Partager l'article ! Le plan "Désespoir banlieues": Le rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles décrit la situation des quatre millions et ...
Le rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles décrit la situation des quatre millions et demi de personnes vivant dans ces quartiers : 17% de chômeurs, 41% des hommes de 15 à 24 ans au chômage, un tiers d'habitants en dessous du seuil de pauvreté (moins de 908 euros par mois), un revenu par habitant inférieur de 56% à celui du reste de la commune, un mineur sur deux frappé par la pauvreté, un écart croissant entre les collégiens des ZUS et les autres et dans les taux de réussite au baccalauréat.
Nous sommes en réalité confrontés à un phénomène de ghettoïsation. Depuis des décennies, nos banlieues accumulent les handicaps et les difficultés. La relégation sociale s'est aggravée par la faute du gouvernement actuel, qui ne s'est pas soucié de mettre en place un vrai plan stratégique interministériel et a supprimé un à un tous les outils de péréquation ainsi que les instruments de la politique de la ville.
Les crédits ne sont pas au rendez vous, la secrétaire d'Etat en charge du dossier n'est qu'un alibi, dénuée de tout poids dans l'équipe gouvernementale, et le « plan Marshall » de Nicolas Sarkozy n'était que du vent. Au demeurant, il l'a encore montré récemment, le chef de l'Etat n'aborde la question des banlieues que sous l'angle sécuritaire, en augmentant la nombre de caméras de vidéosurveillance.
En réalité, depuis deux ans et demi, il n'y a plus de politique de la ville. Interrogée hier à l'Assemblée nationale par un député socialiste, Fadela Amara n'a pas pu masquer son embarras, reconnaissant « des fragilités et des difficultés, en premier lieu l'emploi avec ses conséquences, et la pauvreté ».
Tout se passe comme si le gouvernement jouait la stratégie du « pourrissement » pour justifier un nouveau tour de vis sécuritaire lorsque l'occasion s'en présentera. Certains quartiers oubliés par les pouvoirs publics sont des barils de poudre, et par ses déclarations et son attitude, Sarkozy semble toujours vouloir allumer la mèche.
L'abandon des zones urbaines sensibles est le fait d'un gouvernement irresponsable. Devant un tel désengagement, le lancement du débat sur « l'identité nationale » censé nous donner la « fierté d'être Français », relève de l'inconscience et de la provocation.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais
rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
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Bernard
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