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Au cours des débats sur la loi de finances pour 2011, les députés socialistes ont combattu l'instauration d'un droit d'entrée de 30 euros pour bénéficier de l'aide médicale d'Etat (AME) qui permet aux sans-papiers les plus démunis d'accéder aux soins médicaux. Il s'avère que l'incohérence financière de cette mesure ainsi que ses risques sanitaires étaient démontrés par un rapport de l'Inspection générale des finances et des affaires sociales commandé par le gouvernement lui-même, que le gouvernement avait connaissance des conclusions de ce rapport, et qu'il en a retardé la publication afin d'imposer sa décision au parlement. La fin de la gratuité de l'AME a été décidée sur la base d'une idée fausse : le fantasme de la majorité sur les « dérives » supposées de l'AME, dont les experts démentent la réalité. Pour la faire adopter, le gouvernement n'a pas hésité à se livrer à une rétention volontaire de l'information due au parlement, puisqu'il a bloqué la parution du rapport de l'IGAS et de l'IGF. Ce rapport confirme que la création d'un droit d'entrée ne permettra pas de réaliser des économies mais alourdira au contraire le coût du système. Sachant que les revenus des titulaires de l'AME s'élèvent au maximum à 634 euros mensuels pour une personne seule, la somme de 30 euros n'est pas modique et il est à craindre qu'un certain nombre de ces sans-papiers malades retarderont ou renonceront aux soins qui leur sont indispensables. Ainsi, alors que le gouvernement annonce une économie de 6 millions d'euros par an, le rapport de l'IGAS et de l'IGF établit que si 10% des bénéficiaires sont hospitalisés faute d'avoir été traités à temps en médecine de ville, la majoration de dépenses atteindra plus de 20 millions d'euros. Les dépenses de soins s'avèreront dans cette hypothèse trois fois supérieures aux économies supposées. Du point de vue budgétaire, le calcul de la majorité est donc faux. Sur le plan de la santé publique, il est dangereux en raison du risque de propagation de maladies comme la tuberculose ou l'hépatite B, dans la mesure où les dépenses d'AME se concentrent sur des pathologies lourdes. Moralité, ce gouvernement choisit une fois de plus de stigmatiser quelques milliers d'étrangers vulnérables, il prend le risque d'exclure des soins des populations extrêmement fragiles, et pour parvenir à ses fins, dissimule au parlement des informations qui auraient pu l'éclairer. On ne sait ce qui est le plus grave.
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permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
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Bernard
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