les libertés et les droits de l'homme, creuse les inégalités et détruit les solidarités.
La référence à ces valeurs est le socle de notre cohésion sociale, de tout engagement citoyen, et de nos combats politiques. Nous n'attendons pas que M. Besson siffle le début et la fin d'un débat qu'il est au demeurant le plus mal placé pour organiser. C'est bien parce que la France est une terre d'accueil et d'asile que nous dénonçons les expulsions d'étrangers vers des pays en guerre. M. Besson invite ce matin les Français à être « fiers »: ce que nous inspire son action de ministre est plus proche de la douleur que de la fierté.
L' « identité nationale » n'a aucun rapport avec l'immigration. Je serai donc clair: élu républicain et élu socialiste, je ne cesse de dénoncer depuis 2007 l'association honteuse de ces deux questions et je n'accepterai aucun débat qui entretienne la confusion à cet égard. Je n'oppose pas, je n'associe même pas, la nation et l'immigration. Lier les deux revient pour moi à faire une tache sur notre drapeau.
En 2007, Nicolas Sarkozy avait osé emprunter des citations à Jean Jaurès. Lequel écrivait, il y a près de 100 ans: « Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie; beaucoup d'internationalisme y ramène ». Restons-en là.

Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous,
et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un
espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous
offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m’intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard ROMAN
Vous pouvez également, si vous le désirez, m’adresser un courriel :
contact@bernard-roman.org
Vos commentaires