Partager l'article ! Pourquoi je soutiens la motion de Bertrand Delanoë: Le Congrès du parti socialiste coïncide avec une période grave. La crise financière inte ...
Le Congrès du parti socialiste coïncide avec une période grave. La crise financière internationale commence à peser sur notre pays, qui malheureusement est fragilisé par la politique conduite par la droite depuis 2002. La crise française a d'ailleurs précédé la crise mondiale. Il n'y a pas eu de rupture en 2007: les inégalités ne cessent de s'aggraver, notamment en raison de décisions fiscales au profit des plus nantis; les entreprises, faute d'une politique industrielle dynamique, s'affaiblissent et perdent de l'emploi; la dérégulation démantèle toujours plus le droit du travail et précarise parfois jusqu'à l'exclusion un grand nombre de salariés.
Le résultat est là: nous entrons en récession, le chômage croît, le pouvoir d'achat diminue. Le plan présenté la semaine dernière par Nicolas Sarkozy n'y changera rien. La majorité confirme à l'occasion du débat budgétaire que la droite, comme les banquiers, ne prête qu'aux riches. Les députés UMP ont voulu supprimer la prime transport mais ont refusé de taxer les parachutes dorés. Par la faute de cette majorité, notre pays est peu armé pour affronter la gravité d'une crise qui appelle des réponses réhabilitant le rôle protecteur de l'Etat, la régulation économique, la redistribution des richesses, la protection des plus faibles.
L'effondrement de l'hyperlibéralisme remet nos valeurs à l'ordre du jour: ce n'est donc pas le moment pour nous de nous désengager. L'heure est au contraire au combat: il s'agit à la fois de contrer cette droite dure, méprisante, qui échoue à redresser la France, et dans le même temps de préparer l'alternance pour 2012.
Ces enjeux sont au coeur du choix qui est demandé aux socialistes. Nous avons la chance de militer dans un parti qui va jusqu'au bout de la démocratie interne. Ce processus conduit sans doute à ces querelles d'ego qui à l'occasion du Congrès de Reims ont pu aller jusqu'à des divisions artificielles, tant il est vrai qu'un rassemblement plus large aurait pu, aurait dû s'opérer avant le conseil national. Tel n'a pas été le cas, je l'ai regretté ici. Pour autant, je considère que cette dispersion est la rançon de notre liberté de débattre. Evitons cependant qu'elle ne devienne un obstacle indépassable.
Certains d'entre vous -je les comprends d'autant mieux que parfois je partage leur découragement-, sont insatisfaits, déçus, hésitent à choisir une motion, regrettent que le PS soit neutralisé par cette période de Congrès alors que le monde vit des évènements majeurs, de la crise financière à l'élection présidentielle américaine.
Ces doutes sont légitimes, mais ils justifient aussi la mobilisation: pour que nos idéaux, nos projets, nos espoirs, prennent corps, il faut que nous renforcions le PS. Notre vote jeudi doit être massif, pour être significatif, et clair, pour permettre un rassemblement cohérent.
Bertrand Delanoë est à mes yeux le mieux à même de prendre la barre du parti car il en assume l'héritage, il en respecte les militants, il en est un acteur sincère et un élu irréprochable. Ses orientations sont adaptées à l'intensité des défis de la période. Son engagement social-démocrate et européen inspire sa réflexion pour répondre à la crise financière. Il est également convaincu que nous devons proposer un nouveau modèle de développement, solidaire avec le Sud, écologique, pour résoudre la crise alimentaire et la crise énergétique.
De plus, Bertrand Delanoë défend une conception élevée du parti, qu'il promet de faire travailler autour d'une équipe renouvelée, paritaire, diverse. Pour lui, cet engagement correspond à une conviction intime.
Pour permettre au parti socialiste de redonner aux Français le goût de la gauche, nous devons, nous qui en sommes les militants, participer à son évolution, peser sur son avenir, nous engager. Si c'est bien ce que nous voulons, alors votons!
Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais
rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de
mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.
Vos commentaires m'intéressent,
bienvenue sur mon blog!
Bernard
ROMAN
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