Partager l'article ! Chut !: Le gouvernement vient d'annoncer un plan de rigueur, ce n'est pas un scoop: l'austérité était inscrite dans le pacte ...
Le gouvernement vient d'annoncer un plan de rigueur, ce n'est pas un scoop: l'austérité était inscrite dans le pacte de stabilité transmis à la Commission européenne, laquelle se montre d'ailleurs sceptique sur la capacité de notre pays à ramener le déficit de ses finances publiques, prévu à 8% du PIB en 2010, à 3% du PIB d'ici 2013.
Ce qui était inévitable est donc arrivé, mais il est interdit d'en parler. Le Premier ministre annonce le gel en valeur des dépenses de l'Etat pendant les trois prochaines années. Jusqu'ici, ces dépenses n'augmentaient pas plus que l'inflation. Désormais, elle baisseront de l'équivalent de la hausse des prix. Concrètement, les dépenses de fonctionnement de l'Etat devront diminuer de 10% d'ici 2013 et de 5% pour la seule année 2011. Mais ce n'est pas la rigueur, se fâche François Fillon, tandis que le porte-parole du gouvernement Luc Chatel annonce « une politique budgétaire sérieuse qui prenne en compte la réalité de la situation actuelle »!
On retiendra donc que la politique budgétaire n'était jusqu'ici pas « sérieuse », à moins que le qualificatif de « sérieuse » n'ait été choisi que pour éviter celui de « rigoureuse », ce qui revient tout simplement à prendre les Français pour des naïfs.
Malgré le recours à ces euphémismes, le gouvernement savait à quoi l'engageait le pacte de stabilité, mais s'est bien gardé de l'expliquer au pays pendant la campagne des élections régionales.
Aujourd'hui, dans le contexte de la grave crise grecque et de la difficulté de l'Union européenne à stabiliser la zone euro, cette dissimulation ne pouvait plus durer. Les dirigeants français, après avoir dilapidé depuis trois ans des milliards d'euros en cadeaux inutiles, qu'il s'agisse du bouclier fiscal ou de la baisse de la TVA dans la restauration, sont obligés de donner des gages de « sérieux ».
La question est de savoir qui va payer l'addition. L'Etat va réduire son train de vie et geler la dépense publique, il va aussi continuer à réduire les effectifs de la fonction publique et raboter un certain nombre d'aides sociales, comme les aides à l'emploi et au logement.
Notre tâche au parlement sera de veiller à ce que les Français les plus défavorisés soient protégés de cette rigueur qui, si elle ne dit pas son nom, ne manquera pas de faire sentir ses effets sur les plus fragiles de nos concitoyens.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
Pour me contacter
:
contact@bernard-roman.org
Vos commentaires