Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 11:24

 

La crise de la zone euro s'invite au G20, alors que la semaine dernière Angela Merkel et Nicolas Sarkozy assuraient avoir mis en place une solution pour la Grèce. Le référendum annoncé par Georges Papandréou est vécu par les dirigeants européens comme une trahison, comme si le fait de donner la parole au peuple était contre-nature. En fait, que la consultation du peuple grec ait finalement lieu ou non, c'est aujourd'hui l'Europe elle-même qui est en question. Il faudra s'interroger sur l'enchaînement de défaillances politiques qui ont fait passer l'Europe d'un beau projet pour la paix et pour les peuples à une technocratie déshumanisée et ultra-libérale. La crise actuelle est extrêmement grave par les répercussions qu'elle peut entraîner, à ce jour non maîtrisées. Mais surtout, elle révèle un défaut de gouvernance que la tension de la zone euro fait éclater au travers de trois erreurs devenues des fautes. En premier lieu, et bien qu'il soit indéniable que la Grèce doit impérativement assumer ses responsabilités et redresser ses finances, l'Europe n'a pas su faire preuve de solidarité dès le début des attaques spéculatives contre l'un de ses Etats-membres. Elle a en second lieu manqué de réactivité en intervenant à la fois trop tardivement et trop faiblement sur le plan financier. Enfin, elle a négligé la justice sociale en agissant trop brutalement au travers de mesures d'austérité drastiques et insupportables. L'Europe a depuis trop longtemps privilégié sa dimension économique, accepté la soumission à la finance, déserté le champ du politique, reporté les réformes structurelles. Ce faisant, elle a abandonné l'exigence de démocratie et laissé les peuples s'éloigner d'elle. Un immense défi l'attend désormais.


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Commentaires

pas facile apres ce brillant exposé....

l'europe des marchands atteint sa limite,comme le libéralisme.

la decision d'accepter la création des agences de notation ce n'est pas le peuple mais les dirigeantsi irresponsables qui n'ont pas anticipés leurs nocivité.

                mr papandreou a pris le fardeau en cours de route en responsable courageux.

bien sur la grece doit creer un foncier ,emettre des impots mais il faut lui laisser le temps de s'organiser et la solidarite doit jouer a plein son role, aidons les , chaque pays peut apporter son savoir faire.

les chacals sarko et merkel ne sont pas a la hauteur des problemes

  "taper sur les plus faibles c' est indigne de grands dirigeants"

oui me papandreou a raison de consulter son peuple ,c'est la base de la democratie.

mai 2012 nous semble bien loin tellement notre espoir et impatient.

la gauche  malgré les difficultes va respecter les femmes et les hommes des peuples qui font l'europe cette  grande et belle fille que nous devons faire vivre et lui rendre les fondamentaux de sa creation

michelle

Commentaire n°1 posté par michelle le 03/11/2011 à 15h17

je vous rejoins Bernard Roman dans votre excellente analyse du malaise qui traverse la zone euro aujourd'hui. Les grecs, c'est vrai ont le droit légitime de s'exprimer. D'ailleurs si les dirigeants de l'Europe avaient écouté le peuple français qui avait voté non à la constitution européenne, mais dont on a bradé l'avis. Les gens sont bien loin de cette Europe technocratique, inhumaine et anti-sociale. La rigueur, l'austérité, on le voit à Cannes ces jours-ci. il est clair que les grecs qui n'auraient jamais dû rentrer dans la zone euro, puisqu'ils avaient menti sur leurs finances pour pouvoir y rentrer, doivent aujourd'hui se débrouiller, on a assez donné. Et puis l'Europe à 27 était-ce bien raisonnable ? Mais ce n'est pas grave puisque Merkel et Sarkozy ont fait appel à un grand pays démocratique pour aider l'Europe, la Chine. Merci Bernard Roman pour vos articles toujours aussi bien rédigés et qui nous apprennent beaucoup.

Commentaire n°2 posté par jean-pierre desfossés le 03/11/2011 à 16h13

Monsieur le Député,

Vous évoquez le malaise démocratique. Mais le PS n’a-t-il pas une responsabilité dans celui-ci ? Auriez-vous oublié votre billet intitulé « Traité européen : le sens de l’intérêt général » et daté du mercredi 16 janvier 2008 ? Vous l’introduisiez en ces termes : « L'Union européenne regroupe aujourd'hui vingt-sept pays. Ces Etats-membres ont besoin de règles leur permettant de construire ensemble l'avenir de l'Europe. Les dispositions du traité de Lisbonne leur confèrent cette capacité, et c'est pourquoi le parti socialiste a décidé, lors d'un Bureau national en novembre dernier, de le soutenir. »(1) Je me demande encore si les parlementaires avaient lu le traité de Lisbonne dans son intégralité avant de le ratifier lors de ce congrès de Versailles de janvier 2008. Je n’en ai entendu aucun soulever les contradictions d’un texte rejeté par les Français. Prenons, par exemple, l’article 123 dudit traité qui interdit à la BCE et aux banques centrales des pays membres de prêter aux Etats. Conséquence : la BCE prête à des taux d’intérêt ridicules aux banques privées, qui prêtent à leur tour aux Etats mais à des taux nettement plus élevés et, maintenant, la crise étant venue, la BCE rachète ces dettes étatiques aux banques privées. Sincèrement, où est la logique ?!

 (1) « Traité européen : le sens de l’intérêt général », mercredi 16 janvier 2008.

http://www.bernard-roman.net/article-7351147-6.html 

A l’époque, pour vous dédouaner, vous aviez aussitôt ajouté : « Il est certain, au parti socialiste, que nous aurions préféré une procédure référendaire donnant la parole au peuple français. Mais Nicolas Sarkozy avait annoncé durant sa campagne qu'il ne l'envisageait pas ainsi. La déception des partisans du référendum est légitime, mais vaine dès lors que nous n'avons pas le rapport de forces politique nous permettant de remettre en cause ce choix de l'exécutif. » Pieux mensonge car si les députés socialistes avaient voté non à l’époque, ils auraient pu non seulement contraindre le président de la République à recourir au référendum mais aussi paralyser son action ; celui-ci, incité à la prudence, n’aurait pas mené tambour battant sa politique destructrice. Le PS aurait pu sauver son honneur à cette occasion et le revendiquait aujourd’hui. Las, il a préféré s’abstenir au moment crucial, voire, pour certains, voter favorablement, cautionnant ainsi la politique élyséenne. Mais on ne refait pas l’histoire. D’ailleurs, ne concluiez-vous pas à ce moment : « Nous voilà enfin, je l'espère, en situation de nous tourner vers l'avenir avec le sens partagé de l'intérêt général » ?

Ironie de l’histoire, quelques mois plus tard, la crise s’étant singulièrement aggravée, vous écriviez (2) : 

 Dommage que l'Union européenne n'ait pas réussi au cours des dernières années à se doter des instruments politiques qui lui auraient permis de réagir plus vite à la crise financière mondiale, mais heureusement que la monnaie unique existe, car elle a empêché des dislocations nationales.

 

Dommage que l'Europe ne progresse que par crises, mais tant mieux si, dans l'urgence actuelle, elle sait se coordonner jusqu'à jeter les fondements d'une gouvernance économique qu'elle refusait jusqu'ici sous la pression des libéraux, qui voyaient toute perspective d'une politique économique commune comme un obstacle à leur credo dérégulateur.

 (2) « En passant… », lundi 13 octobre 2008

 http://www.bernard-roman.net/306-index.html

On voit aujourd’hui l’Europe qui s’est construite sous nos yeux : d’un côté, l’incapacité de trouver 500 millions pour remettre en place le Plan européen d’aide alimentaire aux plus démunis, de l’autre, la dotation d’un FESF à 1 000 milliards (en attendant les 2 000) pour rassurer des marchés qui n’ont ni nom ni visage mais qui saignent à blanc les Etats européens et qui dévissent au son du mot référendum, synonyme de démocratie. Est-ce là l’Europe promise, la seule Europe possible ? Alors oui, Monsieur le Député, il y a bien un malaise démocratique et les socialistes ne sont pas exempts de reproches à ce sujet. Ils ne pourront pas faire pire que la majorité actuelle (UMP et Nouveau Centre) mais pourront-ils faire mieux ? Si François Hollande remporte l’élection présidentielle l’an prochain et le PS les législatives, vous serez alors porteurs d’un espoir populaire immense. Saurez-vous faire face à cette espérance ? Aurez-vous conscience de vos responsabilités vis-à-vis de ce peuple dont vous vous revendiquez si souvent ? Personnellement, je suis partagé entre espoir et suspicion.

Commentaire n°3 posté par Opsomer le 03/11/2011 à 23h14

l'aspîration des peuples a la création de l'europe,c'est l'union idans toutes ses composantes,avec des reussittes et des difficultes.

la grece berceau de la démocratie il est legitime que monsieur papandreou demande par référendum l'accord de son peuple avec la cure d'austerité au bout.

il a pris  en socialiste courageux le fardeau en cours de route,dont il n'est pas responsable.

il serait indigne de les abandonner sur le bord de la route.

le peuple grec ce sont des jeunes ,des familles,des retraites ,etc..confrontes a l'europe des marchands en perdition ce systeme arrive en fin de parcours.

la grece doit structurer son administration,cree un foncier ,émettre des impots.

il faut lui laisser le temps et chaque pays peut aider avec son savoir faire au lieu des les rejeter.

sortir la grece de l'europe c'est une faillite morale et demontrer notre faiblesse devant les agences de notation qui vont continuer leurs jeux avec d'autres pays

     la gauche mai 2012 c'est loin face a l'urgence du probleme est decidee a faire vivre l'europe en respectant  la diversite de ses  peuples celle belle et grande idee ,dans l'esprit de ses fondamentaux.

michelle

Commentaire n°4 posté par michelle le 04/11/2011 à 05h19

Bonjour , 

Le malaise est partout dans le monde cher le voisin d'a côté , dans les institutions, dans la rue , cher les riches , partout , j'appelerai ça le virus du pouvoir .

Malheureusement la crise est mondial est pas nationale donc l'enjeu de la presidentielles ce fera sur le mondial ...

 

Le national depend du mondial tout simplement ...

Donc arrêtons de ce voir dans les ministére qu'on régle deja l'affaire guerini et soit disant les 57 elus qui ont du sursis ... apres on pourra voir grand ...

 

2.7 millions d'electeurs c'est mediocre et trsite ... il nous en faur au moins 18 millions ...

 

 

Commentaire n°5 posté par Joker69 le 04/11/2011 à 12h49

eh non Michelle, finalement sous la pression poitique mais surtout des marchés financiers, la Grèce renonce à son référendum. La Grande Europe a eu raison du petit peuple. On a préféré sauver l'euro et la zone euro plutot que d'écouter le peuple, Mrekel et Sarkozy n'en n'ont qu'à faire de l'opinion des gens, ils s'asseoient dessus, par indécence, par mépris des plus pauvres, comme vous dites ils ne sont pas à la hauteur. Il est vraiment temps que le peuple français, lui, puisse s'exprimer en 2012,et fasse revenir au Pouvoir des Hommes Humains et qui font passer l'être humain avant l'argent, oui, tous derrière François Hollande.

Commentaire n°6 posté par jean-pierre desfossés le 04/11/2011 à 15h00

 

Monsieur le Député,

Vous évoquez le malaise démocratique. Mais le PS n’a-t-il pas une responsabilité dans celui-ci ? Auriez-vous oublié votre billet intitulé « Traité européen : le sens de l’intérêt général » et daté du mercredi 16 janvier 2008 ? Vous l’introduisiez en ces termes : « L'Union européenne regroupe aujourd'hui vingt-sept pays. Ces Etats-membres ont besoin de règles leur permettant de construire ensemble l'avenir de l'Europe. Les dispositions du traité de Lisbonne leur confèrent cette capacité, et c'est pourquoi le parti socialiste a décidé, lors d'un Bureau national en novembre dernier, de le soutenir. » (1) Je me demande encore si les parlementaires avaient lu le traité de Lisbonne dans son intégralité avant de le ratifier lors de ce congrès de Versailles de janvier 2008. Je n’en ai entendu aucun soulever les contradictions d’un texte rejeté par les Français. Prenons, par exemple, l’article 123 dudit traité qui interdit à la BCE et aux banques centrales des pays membres de prêter aux Etats. Conséquence : la BCE prête à des taux d’intérêt ridicules aux banques privées, qui prêtent à leur tour aux Etats mais à des taux nettement plus élevés et, maintenant, la crise étant venue, la BCE rachète ces dettes étatiques aux banques privées. Sincèrement, où est la logique ?!

 

(1) « Traité européen : le sens de l’intérêt général », mercredi 16 janvier 2008.

http://www.bernard-roman.net/article-7351147-6.html

 

A l’époque, pour vous dédouaner, vous aviez aussitôt ajouté : « Il est certain, au parti socialiste, que nous aurions préféré une procédure référendaire donnant la parole au peuple français. Mais Nicolas Sarkozy avait annoncé durant sa campagne qu'il ne l'envisageait pas ainsi. La déception des partisans du référendum est légitime, mais vaine dès lors que nous n'avons pas le rapport de forces politique nous permettant de remettre en cause ce choix de l'exécutif. » Pieux mensonge car si les députés socialistes avaient voté non à l’époque, ils auraient pu non seulement contraindre le président de la République à recourir au référendum mais aussi paralyser son action ; celui-ci, incité à la prudence, n’aurait pas mené tambour battant sa politique destructrice. Le PS aurait pu sauver son honneur à cette occasion et le revendiquait aujourd’hui. Las, il a préféré s’abstenir au moment crucial, voire, pour certains, voter favorablement, cautionnant ainsi la politique élyséenne. Mais on ne refait pas l’histoire. D’ailleurs, ne concluiez-vous pas à ce moment : « Nous voilà enfin, je l'espère, en situation de nous tourner vers l'avenir avec le sens partagé de l'intérêt général » ? 

Ironie de l’histoire, quelques mois plus tard, la crise s’étant singulièrement aggravée, vous écriviez (2) : 

 Dommage que l'Union européenne n'ait pas réussi au cours des dernières années à se doter des instruments politiques qui lui auraient permis de réagir plus vite à la crise financière mondiale, mais heureusement que la monnaie unique existe, car elle

a empêché des dislocations nationales.

Dommage que l'Europe ne progresse que par crises, mais tant mieux si, dans l'urgence actuelle, elle sait se coordonner jusqu'à jeter les fondements d'une gouvernance économique qu'elle refusait jusqu'ici sous la pression des libéraux, qui voyaient toute perspective d'une politique économique commune comme un obstacle à leur credo dérégulateur.

 

 (2) « En passant… », lundi 13 octobre 2008.

 http://www.bernard-roman.net/306-index.html

 

On voit aujourd’hui l’Europe qui s’est construite sous nos yeux : d’un côté, l’incapacité de trouver 500 millions pour remettre en place le Plan européen d’aide alimentaire aux plus démunis, de l’autre, la dotation d’un FESF à 1 000 milliards (en attendant les 2 000) pour rassurer des marchés qui n’ont ni nom ni visage mais qui saignent à blanc les Etats européens et qui dévissent au son du mot référendum, synonyme de démocratie. Est-ce là l’Europe promise, la seule Europe possible ? Alors oui, Monsieur le Député, il y a bien un malaise démocratique et les socialistes ne

Commentaire n°7 posté par Opsomer le 04/11/2011 à 15h23

actuellement sur 27 pays en europe 5 sont gouvernés par la gauche.

l'espagne risque de passer a droite en  debut ... 2012

il ne faut pas s'etonner de la politique menee par l'europe ,liberale ,ecrasant les peuples par son arrogance et son injustice .

ne respectant pas la charte fondatrice, et le respect des femmes et hommes de leur pays.

il est du devoir de la gauche francaise de gagner les elections ,oublier nos differences etre unis pour gagner c'est le seul mot d'ordre.

la france peut devenir le ferment d'une autre facon de faire la politique pour l'europe,comme elle  l'à  fait avec la declaration des droits de l'homme.....

ce sera plus que difficile ,nous allons monter l'everest a mains nues.....

""les peuples qui rejetent la gauche prennent une casserole pour se taper sur la tete""

mobilisons nous autour de francois hollande,pour gagner et donner de l'espoir aux femmes et hommes de la grande idee de l'europe des peuples.

michelle

Commentaire n°8 posté par michelle le 05/11/2011 à 06h44

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Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
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