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Lorsque Georges Papandreou a voulu interroger son peuple sur le plan de rigueur imposé à son pays par l'Union européenne, Nicolas Sarkozy a contribué avec Angela Merkel à torpiller l'initiative de l'ancien premier ministre grec. Aujourd'hui, affichant un tardif engouement pour le « peuple » auquel jusqu'ici il préférait le « people », le candidat multiplie les propositions, notamment celle du référendum. Au-delà des effets d'annonce, on voit mal pourquoi Nicolas Sarkozy ferait demain ce qu'il a refusé hier. En effet, la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 permet l'organisation d'un référendum d'initiative populaire, demandé par 20% de parlementaires soutenus par 10% des électeurs inscrits. Il se trouve que le gouvernement, quatre ans plus tard, n'a pas fait adopter la loi organique qui rendrait applicable cette réforme. Autant dire que le chef de l'Etat ne s'est pas empressé de donner au « peuple » la parole que subitement il prétend vouloir lui rendre. De la même manière, l'un des premiers actes du président élu en 2007 a été de faire approuver par le parlement le traité de Lisbonne. La majorité UMP refusa à l'époque notre demande d'un référendum pour faire ratifier par le peuple cette version allégée de la Constitution européenne qu'il avait rejetée. En 2007, Nicolas Sarkozy s'opposait d'ailleurs au référendum en ces termes: « Croyez-vous que, si je suis élu, je vais aussitôt dire aux Français: excusez-moi, j'ai besoin de vous demander votre avis sur un autre sujet? » Lorsqu'il a réformé notre système de retraites, il n'a pas davantage accepté d'organiser de référendum, de crainte d'être désavoué. Ses propositions actuelles sont une instrumentalisation du référendum comme arme de discrimination et de stigmatisation, à l'encontre des chômeurs ou des immigrés dans les sujets qu'il a pour le moment évoqués. Il confond manifestement référendum et plébiscite. Dans le type de référendum qu'il envisage, le peuple serait consulté uniquement pour contourner les corps intermédiaires, syndicats, associations, partis, et même élus, ce qui ne manquerait pas de fragiliser la démocratie de représentation. Le référendum, comme l'a rappelé François Hollande, est de bon usage s'il porte sur des questions institutionnelles ou sur des transferts de souveraineté. Mais le constitutionnaliste Guy Carcassonne met en garde: « Le référendum, dès lors qu'il est d'initiative présidentielle, a toujours quelque chose de biaisé. S'il recoupe des clivages partisans et conduit les électeurs à répondre moins à la question qu'à celui qui la pose, c'est un exercice démocratique discutable ».
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
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Bernard
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