Le travail du dimanche, Nicolas Sarkozy l'a promis, mais sa majorité n'arrive pas à le faire voter. Hier encore, à La Défense, le chef de l'Etat a assuré que le « problème va être réglé avant l'été ». Il confirme ainsi sa méthode: je décide, le parlement exécute.
Ce n'est pas si simple. La majorité assure que son nouveau texte légalise les dérogations existantes et les limite à quelque 500 communes touristiques, que le volontariat des salariés sera assuré et leurs salaires doublés.
Cela suffit pour sa campagne de communication, mais cela ne correspond pas à la réalité. Il y a un mensonge par omission. Le texte prévoit en effet que « dans les communes touristiques ou thermales », les commerces de détail peuvent « de droit » occuper leurs salariés le dimanche durant toute l'année.
Il en résulte qu'un maire qui obtiendra du préfet le classement de sa ville en commune touristique donnera le droit aux commerces de sa ville de faire travailler leurs employés tous les dimanches de l'année, qu'ils soient volontaires ou non, sans leur garantir de compensation salariale ou de repos supplémentaire.
Cette généralisation du travail dominical pourra ainsi concerner 6 000 communes françaises dont les plus grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, Lille, Lyon, Nantes, Toulouse, Bordeaux, et bien d'autres sur le territoire, en particulier dans les zones littorales et de montagne. Dans toutes ces communes, l'ouverture des commerces le dimanche sera de plein droit: travailler le dimanche sera une obligation et le refus de s'y soumettre un motif de licenciement.
Le gouvernement présente ce projet sous l'angle des « dérogations au principe du repos dominical »: en réalité, il instaurera une obligation au travail dominical sur une grande partie du territoire.

Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous,
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J'ai entendu Darcos hier qui, manifestement ne sait même pas ce qu'il y a dans le texte.
C'est lamentable.
C'est au 19 ème siècle que les patrons faisaient travailler "leurs ouvriers" le dimanche sans leur demander leur avis.
Quelle régression!
Papy