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Le débat organisé mercredi à l'Assemblée nationale dans la perspective du Conseil européen des 24 et 25 mars confirme que la question européenne est le terrain d'un clivage essentiel entre la droite et la gauche. L'Europe fondée sur la solidarité et la communauté de destin faisait rêver, aujourd'hui L'Europe néo-libérale inquiète. Lourde, lente, timorée, elle n'est pas à la hauteur de sa responsabilité, qu'il s'agisse de répondre à la situation libyenne ou à la crise économique et sociale. Cette pesanteur, qui éloigne les peuples de l'Europe, est imputable au comportement des majorités de droite dans les instances européennes. Le Parti socialiste européen, lors de sa réunion d'Athènes il y a deux semaines, s'est inquiété à juste titre du pseudo-pacte de compétitivité imposé par l'axe Sarkozy-Merkel, qui est plus destiné à rassurer les marchés qu'à organiser le retour de la croissance. Considéré comme un « pacte de sanction ou de purge » par le PS, il va institutionnaliser l'austérité et affaiblir nos modèles sociaux. Les socialistes, sur cette question, combattent la droite à la fois sur le principe, lui reprochant d'imposer à l'Union un fonctionnement éloigné de la méthode communautaire et coordonnée qui est un de ses fondements, et sur le fond, estimant que les conservateurs européens veulent « faire payer au citoyen les dysfonctionnements des marchés financiers ». Le débat organisé mercredi à l'Assemblée nationale nous a permis de rappeler nos propositions précises en faveur d'un pacte pour l'emploi et le progrès social basé sur une politique industrielle européenne, sur l'instauration de normes sociales minimales, sur l'efficacité de la dépense publique et sur des investissements dans les secteurs d'avenir. Il existe pour l'Europe une voie permettant de relancer sa croissance, de développer son économie, de consolider son modèle social. Il ne faut pas se décourager même s'il est vrai que l'Europe, aujourd'hui, déçoit. Elle est étouffée sous le poids du conservatisme. Elle s'en libérera tôt ou tard.
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permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
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Bernard
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