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Lorsque Xavier Darcos, alors ministre de l'Education nationale, a engagé la réforme des lycées, il a été contraint de reculer devant la fronde des lycéens. Le gouvernement, qui avait négligé la phase de concertation, a remis l'ouvrage sur le métier et aujourd'hui, Luc Chatel présente la nouvelle version de cette réforme que Nicolas Sarkozy a promise durant sa campagne en 2007.
Dans les cartons de M. Chatel figure donc ce projet de disparition de l'histoire-géo comme matière obligatoire en terminale scientifique, qui suscite depuis quelques jours la légitime inquiétude des enseignants comme de nombreux géographes et historiens. Le gouvernement explique que la terminale S doit devenir encore plus spécialisée, comme si les futurs bacheliers scientifiques pouvaient se dispenser d'une discipline qui leur permet de comprendre l'évolution du monde, sa diversité et les enjeux de son avenir, alors que ces problématiques seront au coeur de leurs travaux futurs, des appréciations qu'ils auront à forger, des anticipations qu'ils devront élaborer dans leur vie professionnelle.
La connaissance du passé n'est une option pour aucun jeune, elle est au contraire une exigence. L'histoire est l'une des matières qui participe à la formation de cet esprit critique indispensable à tous, littéraires comme scientifiques. Elle est en cela un apprentissage de la liberté de penser et un élément structurant de cette culture personnelle et collective qui construit le sentiment d'identité que Nicolas Sarkozy et Eric Besson se proposent en ce moment d'enfermer dans un cadre par eux défini. Comme l'explique Benjamin Stora, « l'histoire n'est pas une simple discipline, mais une conception de la citoyenneté ».
Quant à la géographie, comment le gouvernement peut-il juger opportun d'en réduire la place dans les programmes, au moment où le réchauffement climatique et ses conséquences sur le devenir de la planète Terre sont désormais un paramètre essentiel de toute réflexion sur l'avenir? Le climat, que je sache, cela s'apprend en cours de géographie.
Cette décision est tout simplement stupide. Les connaissances en histoire et en géographie sont celles qui permettent d'appréhender les mouvements des sociétés humaines, les relations entre les pays, les liens entre les évènements, la chaîne de la vie, tout simplement. C'est ce qu'on appelle la culture. Or, la culture, c'est un peu la bête noire de ceux qui nous dirigent aujourd'hui.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais
rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
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bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
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