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J'avais interrogé le Gouvernement à l'Assemblée Nationale le 26 janvier sur l'avenir de la raffinerie Total de Dunkerque.
Michel DELEBARRE est de nouveau intervenu ce mardi 23 février pour exiger une table ronde sur l'avenir du raffinage en France.
Voilà le texte de la question :
"Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre parce qu'elle porte sur l'avenir de l'industrie du raffinage en France.
Certes, je pourrais légitimement avec mes collègues Christian Hutin et Bernard Roman vous interroger sur l'avenir de la raffinerie Total de Dunkerque, sur les garanties qui peuvent être apportées aux centaines de salariés de la raffinerie et des sous-traitants, sur les assurances à donner face aux répercussions pour le port de Dunkerque, sur le devenir de l'agglomération dunkerquoise qui sera touchée au coeur par l'avenir de cette activité.
Mais le conflit qui a trouvé son point de focalisation à Dunkerque concerne la conception qu'a le gouvernement de l'industrie du raffinage en France.
Notre pays ne peut laisser à un opérateur, aussi puissant soit-il, le soin de décider des approvisionnements à terme de nos industries de raffinage. Si la France a réellement pour ambition d'avoir une véritable politique industrielle nationale et européenne, elle ne peut s'en remettre aux fluctuations des importations dans un secteur aussi stratégique que le raffinage et les carburants.
Il ne saurait y avoir pour nous débat entre délocalisation progressive du raffinage et exigences d'indépendance nationale ou européenne. La grève des raffineries, les craintes évoquées d'une pénurie de carburants montrent combien cette industrie est stratégique.
Il y a plus d'un mois j'ai saisi Monsieur le ministre de l'Industrie d'une demande de table ronde nationale sur ce secteur, associant les syndicats de salariés, les opérateurs, les élus des secteurs concernés et le gouvernement. Celui-ci m'a répondu il y a quelques jours que « compte tenu des nombreux enjeux en matière de politique énergétique que cela implique, l'organisation éventuelle d'une table ronde sur ces questions relève de M. Jean-Louis Borloo »...
Monsieur le Premier ministre, les salariés de la raffinerie Total de Dunkerque, des entreprises sous-traitantes et les élus de l'agglomération et de la Région n'ont rien à faire d'une partie de mistigri gouvernemental.
Parce que Dunkerque et son Port sont un territoire marqué par les ambitions industrielles et énergétiques de la France au coeur de l'Union européenne, vous avez la possibilité de faire du conflit qui s'y déroule aujourd'hui l'illustration d'une véritable politique industrielle.
Organisez donc cette table ronde sur l'avenir du raffinage français . Elle conditionnera le déblocage d'une situation qui n'a que trop duré et qui se fait au détriment d'abord des salariés directement concernés".
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais
rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
Pour me contacter
:
contact@bernard-roman.org
Pour le citoyen confronté aux difficultés matérielles dont financières quotidiennes pour remplir un réservoir en carburant
son impuissance est flagrante face aux enjeux et stratégies politiques: maintien d'une indépendance énergétique pour le pays, maintien d'une stratégie industrielle en France et plus prosaïquement tactique électoraliste
en vue des " régionales " proches! Pour le citoyen dont l'amertume puis la colère sont exacerbées face aux menaces " tous azimuths "sur l'emploi sa sympathie
angoissée pour les pétroliers de Total-Flandres est patente. Mais quelle réelle empathie avec ces salariés dunkerquois ? Ils semblent à nouveau bien isolés
depuis qu'une promesse de table ronde entre le groupe Total et les syndicats ouvriers ait été formulée, depuis qu'une promesse de maintien de l'activité dans les raffineries Total ait été faite pour les 5 ans à venir sauf à Dunkerque.
Il y a, pourtant, des parlementaires, des élus qui " mouillent leurs chemises " aux côtés des salariés laissés pour compte ; j'en connais dans le Denaisis.
Il y a aussi des parlementaires, des élus qui bavardent bardés de beaux sentiments altruistes et ceci parfois à gauche. Il y a aussi des élus ailleurs qui se déguisent au moyen d'habits sociaux pour faire croire qu'ils compatissent.
Malgré les difficultés matérielles qui s'amoncellent jour après jour sur le dos du pauvre français il faut espérer, demain, des contre-pouvoirs démocratiques capables de sublimer l'intérêt collectif de défense des services publics, de l'emploi, de l'éducation, de la santé...Cela commence avec les élections régionales; cela commence avec l'union sacrée de l'opposition; attention à cela Mesdames, Messieurs les" responsables "socialistes!