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Lorsque la gauche perd les élections nationales et locales, elle perd tout. Lorsque la droite perd les élections nationales et locales, elle garde le Sénat. Cette inamovibilité de la majorité conservatrice du Sénat est si réelle que les victoires successives de la gauche aux municipales, aux cantonales et aux régionales ne lui ont jamais permis de conquérir la Haute Assemblée. De fait, le mode d'élection du Sénat y a toujours rendu l'alternance impossible, en raison de la composition du collège électoral, constitué pour 95% de délégués des conseils municipaux, avec une sur-représentation des communes rurales, traditionnellement plus favorables à la droite. Un seul exemple: 100 communes de 100 habitants comptent 100 délégués sénatoriaux, une commune de 10 000 n'en fournit que 33. Etonnant anachronisme alors que près de 78% de Français vivent aujourd'hui en zone urbaine. Dimanche prochain, 170 sièges, soit la moitié du Sénat, sont soumis à renouvellement: 38 départements métropolitains compris entre l'Indre-et-Loire et les Pyrénées-Orientales, les 8 départements de l'Ile-de-France, 4 départements d'outre-mer, ainsi que la Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre et Miquelon, et 6 des 12 sièges de sénateurs des Français établis hors de France. Les succès de la gauche lors des scrutins locaux de ces dernières années ont été significatifs: aujourd'hui, 60% des départements sont gérés par la gauche, ainsi que 20 régions sur 22, et 1 500 communes de plus de 3 500 habitants, contre 1 400 pour la droite. Dans la mesure où le Sénat, selon la Constitution, assure la représentation des collectivités locales, il serait légitime que l'implantation de la gauche dans les territoires s'y reflète en nombre de sièges. Arithmétiquement, la gauche se renforcera. Sa progression lui permettra-t-elle de conquérir l'imprenable bastion? Le président UMP sortant du Sénat se targue, selon la presse, de rester en place même si la droite devenait minoritaire en sièges! C'est donc qu'il n'écarte pas une défaite de son camp dimanche prochain. Il y a peu encore, le basculement de la majorité sénatoriale ne pouvait même pas être une hypothèse. S'il venait à se réaliser le 25 septembre, ce serait un tournant dans l'histoire de notre République, et l'occasion de réformer enfin une institution qui n'a jamais accepté de se démocratiser.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
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Bernard
ROMAN
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