Monsieur le président,
Monsieur le Premier ministre,
Mes chers collègues,
Ma question s'adresse à monsieur le premier ministre, et j'y associe mes collègues Michel DELEBARRE et Christian HUTIN, tous les deux députés de DUNKERQUE.
TOTAL devrait annoncer dans les prochains jours la fermeture de sa raffinerie des Flandres, à Mardyck, près de DUNKERQUE.
Si cette perspective se confirmait, elle entraînerait la suppression de 350 emplois chez TOTAL et de 400 postes chez les sous-traitants, puisque le projet de conversion du site en dépôt de carburant, qui semble aujourd'hui le plus probable, n'emploierait que 30 à 50 personnes à terme.
Cette décision serait à la fois insupportable et scandaleuse.
Insupportable pour les salariés bien sûr, et pour une région qui a déjà beaucoup souffert de la désindustrialisation, et alors qu'au plan national le chômage va franchir en 2010 le cap des 10% de la population active.
Mais scandaleuse aussi car TOTAL a réalisé en 2009 des bénéfices proches de 9 milliards d'euros.
En 2008 déjà, le groupe avait annoncé à quelques jours d'intervalle 14 milliards d'euros de profit et 560 suppressions d'emplois en France.
Monsieur le premier ministre,
TOTAL a bel et bien engagé une stratégie de délocalisation progressive de ses activités industrielles qui, au-delà de ses incidences très lourdes sur l'activité du port de Dunkerque, 3ème port de France, et sur le tissu industriel de l'ensemble du littoral du Nord-Pas-de-Calais, menace gravement l'avenir du raffinage français.
Il semble monsieur le Premier ministre, que vous ayez reçu il y a quelques jours M. Christophe de MARGERIE, PDG de TOTAL.
Le président de la République s'est engagé hier soir à combattre les délocalisations et à sauver l'emploi dans notre pays.
Vous pouvez encore empêcher la fermeture du site de DUNKERQUE.
Avec les salariés de TOTAL, vous pouvez exiger le moratoire.
Il ne suffit pas de parler, il est temps d'agir.
Monsieur le Premier ministre, allez-vous le faire?

Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous,
et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un
espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous
offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m’intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard ROMAN
Vous pouvez également, si vous le désirez, m’adresser un courriel :
contact@bernard-roman.org
Papy
qu'ils étaient préparés à tous les métiers du groupe en passant par cette usine.
Quand la fermeture du site fut annoncée irrévocable, chaque salarié fut reclassé en France voire à l'étranger en tenant compte de ses désiderata; j'ai même vu des directeurs d'autres sites se déplacer à Douchy pour s'entretenir avec les personnels.Les épouses des salariés furent reçues par le chef du personnel; des aides financières furent même apportées lors de la vente des biens immobiliers; je me souviens d'un des ouvriers particulièrement marqué par la dégradation de la santé de sa femme qui ne pouvait se déplacer; il fut reclassé en priorité dans le nouveau dépôt qui remplaçait la raffinerie. Antar-Elf faisait des bénéfices mais probablement pas plus proportionnellement que Total
aujourd'hui.Il m'avait semblé qu'à l'époque cette entreprise comprenait que sa richesse tenait en partie dans les capacités de ses personnels et dans la paix sociale.
Ni lui, ni ses collègues ne méritent d'être traités comme ils le sont.
Alors merci aux responsables qui comme vous se mobilisent pour empêcher celà.
Ne lâchez pas surtout.
S.D.
Ce projet existe depuis des années et est porté par EDF et non par Total.
Je suis maintenant retraité d'EDF mais j'ai travaillé sur ce dossier il y a plus de 5 ans à ses débuts.
Ce gouvernement se fiche de notre tête en avaançant ce type de proposition.
Je suis écoeuré et je vais écrire aux journaux régionaux pour le faire savoir.
J. DUFLOT