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Dans son intervention du 16 novembre dernier, le chef de l'Etat a annoncé que sa prochaine grande réforme, celle de la dépendance, s'opérera grâce à la création d'une cinquième branche de la sécurité sociale. Il a voulu ainsi rassurer les Français, qui ont pu en déduire que la sécurité sociale ne serait pas attaquée. Mais dans la même allocution, il s'interrogeait sur l'opportunité d'envisager « un système assurantiel ». Une semaine plus tard à l'Assemblée nationale, François Fillon évoquait les pistes de financement de la dépendance et tout particulièrement « l'assurance obligatoire ou facultative, collective ou individuelle ».
Sachant que dans le système sarko-filloniste, la fin justifie les moyens, il est légitime de penser que le recours à l'assurance privée, préconisé par le rapport d'une députée UMP sur lequel semble s'appuyer la ministre en charge du dossier, Roselyne Bachelot, sera la clé de la réforme de la dépendance. Il est même probable que la « consultation nationale » préalable à la présentation du projet de loi sera aussi factice que la concertation qui a précédé la réforme des retraites.
La privatisation graduelle de la sécurité sociale est en marche. Pour s'en convaincre, il suffit de se référer au récent épisode du joint-venture entre la Caisse nationale de prévoyance (CNP) et le groupe financier Malakoff-Médéric, dont l'ambition est de devenir un poids lourd de la retraite complémentaire privée.
A la fin du mois de novembre, le patronat et les syndicats ont ouvert des négociations sur l'adaptation des régimes complémentaires au relèvement de l'âge de la retraite, sachant que les réserves financières des caisses complémentaires seront épuisées en 2013 pour l'Agirc (Association générale des institutions de retraite des cadres) et en 2020 pour l'Arrco (Association des régimes de retraite complémentaire pour les non-cadres), ouvrant la voie à des systèmes de fonds de pension.
Le refus d'agrément de l'Autorité de contrôle prudentiel de la Banque de France a pour le moment bloqué les ambitions de l'attelage CNP-Malakoff Médéric, mais ce n'est sans doute que partie remise.
Car il faut, à ce stade, savoir trois choses: la première est que Malakoff-Médéric a bien l'intention de se positionner sur le marché de la retraite complémentaire; la deuxième est que ce groupe s'intéresse aussi au financement de la dépendance; la troisième est qu'il est dirigé par un certain Guillaume Sarkozy, frère de.
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