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Chacun se souvient du lyrisme du candidat Sarkozy lorsqu'il signait en pleine campagne pour l'élection présidentielle le pacte écologique de Nicolas Hulot.
Personne n'a oublié la « nouvelle politique » que le président de la République promettait aux Français en concluant le Grenelle de l'environnement: « Je veux que le Grenelle soit l'acte fondateur d'un New Deal écologique en France, en Europe et dans le monde ».
Au moment du projet de loi Grenelle I, bien des déceptions étaient déjà flagrantes mais, globalement, la démarche restait novatrice et nous avions voté ce texte en marquant quelques interrogations mais en approuvant l'évolution générale.
Deux ans plus tard, que reste-t-il? Nicolas Sarkozy a renoncé à la taxe carbone avant même de l'avoir instaurée. Au dernier Salon de l'agriculture, il a assuré que « l'écologie, ça commence à bien faire ». Sa majorité défend aujourd'hui les pesticides dont il demandait pourtant en 2007 que l'usage soit réduit de moitié en raison de leur dangerosité.
De sorte que le Grenelle II, dont les députés viennent d'achever l'examen au terme d'un débat escamoté, est tout simplement une trahison. La liste des reculs qu'il organise est vaste, du champ de l'urbanisme à celui des transports, des énergies renouvelables à l'agriculture et à la protection de la biodiversité. Tous les engagements antérieurs sont rabotés, rognés, abandonnés.
Frilosité après la défaite des régionales, pression des lobbies, les deux explications sont valables mais la plus fondée se trouve ailleurs, dans le cynisme d'une majorité qui n'hésite pas à bafouer aujourd'hui les principes qu'elle prétendait défendre hier, mais qu'elle abandonne au premier revers de fortune ou à la moindre sollicitation des représentants d'intérêts économiques puissants. Dans le sarkozysme, tout commence par des proclamations, tout finit par des abandons.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
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Bernard
ROMAN
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