Partager l'article ! Ratages, ratés, ratures: Nicolas Sarkozy a la réputation de détester agir sous la pression. C'est pourtant c ...
Nicolas Sarkozy a la réputation de détester agir sous la pression. C'est pourtant contraint et forcé qu'il vient de procéder au 10ème remaniement depuis 2007, sous la pression de sondages catastrophiques et de l'enlisement de la diplomatie française embourbée dans les errements de Michèle Alliot-Marie. Mais à réagir trop tard, une fois de plus, le chef de l'Etat prend le risque d'un nouveau ratage. Le précédent était ce remaniement de novembre 2010, attendu pendant six mois, et finalement trop anecdotique pour donner un nouveau souffle à ce quinquennat épuisé. Les ratés n'ont pas tardé, mauvais chiffres du chômage, colère des magistrats, la liste serait longue. Raté aussi de la énième tentative de « présidentialisation » de Nicolas Sarkozy, qui comptait sur le G20 pour prendre de la hauteur. A ce jour, la stature internationale qu'il prétendait acquérir a tourné au fiasco. La France n'a pas pris la mesure des mouvements qui se levaient dans le monde arabe, les vacances de Noël de MAM et de François Fillon, sans compter les frasques du très sarkozyste ambassadeur de France en Tunisie, nous ridiculisent et surtout nous tiennent à l'écart de la marche de l'Histoire. Est-il réaliste de penser corriger ces ratés avec quelques ratures, un nouveau jeu de chaises musicales gouvernemental, une reprise en main avec des hommes à poigne, une intervention télévisée très officielle? Le problème est que, quatre ans après l'élection de l'actuel président, le pays est affaibli économiquement, usé socialement, discrédité diplomatiquement. Nous sommes dirigés par un homme enfermé dans ses certitudes, qui ne comprend pas son époque. Au moment où les peuples arabes conquièrent héroïquement leur liberté, Nicolas Sarkozy ose agiter la menace de flux migratoires et proposer un débat sur la place de l'Islam. Depuis 2007, jamais il n'a apporté une réponse à la hauteur des enjeux. Son mandat est un échec complet, total, définitif.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
Pour me contacter
:
contact@bernard-roman.org
Vos commentaires