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A en croire les porte-parole de Nicolas Sarkozy, moins en jambes d’ailleurs ces jours-ci, le projet de Ségolène Royal ne serait qu’un catalogue de mesures ?
Ils n’ont bien entendu pas écouté le discours de la candidate socialiste car ils auraient noté combien elle avait pris soin d’inscrire ses propositions dans une vision cohérente et globale pour chacun des thèmes abordés.
Mais à vrai dire, et c’est ce qui gêne sans doute le plus la droite aujourd’hui, les propositions de Ségolène répondent à la crise sociale sans précédent que connaît la France aujourd’hui, alors que celles de Sarkozy ne répondent… qu’à sa clientèle.
Il a beau s’époumoner pour s’adresser le lundi aux ouvriers, le mardi aux enseignants, le mercredi aux médecins… et clamer le dimanche qu’il a d’ouverture, il évitera difficilement maintenant le vrai débat.
Là où la droite veut supprimer l’ISF –surtout sans le dire- et de baisser de plus de 20 000 € par an les impôts des plus riches, Ségolène Royal propose de créer 500 000 emplois-tremplins pour les jeunes ou de revaloriser de 5 % les petites retraites.
Là où la droite veut généraliser le CNE et donc de rendre plus faciles tous les licenciements, Ségolène Royal propose de mettre en place une sécurité sociale professionnelle et d’encourager tous les bénéficiaires de minima sociaux à reprendre le travail.
Là où la droite veut créer une franchise pour le remboursement des soins par la sécurité sociale, Ségolène Royal, elle, propose la gratuité des soins pour tous les jeunes de 16-25 ans et la contraception gratuite pour les jeunes femmes.
Dans les deux mois, le débat se nouera autour de ces propositions et ce ne sont pas les invectives, les coups de menton ou les insultes proférées par Nicolas Sarkozy qui suffiront à masquer qu’il y a bien là deux visions totalement opposées de notre avenir.
Plus que jamais j’y crois… Ségolène gagnera.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
Pour me contacter
:
contact@bernard-roman.org
Bernard !!! MAIS qu'est ce qui se passe ???
un militant désabusé
J’étais hier soir à Dunkerque pour soutenir Ségolène Royal dans une salle de plus de 10 000 personnes qui au son des tambours des carnavaleux et des chants des jeunes du MJS ont vibré aux propos de leur candidate. Notre région, comme en 1981 a ouvert et fermera à Lille la ronde des meetings de la campagne socialiste .des élections présidentielles. J’ai eu le privilège d’approcher Ségolène après le meeting et sa simplicité a comme à chaque fois empli d’admiration tous les vieux briscards de la politique régionale.
Sincère et offensive
Sa force, sa sincérité, sa modestie et son sens du concret et de la proximité sont ses armes essentielles. Il faut que cela transpire dans les medias car Ségolène apporte cette fraicheur qu’on n’attendait plus chez les gens qui nous gouvernent. Le discours est construit, les propositions précises et l’innovation porte un réel nouveau souffle comme hier sur le thème de l’éducation. « L’école, en France, c’est l’âme du pays. L’école, en France, c’est ce qui a donné à
la Nation le sentiment de son unité. L’école, en France, c’est ce qui a enraciné
la République dans les consciences et dans les mœurs. L’école, c’est la grande institution qui a montré à tous les enfants de France, et donc à tous les futurs citoyens, que le travail et le mérite pouvaient être récompensés et qu’ils pouvaient peser plus lourd que le seul privilège de la naissance. L’école, en France, ce n’est pas seulement l’école, c’est le creuset, la matrice, le principe de tout le reste. » Lire l'intégralité du discours
Qu’elle ne fut pas ma surprise en voyant la manière de traiter ce meeting par la presse ce matin et la place démesurée prise par l’épiphénomène de la démission d’Eric Besson. La campagne est lancée et la mobilisation rencontrée hier soir balayera, j'en suis sur, les dernières hésitations des déçus de la politique.
C’est scandaleux de constater jour après jour le parti pris des médias. On n’a commencé à parler du coût des programmes qu'après le 11 février c'est-à-dire après les propositions de Ségolène Royale. A chacune de ses ‘’bourdes’’ somme toute très humaines, le royaume des endormis est réveillé par des messages subliminaux laissant croire que la fonction présidentielle ne sied pas à la candidate de gauche. En 2002 le cheval de bataille des médias était l’insécurité, en 2007 il semble que ce soit le charisme et la stature du candidat qui a pris le relais…
Aujourd'hui c'est la démission de Eric Besson.
Nous attendons la suite…