Selon Pôle emploi, un million de demandeurs d'emploi vont arriver en fin de droits en 2010. Parmi eux, environ 600 000 seront dépourvus de toute aide sociale car ils ne peuvent bénéficier ni de l'allocation spécifique de solidarité (ASS) ni du revenu de solidarité active (RSA).
Ce grave problème a une explication. Avant la crise, la part des contrats courts (CDD, intérim) dans les emplois créés a fortement augmenté, à la grande satisfaction du patronat. Les titulaires de ces contrats précaires ont été les premiers licenciés, et la durée de l'indemnisation étant proportionnelle à la durée de cotisation, ils sont aussi les premiers à avoir épuisé leurs droits. En 2009, le nombre de chômeurs en fin de droits a progressé de 35%, et le marché du travail ne leur offre pour le moment guère de perspectives.
Il y a donc urgence à leur venir en aide et c'est pourquoi les députés socialistes demandent une prolongation de la durée d'indemnisation du chômage et l'extension des conditions d'attribution de l'allocation spécifique de solidarité. Mais le gouvernement ne veut pas en entendre parler, et lorsque nous l'interpellons, il nous accuse de polémiquer et se défausse sur les partenaires sociaux, rappelant que ce sont eux qui gèrent l'assurance chômage au sein de l'Unedic.
Cela s'appelle « refiler la patate chaude » et c'est un comportement inacceptable. Souvenons-nous de la réactivité que le gouvernement avait montrée pour le sauvetage des banques: la comparaison est édifiante!
La situation des chômeurs en fin de droits est une question de solidarité nationale. En tant que telle, elle relève de la responsabilité de l'Etat.

Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous,
et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un
espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous
offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m’intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard ROMAN
Vous pouvez également, si vous le désirez, m’adresser un courriel :
contact@bernard-roman.org
Vos commentaires