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Tel est pris qui croyait prendre. Le pouvoir découvre que la ficelle grosse comme un câble qu'il a utilisée pour instrumentaliser un débat à des fins électoralistes se retourne contre lui. Le
lien établi par Eric Besson entre « l'identité nationale » et la question de l'immigration rendait les dérapages inévitables, et ils se sont en effet produits. De surcroît, la
machine infernale s'est emballée sous l'accélération de l'actualité, surtout après le vote suisse sur les minarets, et la majorité cherche maintenant comment l'arrêter. Le président de la
République a publié mardi une tribune de facture très sarkozienne, qui ne lève aucune ambiguïté et enferre au contraire le débat dans une problématique immigration-islam qui est délétère.
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Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
Pour me contacter
:
contact@bernard-roman.org
Il est donc normal que nous ayions ces débats, puisque "la gauche" serait dans un régime National la face compassionnelle de "la Droite" au détriment du débat républicain auquel s'affilie historiquement le Parti Socialiste
Il nous faut donc, je le pense, retrouver nos fondamentaux, mais surtout dépasser les violences suscitées par les méthodes Nationales.
Je vous ferai remarsquer, pour le sourire, que la Gendarmerie dite Nationale ne poursuit pas les délits financiers (la Nation comme élite cooptée) et que sa subdivision la Garde Républicaine est un corps d'opérette.
Dans un tel théatre, les minarets sont donc un sujet d'importance, de même que le lip dub de l'UMP ou l'inversion obamienne de "la guerre c'est la paix" ; tout ça est déjà dépeint dans le 1984 d'Orwell...
Bonne continuation,
PL
Lille, le 13 décembre 2009
Monsieur le Député,
Je suis un très fidèle lecteur des chroniques de votre « blog » et ai été touché par la citation que vous faites de l’article d’un journal qui prévient et alerte sur les dangers du pseudo-débat lancé par MM. SARKOZY et BESSON :
« Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, sphère privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission » dit ce journal.
Je n’ai pas vécu, tout comme M. ESTROSI, Ministre de la République militant de la peine de mort, les ravages du dernier conflit mondial, dont il dit qu’il aurait pu être évité si, à cette époque, les citoyens allemands s’étaient interrogé sur la « réalité » de leur identité.
Cette immonde comparaison, insultante pour nos frères et voisins, participe à la destruction des efforts et volonté de ceux, tels MM. Charles DE GAULLES et Konrad ADENAUER, Valéry GISCARD D’ESTAING et Helmut SCHMIDT, François MITTERRAND et Helmut KOHL, et autres MM. Jean MONNET, Alcide DE GASPERI, Robert SCHUMAN, Jacques DELORS …, qui en Europe, ont tenté de nous éclairer sur les pièges à éviter et nous ont « montrer le chemin ».
LA FAYETTE et TOCQUEVILLE ne sont plus, aux yeux de MM. SARKOZY, BESSON, ESTROSI et consorts, que des fantômes et ectoplasmes, oubliés et sacrifiés sur l’autel de la bassesse politique et du renoncement à ce que qu’il a de plus noble en l’homme.
Le « Général » doit se retourner dans sa tombe !!
« Un peuple sans Mémoire n’a pas d’Histoire »
M. ESTROSI, champion toute catégorie des mécaniques autres qu’humaine et intellectuelle, se réfère à Napoléon Bonaparte, qui n’est certes pas un modèle de respect du peuple et de la démocratie, mais cependant inventeur des Départements, du Code Civil et donc d’une certaine « idée » de la nation, la nation européenne qu’il a voulu construite dans le sang et dans les larmes,
M. ESTROSI, germanophile mécanique et attardé, aurait-il oublié les martyrs qui se sont élevés contre la barbarie partout en Europe, l’Europe du Général DE GAULLES, de Winston CHUCHILL, d’Oskar SCHINDLER (connaît-il seulement le nom et le parcours de Clemens Rüther ?).
A l’heure où notre Exécutif, notre exécuteur des basses œuvres, veut supprimer les cours d’histoire en Terminales, dite scientifiques, où l’apprentissage de la philosophie est menacé, où l’enseignement de l’économie n’est envisagé que sous le seul angle et le seul génie de la gestion et de la spéculation, au-delà de toute Humanité et des mouvements d’idées qui font le monde dans lequel nous vivons, je voudrais simplement vous livrer un témoignage.
Simplement l’histoire d’un homme, pupille de la nation, né à Lille en 1920 et élevé dans une famille d’accueil des Flandres, au lieu-dit « le Steenacker », « no mans land », lieu de tous les accords et contrebandes entre la France et la Belgique, quand chacun se devait de survivre.
Il fut « choisi » par une brave paysanne lors d’une « foire à l’adoption », en 1924, quand, dans ces années d’après-guerre et le massacre des hommes valides, il fallait à notre pays des bras pour cultiver et nourrir une population démunie et hagarde.
Il ne parlait à, l’école, que le flamand, malgré l’interdiction affichée en classe, comme il était interdit de « cracher ».
Sa mère adoptive, très pieuse, lui a appris le français par la lecture de la Bible, seul livre autorisé dans la chaumière où elle l’avait accueilli (il m’a plus tard avoué avoir caché dans le Livre des épisodes de « Nick Carter », qui lui ont donné le goût de l’aventure et de l’étrange).
Contraint, malgré l’affection de sa mère qu’il vénérait, ses journées se passaient entre travaux des champs (cueillette du houblon et moissons dont il me parlait comme une fête de la fraternité et de la solidarité) et l’école publique du village où il découvrait de nouveaux horizons.
La République fut sa chance, son Maître d’école l’ayant soutenu pour poursuivre ses études au Lycée d’Hazebrouck, avec l’appui de son tuteur, Inspecteur de l’Assistance Publique.
Eternellement reconnaissant de cette chance qui lui était offerte, il a embrassé la carrière d’instituteur dans nombre de villages des Flandres.