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Rien n'est joué, nous disaient les dirigeants de la droite au soir du premier tour. Désormais les jeux sont faits: le deuxième tour a confirmé la victoire de la gauche, la déroute de la droite, et amplifié la montée du Front national, dont le score a inhabituellement progressé d'un dimanche à l'autre.
En minimisant le vote du 14 mars, les ténors de l'UMP ont semble-t-il poussé les électeurs à enfoncer le clou. Oui, ils font confiance à la gauche pour poursuivre dans les régions le travail qu'elle y conduit depuis 2004. Non, ils n'acceptent plus la politique de Nicolas Sarkozy, faite de favoritismes divers et d'injustices généralisées. Ce n'est pas la crise que les Français reprochent à la droite, mais sa manière d'y répondre. Dans ces conditions, le discours de l'UMP sur « le maintien du cap fixé par les élections nationales » est inquiétant, car il signifie que le gouvernement n'entend ni l'inquiétude ni la colère du pays. En récitant d'une même voix: « Elections régionales, conséquences régionales », les amis du président de la République s'enferrent dans un slogan vide de sens et ne rendent pas service à leur camp. Dès demain, Nicolas Sarkozy sera contesté dans ses propres rangs, notamment au sein des groupes parlementaires, s'il se refuse à admettre ses erreurs et à changer de cap.
La gauche rassemblée savoure sa joie et elle le mérite bien. Notre victoire est plus ample encore que celle de 2004. Le différentiel de 18 points entre le score de la gauche et celui de la droite est sans précédent. Mais tous les leaders de la gauche soulignent à juste titre que ce résultat historique nous donne des devoirs, au premier rang desquels celui de responsabilité. Cette exigence partagée ne devra pas s'émousser au contact du calendrier politique. Si l'abstention s'est réduite entre les deux tours, elle reste à un niveau d'alerte qui invite à l'humilité et à la remise en question toutes les formations politiques.
Ce que nous avons à bâtir dans les prochains mois, c'est donc un rapport de confiance avec les Français. A partir des régions, en travaillant d'abord sur les enjeux territoriaux pour lesquels les citoyens nous ont mandatés hier, et en combattant le projet de démantèlement des territoires que le gouvernement veut imposer au parlement. Nous avons démontré depuis 2004 que des régions de gauche pouvaient contrebalancer les effets les plus dévastateurs de la politique de la droite. Mais jusqu'à un certain point seulement, et c'est pourquoi nous devons aussi préparer les échéances nationales pour proposer au pays un changement profond. La belle victoire remportée hier par la gauche n'est pas un blanc-seing, mais elle légitime cette espérance.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
Pour me contacter
:
contact@bernard-roman.org
Félicitations Mr Roman de vos réactions sur France 3
La gauche, par son écrasante victoire, vient-elle d'annoncer son proche retour aux affaires nationales ? On allait oublier cette sacro-sainte alternance droite-gauche, gauche-droite que l'on s'est habitué à voir au moins une fois tous les cinq ans.
Sauf que, pendant que les uns se réjouissent, d’autres sont encore en train de se demander : de quoi sera fait l’avenir ? La gauche sera-t-elle en mesure de s’unir nationalement comme elle l’a si bien fait régionalement ? Sera-t-elle en mesure de proposer une seule et unique candidature porteuse d’espoir pour cette population meurtrie par la crise ?
Mais dans ce questionnement strident, tout concorde à conforter le sentiment commun des gens de gauche : leur victoire régionale n’est pas encore née que c’est déjà une vieille histoire.
Bien Cordialement
Les valeurs de la gauche il y a bien longtemps qu'elles n'existent plus ,a part du soupoudrage,de mesurettes,et d'augmenter les impôts a la classe qui travaille,pour distribuer aux professionnels de la fainéantise,et aux copains je ne reconnait plus les valeurs,de la gauche,qui sont les grandes reformes de masse,la distributions des richesses a la classes qui travaille,la protection de la famille,l'aide sociale aux vrais demunis,le travaille pour tous,une police pour le peuple et non contre elle,l'interdiction de delocaliser,brefs tout ces vrais engagements qui ont fait la vrai gauche et pas celle d'aujourdhui qui ressemble a un parti quelconque. Bien Cordialement.
Reste que les élus de gauche, qu'ils soient du PS, du Front de gauche ou d'Europe écologie, ont intérêt à savourer leur victoire d'aujourd'hui car lors des échéances de 2014, qui verront l'élection des conseillers territoriaux qui remplaceront à la fois les conseillers généraux et les conseillers régionaux nouvellement élus, le mode de scrutin sera bien différent et très désavantageux pour la gauche ! Celui-ci sera un scrutin uninominal à un tour, ce qui signifie que le premier en tête remporte la mise, même s'il ne totalise qu'un quart des voix.
Exemple : en Île-de-France, au premier tour des élections régionales, Valérie Pécresse a totalisé 27,76 % pour l'UMP-NC, soit deux points de mieux que Jean-Paul huchon (25,26 %). Ses réserves de voix étant faibles, voire nulles, elle ne pouvait espérer l'emporter face à une gauche regroupée au deuxième tour. En 2014, avec le mode de scrutin uninominal à un tour, elle pourra crier victoire... même si elle ne représentera rien en vérité.
Ce mode de scrutin uninominal à un tour n'est pas dans la tradition politique de la Ve République, qui privilégie deux tours pour assurer une légitimité à l'élu. Pis, c'est un déni de démocratie, puisqu'elle incite à la bipolarisation. Or, si la droite s'est réunie sous une seule et même bannière, il n'en sera rien à gauche, qui part traditionnellement divisée, exprimant ainsi toute sa diversité, avant de se regrouper au deuxième tour. Demain, avec cette réforme que l'on peut qualifier de véritable hold-up démocratique, on assistera à un appauvrissement politique et, par voie de conséquence, à une abstention de plus grande ampleur...
Jean-Marc
vivre de la victoire en 2012 de la gauche.
ALI