Partager l'article ! Justice sinistrée: Les rapports de l'inspection générale des services judiciaires et de l'inspection des services pénitentiaires diligentés ...
Les rapports de l'inspection générale des services judiciaires et de l'inspection des services pénitentiaires diligentés par le ministre de la Justice à la suite de l'affaire de Pornic relèvent des carences dans le suivi de l'assassin présumé de Leatitia Perrais, notamment dans la gestion des dossiers entre le milieu fermé et le milieu ouvert. Ils confirment le manque de moyens des services en charge de l'application des peines, dont la Chancellerie avait au demeurant été alertée, et concluent à une responsabilité collective imputable à l'addition de ces facteurs. Le travail des magistrats n'est pas contesté, la justice n'a pas dysfonctionné. Les mises en cause proférées par le chef de l'Etat, qui avait évoqué « une faute », sont donc hâtives et hors de propos. Il ne faut pas s'étonner dans ces conditions des réactions des juges, ainsi jetés en pâture à l'opinion et aux médias par le premier magistrat de France. Au-delà de cette observation, deux autres enseignements se dégagent des conclusions de l'administration. Le premier est la confirmation du manque de moyens de la justice en général, et notamment des personnels de probation et d'insertion. Les conseillers d'insertion et de probation de Nantes avaient chacun entre 120 et 170 dossiers à suivre. Or, selon un récent rapport d'un sénateur UMP, un conseiller d'insertion et de probation ne devrait pas être en charge de plus de 70 dossiers pour faire son travail dans de bonnes conditions. Il est vain pour la majorité de critiquer la justice alors qu'elle vote des crédits budgétaires indigents, qu'elle s'obstine à refuser de créer les postes nécessaires, au point qu'aujourd'hui il y a moins de magistrats par habitant en France qu'en Azebaïdjan et que nous sommes au 37ème rang sur 43 en Europe pour les moyens consacrés à la justice.. La seconde leçon à tirer de cette si triste affaire porte sur le sens de la peine. La prison est criminogène, et lorsqu'un mineur délinquant est incarcéré dans une cellule de quatre personnes, dont un « pointeur », il ressort de cette expérience plus violent et plus révolté qu'il ne l'était auparavant. Sur ce plan-là, le système français est à revoir. Pourquoi ne pas s'inspirer du modèle pénitentiaire québécois si souvent vanté? Au Québec, un détenu est traité comme un citoyen appelé à retrouver la société à l'issue de sa peine. En France, il est d'abord considéré comme faisant l'objet d'une privation de liberté. Les moyens consacrés à la préparation de sa réinsertion sont négligeables. Cette dimension ne doit pas être oubliée dans notre réflexion sur la chaîne pénale. Quoi qu'il en soit, ce dossier mérite mieux que les déclarations lapidaires que nous entendons depuis quelques semaines.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
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j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
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Bernard
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