Partager l'article ! Nuls et fiers de l'être: Un certain nombre de pays européens seraient en passe de perdre leur triple A. Mais ...
Un certain nombre de pays européens seraient en passe de perdre leur triple A. Mais la France risque de se distinguer de ses partenaires de l'Union en voyant sa note dégradée de deux crans. Quoi que l'on pense des agences de notation, un pays dont la note est abaissée emprunte sur les marchés à des taux beaucoup plus onéreux. Il y a quelques jours encore, c'était la hantise de Nicolas Sarkozy, qui affirmait qu'il était « mort » en pareil cas. C'est pourquoi, afin de préserver la note française, le gouvernement a imposé au pays la réforme des retraites, deux plans de rigueur et la RGPP qui démantèle le service public. Toujours pour -prétendument- sauver le triple A, Nicolas Sarkozy a tout concédé à Angela Merkel et accepté un nouveau traité punitif sanctionnant les Etats sans aucune mesure de relance de la croissance et de l'emploi en Europe, au point que les marchés ont marqué leur méfiance immédiatement après le dernier sommet de Bruxelles. Pas le moins du monde ébranlé, le chef de l'Etat explique désormais que la perte du triple A ne serait pas un drame. Quelle inconséquence! Quelle incohérence! Quand François Fillon se disait « à la tête d'un Etat en faillite », Nicolas Sarkozy gaspillait 75 milliards en 5 ans pour offrir des cadeaux fiscaux aux plus privilégiés. Pendant tout ce temps, la majorité n'a cessé de calomnier le parti socialiste, qui serait incapable de gérer un pays. Vérifions et remontons le temps. Depuis près de 20 ans, les périodes où la dette a explosé coïncident avec celles où la droite dirigeait. Depuis 2002, la droite au pouvoir a augmenté la dette publique de 900 milliards d'euros. Depuis 2007, le taux de la dette est passé de 64% à 87%, augmentant de 5% chaque année. Le gouvernement de Lionel Jospin est le seul à avoir respecté les critères de Maastricht, avec 60% de taux de dette et 3% de déficit budgétaire annuel. Plus loin de nous encore, les déficits ont explosé entre 1993 et 1997: en 1992 en effet, la dette publique s'élevait à 39,7% du PIB. En 1995, à 55,5%. Entre-temps, de 1993 à 1995, le ministre du budget était un certain Nicolas Sarkozy.
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