Partager l'article ! L'exclusion par le logement: Le 15ème rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre retentit cette année encore comme un coup de tonnerre. ...
Le 15ème rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre retentit cette année encore comme un coup de tonnerre. 100 000 SDF. 1 200 000 personnes en attente d'un logement social. 3,5 millions de mal-logés dont 600 000 enfants. 6,6 millions de personnes en situation très fragile.
En 2007, Nicolas Sarkozy avait un programme: « On laisse s'aggraver une pénurie qui a rendu la propriété impossible pour beaucoup d'entre vous et la location de plus en plus difficile. Cette situation ne peut plus durer ».
En 2010, il a un bilan: non seulement « cette situation » dure, mais elle empire. Le logement reste une insécurité majeure pour les plus démunis et le devient désormais pour les classes moyennes.
Cette détérioration ne doit rien au hasard. Le désengagement de l'Etat se confirme. Année après année, le budget pour la construction de logements sociaux diminue. Le plan de relance et l'emprunt Sarkozy ont ignoré ce secteur et la politique du logement continue à privilégier les investissements spéculatifs. Les lois existantes sont, au choix, bafouées, comme la loi SRU que 40% des communes, surtout de droite, ne respectent pas, ou inapplicables, comme le droit opposable aulogement. Aujourd'hui, l'Etat n'a pas d'argent pour le logement social mais dépense 1 million d'euros chaque jour pour l'hébergement en hôtels!
Le gouvernement ment sans vergogne. Quand Benoist Apparu prétend que l'Etat injecte 4,7 milliards d'euros pour le logement social en 2010, il confond délibérément des subventions directes et des dispositifs fiscaux pour masquer la baisse continue des aides à la pierre. Quand il annonce le financement de 140 000 logements sociaux, il oublie de préciser que ce chiffre inclut des logements inaccessibles à la majorité des ménages. Il omet aussi de souligner qu'un tiers du budget consacré au logement, soit 11 milliards d'euros, correspond à des dispositifs de défiscalisation au bénéfice des investisseurs: dans le budget 2010, dix niches pour investisseurs coûtent au total 638 millions d'euros, à comparer avec la dotation de 700 millions d'euros accordée aux HLM. Enfin, quand il souhaite la vente de 40 000 logements sociaux par an, le secrétaire d'Etat au logement ne peut pas certifier qu'ils trouveront preneurs, de même qu'il se garde de tout chiffrage du programme de rachat de logements vacants.
Des slogans ne font pas une politique. Il est urgent de lancer un programme de construction de logements sociaux ambitieux et d'imposer une régulation des prix du parc privé. Car le logement est un droit qu'il appartient à l'Etat de garantir aux citoyens. Aujourd'hui, il ne leur garantit que l'exclusion.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais
rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
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Pourquoi n pas avoir construit massivement comme on l'avait fait après guerre en y mettant vraiment les moyens?
Papy