Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 10:07

 

 

La « règle d'or » dont la droite vante les vertus est dans le meilleur des cas un gadget.  Les traités européens depuis Maastricht imposent des critères de convergence que ce gouvernement n'a jamais respectés.  Par ailleurs, la Constitution française dans son article 34 fait de l'équilibre des comptes des administrations publiques l'objectif des lois de programmation des finances publiques. De sorte que les règles, d'or ou pas, existent déjà, mais n'ont jamais empêché l'incurie des gouvernements de droite. Le déficit budgétaire est ainsi passé de 3,3% du PIB en 2008 à 7,5%  en 2009 et 7,1% en 2010. Il vient d'être révisé à la hausse pour 2011 et atteindra 95 milliards d'euros. En 10 années de gestion de la droite, la dette publique s'est envolée de 52,9% du PIB en 2002 à près de 85% aujourd'hui. Imposé par cette catastrophe budgétaire, le plan de rigueur annoncé par le Premier ministre est un racket. La contribution sur les hauts revenus, présentée comme « exceptionnelle », l'est en effet : par sa briéveté -elle durera de 2012 à 2013-, et par sa clémence -le petit geste demandé aux 10 000 contribuables dont le revenu fiscal dépasse 500 000 euros  rapportera 200 millions d'euros, à mettre en regard des 1,8 milliards de baisses d'impôts offerts à ces catégories par la réforme de l'ISF.  L'Inspection générale des Finances révèle au même moment que plus de la moitié des niches fiscales que la droite répugne à raboter ou supprimer sont peu efficaces:  de ce fait,  l'Etat se prive chaque année de 53 milliards de recettes fiscales. Face aux 200 millions d'euros demandés aux plus fortunés,  les salariés, eux,  seront taxés à hauteur de 1,1 milliard d'euros en 2011 et de 3,5 milliards en 2012 du fait de l'alourdissement de la fiscalité sur les complémentaires santé et de ses prévisibles répercussions sur leurs cotisations. Le pouvoir d'achat des ménages va donc continuer à se réduire. L'Insee vient de publier des chiffres alarmants: aujourd'hui, 13,5% de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté, avec moins de 954 euros par mois. Parmi ces 8,17 millions de personnes pauvres, 4,5 millions disposent en réalité de moins de 773 euros mensuels. Voilà le bilan du « président du pouvoir d'achat ». De gadget en racket, ce qu'il récoltera en 2012, c'est la défaite.


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