Partager l'article ! Le pétard et la mèche: Nicolas Sarkozy, c'est l'effet papillon à l'envers. Ce n'est pas « petites causes, grandes conséquences ...
Nicolas Sarkozy, c'est l'effet papillon à l'envers. Ce n'est pas « petites causes, grandes conséquences », comme le chante Benabar, mais: grands effets- petits résultats.
Passons sur ses gesticulations avant le G 20, pour faire croire que sa dramatisation pèsera. Revenons à l'affaire du décret pris la semaine dernière pour prétendument encadrer les rémunérations abusives de certains grands patrons. Et rappelons-nous que, depuis les premiers moments de la crise, le président français n'a pas eu de mots assez durs pour dénoncer, condamner, menacer, les patrons trop gourmands, lui qui déjà durant sa campagne avait mis à son répertoire la critique des « patrons voyous ».
Le summum de l'hypocrisie a été atteint avec le décret Fillon. Alors que le deuxième collectif budgétaire est examiné par les parlementaires, rien n'était plus simple que d'amender le projet de loi de finances rectificative. Mais il aurait fallu laisser les parlementaires débattre, et de cela, il n'était pas question. En optant pour la voie réglementaire, l'exécutif a, délibérément, choisi de court-circuiter le parlement, sachant qu'au sein de sa propre majorité grondait la révolte.
Ceci serait secondaire si le contenu même du décret n'était, lui aussi, contestable. Limité dans le temps, il ne concerne finalement que six banques ayant bénéficié d'aides, et les constructeurs automobiles. Au point que c'est du Sénat qu'est venue la rébellion. Incroyable! La semaine dernière, à l'initiative du président centriste de la commission des Finances du Sénat, et en dépit de l'opposition du ministre du budget, une coalition de centristes, radicaux, socialistes et communistes, réunissant 183 voix, a voté un amendement qui prévoit un dispositif plus large et plus précis que le décret de l'exécutif. Pour le gouvernement, c'est un camouflet. Il a cru s'en sortir avec un décret qui n'était qu'un « pétard mouillé », voilà que les parlementaires parviennent à en rallumer la mèche!
L'article du collectif budgétaire ainsi modifié concerne les entreprises, publiques ou privées, qui bénéficient d'aides de l'Etat. Il interdit l'attribution de stock options et d'actions gratuites, mais vise aussi des éléments de rémunération variable, des indemnités et avantages indexés sur la performance, des rémunérations différées, ainsi que les parachutes dorés et les retraites-chapeaux. Jeudi, il a été adopté à l'unanimité par la commission mixte paritaire qui réunit députés et sénateurs. Le texte issu de cette CMP vient à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale jeudi 9 avril pour son adoption définitive.
Il sera difficile au gouvernement de s'y opposer, quelques jours après le G 20. Mais comment ne pas ressentir un certain malaise devant la duplicité de Nicolas Sarkozy, qui dans la même semaine lançait une sorte d'ultimatum à Barack Obama en menaçant de quitter le sommet de Londres si les mesures de régulation du capitalisme lui semblaient insuffisantes, qui à l'issue de la rencontre livrait à la presse des commentaires hyperboliques, et entre ces deux épisodes, signait un décret en papier mâché dont les termes auraient pu être dictés par Laurence Parisot elle-même?
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact
permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace
d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
Pour me contacter
:
contact@bernard-roman.org
Vos commentaires