Partager l'article ! La solidarité reste un délit: Les députés socialistes ont défendu jeudi dernier à l'Assemblée nationale une proposition de loi qui a ma ...
Les députés socialistes ont défendu jeudi dernier à l'Assemblée nationale une proposition de loi qui a malheureusement été rejetée hier, par la procédure du vote bloqué, sans même que les articles aient été examinés, et en l'absence du ministre de l'immigration.
Notre texte, soutenu par l'ensemble de la gauche, proposait notamment de modifier l'article 622-1 du code d'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit jusqu'à 5 ans de prison et 30 000 euros d'amende pour toute personne qui directement ou indirectement vient en aide à un étranger en situation irrégulière. Nous estimons en effet que s'il est indispensable de poursuivre les réseaux de passeurs et les filières qui profitent de la détresse des migrants, les aidants bénévoles ne doivent pas vivre sous la menace de cette législation indigne et d'ailleurs plus sévère que le droit communautaire. C'est pourquoi nous proposions au parlement de dépénaliser toute aide lorsque la sauvegarde de la vie ou l'intégrité physique de l'étranger est en jeu, et de ne sanctionner l'aide au séjour irrégulier que si elle est apportée à titre onéreux, conformément à la directive européenne du 28 novembre 2002.
Dans notre région, depuis la fermeture du centre de Sangatte par Nicolas Sarkozy, nous connaissons bien les conditions de survie des migrants, le dévouement et la générosité des bénévoles, et les intimidations dont ces derniers sont victimes, réalités récemment mises en évidence dans le film « Welcome ». Nous savons que des bénévoles et des travailleurs sociaux ont été interpellés, voire placés en garde à vue, au nom de ce « délit de solidarité », pour avoir simplement fait preuve de cette humanité que la droite française assimile à de la délinquance.
Jeudi dernier, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale a menti devant la représentation nationale en soutenant que « le délit de solidarité n'existe pas ».et en niant que des personnes aient été inquiétées pour ce seul motif. Hier, il ne s'est même pas déplacé jusqu'au Palais-Bourbon.
Atteint du syndrome du renégat, Eric Besson n'en finit pas de donner des gages d'allégeance à Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, il reproche aux socialistes de donner « une image négative et caricaturale » de sa politique. Qu'il se rassure, il n'a besoin de personne pour donner « une image négative et caricaturale ».
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais
rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
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