Vendredi 26 octobre 2007
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Quand un ministre de l'Intérieur veut « du chiffre », il se trouve des préfets pour faire du zèle. Pour être exceptionnelle, du moins faut-il l'espérer, la garde à vue d'un bébé de trois semaines la semaine dernière est horrifiante. Les parents de ce nourrisson sont d'origine moldave. Ils vivent dans le Loiret depuis 2006. Leur demande de statut de réfugié politique a été refusée mais une nouvelle audience est prévue en novembre. Le 17 octobre, les gendarmes les arrêtent et les placent en garde à vue pendant près de 9 heures, avant de les transférer au centre de rétention de Rennes. Le juge des libertés et de la détention les remet en liberté le lendemain: à juste titre, il estime que la garde à vue du bébé constitue un « » contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le préfet, c'est incroyable, fait appel! La cour d'appel confirme bien le 23 octobre la décision du juge des libertés. Dénouement de l'affaire? Pas tout à fait. Car le couple et leur bébé ont été relâchés à plus de 400 kilomètres de leur domicile, après 19 heures. On ne dira jamais assez à quel point les objectifs chiffrés d'expulsions définis arbitrairement par le ministre de l'immigration et de l'identité nationale sont stupides, indignes, et propices aux violations les plus criantes des droits de l'homme. Comment elle dit, déjà, Fadela?
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