Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 10:30

L'échec de Copenhague a libéré la parole des « climato-sceptiques », qui s'appuient sur le « Climategate » et sur quelques approximations du GIEC, pour contester la réalité du réchauffement climatique. Celui-ci pourtant est avéré, et les arguments des climato-sceptiques manquent de consistance, révélantles limites d'un mouvement qui semble surtout une manipulation réactionnaire.

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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 09:11

J'avais interrogé le Gouvernement à l'Assemblée Nationale le 26 janvier sur l'avenir de la raffinerie Total de Dunkerque.

Michel DELEBARRE est de nouveau intervenu ce mardi 23 février pour exiger une table ronde sur l'avenir du raffinage en France.

Voilà le texte de la question :

"Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre parce qu'elle porte sur l'avenir de l'industrie du raffinage en France.

 

Certes, je pourrais légitimement avec mes collègues Christian Hutin et Bernard Roman vous interroger sur l'avenir de la raffinerie Total de Dunkerque, sur les garanties qui peuvent être apportées aux centaines de salariés de la raffinerie et des sous-traitants, sur les assurances à donner face aux répercussions pour le port de Dunkerque, sur le devenir de l'agglomération dunkerquoise qui sera touchée au coeur par l'avenir de cette activité.

 

Mais le conflit qui a trouvé son point de focalisation à Dunkerque concerne la conception qu'a le gouvernement de l'industrie du raffinage en France.

 

Notre pays ne peut laisser à un opérateur, aussi puissant soit-il, le soin de décider des approvisionnements à terme de nos industries de raffinage.  Si la France a réellement pour ambition d'avoir une véritable politique industrielle nationale et européenne, elle ne peut s'en remettre aux fluctuations des importations dans un secteur aussi stratégique que le raffinage et les carburants.

 

Il ne saurait y avoir pour nous débat entre délocalisation progressive du raffinage et exigences d'indépendance nationale ou européenne. La grève des raffineries, les craintes évoquées d'une pénurie de carburants montrent combien cette industrie est stratégique.

 

Il y a plus d'un mois j'ai saisi Monsieur le ministre de l'Industrie d'une demande de table ronde nationale sur ce secteur, associant les syndicats de salariés, les opérateurs, les élus des secteurs concernés et le gouvernement. Celui-ci m'a répondu il y a quelques jours que « compte tenu des nombreux enjeux en matière de politique énergétique que cela implique, l'organisation éventuelle d'une table ronde sur ces questions relève de M. Jean-Louis Borloo »...

 

Monsieur le Premier ministre, les salariés de la raffinerie Total de Dunkerque, des entreprises sous-traitantes et les élus de l'agglomération et de la Région n'ont rien à faire d'une partie de mistigri gouvernemental.

 

Parce que Dunkerque et son Port sont un territoire marqué par les ambitions industrielles et énergétiques de la France au coeur de l'Union européenne, vous avez la possibilité de faire du conflit qui s'y déroule aujourd'hui l'illustration d'une véritable politique industrielle.

 

Organisez donc cette table ronde sur l'avenir du raffinage français . Elle conditionnera le déblocage d'une situation qui n'a que trop duré et qui se fait au détriment d'abord des salariés directement concernés".


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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 11:43

En 2009, BNP-Paribas a doublé son bénéfice: 5,8 milliards d'euros. Sur cette manne, 1 milliard sera prélevé pour les bonus des traders. Certes, la banque se targue de respecter à la lettre les recommandations du G 20. De ce fait, les bonus seront distribués en deux phases: 500 millions en mars prochain (soit 125 000 euros par trader, quand même), et 500 millions sous forme d'actions dont le versement sera conditionné aux résultats des trois prochaines années.

 

La Société Générale, pour sa part, prévoit cette année une enveloppe globale de 250 millions d'euros pour ses traders, soit une prime moyenne de 96 000 euros chacun.

 

Comme toutes les bonnes choses, les bonus se consomment donc avec « modération », à en croire les dirigeants de ces banques, qui estiment faire la preuve de leur bonne volonté. Avec l'approbation de la ministre de l'économie, qui  s'extasie: « La BNP est un bon élève et j'espère que l'ensemble des banques françaises vont suivre le même exemple pour qu'il y ait un peu de rigueur »!

 

1 milliard de bonus, de la « rigueur »? La crise n'a donc pas servi de leçon et n'a pas balayé les mauvaises habitudes.

 

Car au-delà de ces bonus qui restent, quoi qu'en disent les banques, très généreux, il faut savoir que les entreprises du CAC 40 ont préféré distribuer des dividendes qu'investir. Ce qui sera le cas aussi longtemps que l'impôt sur les bénéfices des sociétés ne sera pas modulé afin d'inciter à l'investissement plutôt qu'à la rémunération du capital, aussi longtemps que la droite refusera une taxation plus forte des rémunérations des dirigeants et des traders, une limitation des bonus, et plus généralement une moralisation de ces pratiques, toutes choses que le parti socialiste réclame, que les citoyens sont en droit d'exiger, mais que le gouvernement et la majorité parlementaire refusent de mettre en oeuvre.

 

Car il est quand même ahurissant que ceux qui sont à l'origine de la crise soient les seuls qu'elle aura épargnés, tandis que la rigueur, la vraie, va s'abattre sur les Français au lendemain des régionales, et qu'elle ne prendra pas la forme de bonus.

 

Nous avons entendu beaucoup de belles paroles de la part du chef de l'Etat sur ces questions, mais il semble que son volontarisme soit inversement proportionnel à la fougue de ses discours.

 

Alors assez d'incantations, de l'action !


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