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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 11:47

Au coeur de sa campagne électorale, depuis le début, François Hollande a inscrit « le rêve français », qui doit permettre à chaque génération de « passer le flambeau du progrès » à la suivante. Cette transmission existe hélas de moins en moins dans un pays où bien des jeunes vivent désormais moins bien que leurs parents. Ce phénomène vécu souvent comme un « déclassement » est plus insupportable qu'ailleurs dans les quartiers défavorisés victimes de la politique injuste de la droite. François Hollande tient à ces jeunes un discours de vérité. A Aulnay-sous-Bois il y a trois jours, il s'est dit « conscient que la parole politique a été abîmée, abaissée ». La crédibilité est donc essentielle face à cette génération qui ne croit pas au changement, ou qui ne pense pas que la gauche peut apporter des réponses sincères et honnêtes à ses problèmes. C'est pourtant ce que fait notre candidat. Sur le logement, il promet de développer l'accès au logement social en faisant respecter un taux de 25% de logements sociaux dans toutes les communes, en mettant à disposition des collectivités locales des terrains appartenant à l'Etat pour y construire des logements, en créant un système de caution solidaire pour que les jeunes puissent se loger sans avoir à fournir d'impossibles contrats à durée indéterminée, bulletins de salaires, cautions financières, en encadrant les loyers dans les zones de tension. Pour l'emploi, il créera une banque publique d'investissement qui favorisera la création d'entreprises dans les quartiers difficiles, une clause d'insertion pour tous les marchés publics privilégiant l'embauche des jeunes des banlieues, 150 000 emplois d'avenir dans les quartiers populaires, le contrat de génération pour encourager le recrutement de jeunes salariés. Il explique ses projets pour le désenclavement de ces territoires oubliés, en termes de transport, de retour des services publics: bref, il exprime une compréhension des attentes des jeunes qui rompt avec la stigmatisation et la discrimination que Nicolas Sarkozy fait peser sur eux. La promesse de Français Hollande, c'est tout simplement de veiller à ce que l'Etat respecte le principe républicain d'égalité. Ce ne sont pas des mots, ce sont des engagements.


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Commentaires

Je lis avec attention le message de JP. Moi aussi j'entends dire par les jeunes que les élus du PS sont trop vieux et qu'ils sont des notables, aux affaires depuis bien trop longtemps et aussi déconnectés de la réalité que leurs camarades de droite...parfois on assiste à des passations de pouvoir dans la même famille qui rappellent l'Ancien Régime! Et pas seulement au FN...

J'ai du mal à leur répondre: en mai 1981 la majorité de l'assemblée avait moins de cinquante ans; aujourd'hui elle dépasse les soixante ans!Il y a moins de femmes, moins de "minorités visibles"... Il y a un constat à faire: ceux qui sont arrivés à l'Assemblée il y a 30 ans s'accrochent à leur fauteuil ou daignent le quitter pour celui encore plus confortable du Sénat ou Conseil d'Etat...On a l'impression qu'en fait ils seraient incapables de renoncer à ce qu'il faut bien appeler leurs privilèges, et gagner leur vie autrement:  Cela donne une très mauvaise image de la démocratie. Le PS, force de gauche autoproclamée est loin de donner l'exemple en ce domaine. On ne fait pas vraiment la haie d'honneur aux quadras et même aux quinquas!
Le résultat est la montée des extrêmes, notamment de droite chez les jeunes, enfin ceux qui veulent bien aller voter, car désormais il y a un vrai "vote abstentionniste" : celui des gens qui ne se reconnaissent pas dans la politique telle qu'elle est menée actuellement!

A terme cela peut être très dévastateur.

 

Commentaire n°1 posté par pascale b le 11/04/2012 à 14h38

ah ! les problèmes de la jeunesse, certes les temps ont changé, mais dans les années 80, Daniel Balavoine exprimait déjà le mal de la jeunesse à François Miterrand. Les jeunes se sentent tellement mal dans cette société que l'on nous dit aujourd'hui que les 18/24 ans mettent Marien LEPEN en tête, c'est-à-dire que le mal est profond. Les jeunes qui ont du mal à faire des études surtout s'ils sont de condition modeste, les jeunes qui préfèrent le secteur professionnel et qui recherchent désespérément des patrons qui veulent bien les acceuillir en alternance mais qui préfèrent prendre des jeunes en stage et ne pas les payer et les exploiter. Comme disait Balavoine, pour s'occuper des jeunes, il faut des jeunes, pas des ministres qui ont passé la soixantaine. Le problème des jeunes a été aggravé par la politique du Président actuel, mais les jeunes ont toujours connu des problèmes avec les politiques de ces 30 dernières années. Et puis, il n'y a pas que dans les cités que les jeunes ont des problèmes, les autres aussi.Je parlais avec un jeune cet après-midi qui me dit n'avoir  confiance ni en Sarkozy mais pas plus en François Hollande, et qui veut voter, et c'est incroyable, FN.Je lui ai alors expliqué que François Hollande a mis la jeunesse au coeur de sa campagne, il m'a alors répondu que pour lui, Jospin, Fabius, Lang, ne représentent pas la jeunesse, et qu'il ne fait pas confiance en un parti qui ne se rénove pas, je lui ai répondu que Manuel VALS, Arnaud MONTEBOURG, Vincent PEILLON...arrivent et vont renouveler les troupes. Les jeunes sont désespérés, et François Hollande aura bien du travail, je lui fais confiance et il va falloir convaicre. Par contre concernant les jeunes, et j'en vois beaucoup dans mon quartier, François Hollande devrait aussi s'attaquer à l'alcool chez les jeunes qui devient un fléau tant certains consomment jusqu'au comas éthyllique, c'est un problème de santé publique.Le mal est profond chez les jeunes, il est temps que François Hollande arrive au pouvoir, parce que le mal est pour tous les français, jeunes ou moins jeunes.

Commentaire n°2 posté par jean-pierre desfossés le 10/04/2012 à 20h13

Je constate qu'hélas on a toujours les extrêmes : ceux qui n'ont rien, ceux qui ont tout. Bien entendu il faut aider ceux qui n'ont rien, mais on oublie souvent ceux qui sont sorti des études pendant la crise et qui malgré leurs diplômes rament. Alors on leur dit , vous avez des diplômes vous allez vous en sortir. Ils sont malheureusement parfois, si ce n'est souvent plus mal lotis que les moins de 25 ans nettement moins qualifiés. On les déclasse et on leur reproche leur trop plein de diplômes, leur manque d'expériences, n'avoir pas les parents, les connaissances qu'il faut. Beaucoup sont désespérés et ne croient plus les discours jusqu'à écouter ceux qui en parlent, enfin ils ne sont pas transparents pour certains candidats mais qui ne font pas forcément partie des candidats logiques du fait de leurs discours un peu décalés par rapport à la situation mais qui font mouche. Lorsque l'on pense jeunes, il faut penser tous les jeunes et non pas seulement une partie, les autres étant considérés presque "nantis" alors qu'ils se retrouvent dans des situations plus difficiles en stages ou CDD sous-payés qui parfois survivent et encore quand les parents peuvent les aider pour le logement sinon ils seraient des SDF malgré des qualifications que n'ont pas forcément les fils à papa casés, pantouflés, parce qu'ils ont la chance d'avoir des parents faisant partie des bons cercles ou des gens connus.

Commentaire n°3 posté par Lucie le 10/04/2012 à 18h56

Un jour tu as fait un papier sur la jeunesse «  le plus bel age de la vie »

oui c'est l'age des rêves , des désirs, rien n'est impossible, aucune barrière ,l'enthousiasme au cœur on vit ces jours sans savoir que se sont les plus beaux de notre vie, sans souci, mordant la vie a pleine dents et croyant réussir tout ,espérant faire un métier car on l'aime déjà ,espérant trouver l'amour, enfin on veut tout sans limite..

Mais pour la jeunesse actuelle la donne est différente, bien souvent les parents ont du mal à joindre les deux bouts ,et même si les résultats scolaires sont là ,trouver un travail stable est impossible s'insérer dans la société, être reconnu tout simplement.

Pour les jeunes des banlieues , en plus des logements non réhabiliter (la droite ayant coupé les crédits)ces territoires abandonnes n'arrive plus à croire à la République. Et pour cause ils sont regardés comme des inutiles , des charges pour la société et Ségolène dit a juste titre qu'il ne sont pas le problème, mais la solution. Il y à un vivier de ressources , de créativité, de diplômes qui ne demandent qu'un petit coup de pouce et là François hollande à compris qu'avec un peu d'amour et de respect ces forces peuvent se lever .

Un tout petit regard différent sur l'autre ça apporte tant de bonheur. J'ai vécu en clinique il y à 15 jours cette expérience, allongée sur une table rentre une  jeune gitane avec ses beaux cheveux noirs non coiffes et ses jupes bariolées ,elle vient s'allonger sur la table voisine .Évidement tout le monde tourne la tète ,elle est transparente ,n'existe pas ,je lui fait un sourire et lui parle et là j'ai vu ses yeux briller et elle se met a parler ,elle existe , elle est un être humain reconnu. Quel instant de bonheur partagé .C'est si simple .

Oui nous pouvons vivre ces instants tous les jours, les valeurs de la gauche, notre richesse à tous sans discriminations pour cette jeunesse qui est notre avenir , nous allons les faire vivre , et réussir le pari de l'espoir du rêve français pour tous.

Le changement c'est maintenant

michelle

Commentaire n°4 posté par michelle le 10/04/2012 à 16h03

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Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
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