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Au soir de la mobilisation du 19 mars, qui a rassemblé encore plus massivement que la journée du 29 janvier, notamment en s'élargissant au secteur privé, le Premier ministre a « choisi TF1 », selon la formule de la chaîne, pour prendre le risque insensé d'intervenir en direct dans le journal de 20 heures!
A vrai dire, il aurait pu enregistrer son intervention la veille, puisqu'il s'est exprimé comme si de rien n'était.
En effet, François Fillon a pour unique réponse: « La mobilisation ne résoudra pas les problèmes de la crise mondiale ». Certes, mais le président de la République et le gouvernement pourraient peut-être agir pour en atténuer les conséquences? Non plus. Car le chef du gouvernement confirme qu'il ne fera rien: il n'y aura pas de mesures de relance, le Smic n'augmentera pas, et pour le reste il faut « attendre » les effets du plan annoncé le 18 février.
Le mot-clé est donc « attendre ». Mais attendre quoi? Attendre les effets du plan de relance? Ils ne viendront pas, car les mesures sont insuffisantes et inadaptées. En revanche, les mauvaises nouvelles, elles, arrivent sans « attendre ». L'Insee prévoit 387 000 suppressions d'emploi dans le secteur marchand au cours du 1er semestre 2009 et un PIB en recul de 2,9% sur l'année, tandis que le FMI annonce une récession de 3,2% dans la zone euro. Rien à faire: l'Union européenne, par les voix pour une fois concordantes de Sarkozy et Merkel, refuse d'engager une politique de relance concertée et vigoureuse, comme le lui suggère Dominique Strauss-Kahn. Les dirigeants européens aussi « attendent » de voir si l'économie américaine donne des signes de rebond.
Je ne sais quel courtisan en mal de reconnaissance expliquait voici quelques mois qu'à la faveur des crises, les hommes exceptionnels se révélaient. Il fallait bien sûr comprendre que Nicolas Sarkozy allait avoir l'occasion de donner toute sa mesure. En foi de quoi le président français est étrangement discret. Il a même la semaine dernière tenté de remettre au premier plan la thématique sécuritaire, comme au bon vieux temps! « Attendre » et faire diversion en attendant... Cette piètre tactique est le contraire de la responsabilité politique que nous sommes en droit d'exiger d'un exécutif qui veut concentrer en ses mains tous les pouvoirs.
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais
rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
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