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La rentrée parlementaire est imminente et la crise continue de propager ses dégâts comme un cyclone. Pour les socialistes réunis ce week end à La Rochelle, le débat économique et social est donc
la priorité absolue, même si la période ne manque pas de défis à relever et d'échéances à préparer.
Deux dossiers -parmi bien d'autres- me semblent symboliques de l'indifférence de la majorité au principe de justice sociale.
Le premier, en lien avec la réforme des retraites, est la majoration de durée d'assurance dont bénéficient les femmes salariées du privé qui ont élevé leurs enfants. Mis en place au début des années 70, ce dispositif ne rééquilibre que partiellement le manque à gagner des mères en termes de salaires et de carrières: aujourd'hui, le montant de la retraite des femmes représente 77% de celle des hommes; il chuterait à 64% en cas de suppression de la compensation. Le débat est lancé depuis que la Cour de Cassation a estimé que ce droit doit être ouvert aux pères, de même que la Haute autorité de lutte contre les discriminations. Confronté au risque d'une généralisation de demandes émanant des pères de famille, dans certains cas sans doute de manière justifiée, le gouvernement procède cette semaine à une série de consultations. Ses premières déclarations, avant l'été, m'avaient paru inquiétantes. C'est pourquoi je pense que les parlementaires socialistes devront être très offensifs sur cette question, en particulier dans la perspective de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2010.
Le risque d'aggraver l'injustice déjà manifeste qui pèse sur les femmes salariées est inacceptable.
Le deuxième dossier est fiscal. Durant l'été, deux responsables éminents de la majorité, Pierre Méhaignerie, président de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée, et Gilles Carrez, rapporteur général du Budget, ont lancé une offensive contre les niches fiscales. Alors que les recettes fiscales s'effondrent du fait de la crise, ils proposaient soit de diminuer toutes les réductions d'impôts de 10%, soit d'instaurer une franchise de 1% sur le total des réductions que les niches permettent à certains contribuables de cumuler. En fin de semaine dernière, ils ont soudainement rétropédalé, revenant donc au dogme du catastrophique bouclier fiscal voulu par Nicolas Sarkozy. Ce débat ne peut être abandonné, alors que les niches fiscales ont explosé depuis 2002, passant de 50 à 73 milliards d'euros, coût qui aggrave les déficits de nos finances publiques.
Là aussi, à l'occasion du débat budgétaire, nous nous battrons pour la justice fiscale, comme nous le faisons sans relâche depuis 2007. C'est un vrai clivage entre la droite et la gauche.
Alors que 50% des Français pensent que le PS peut battre Nicolas Sarkozy en 2012, nous devons entendre ce message comme un encouragement à la réflexion et à la rénovation, mais surtout comme un appel des Français à les protéger contre les inégalités que la crise, aggravée par la politique du gouvernement, risque de rendre insupportables.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
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Bernard
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