bernard-roman

Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 14:47

 

Depuis le 1er janvier 2008, les franchises médicales sont en vigueur: 50 centimes d'euros par boîte de médicament et acte paramédical, 2 euros par transport sanitaire, ne sont plus remboursés aux assurés sociaux, dans la limite de 50 euros par an. Ces montants s'ajoutent aux forfaits instaurés sous la précédente législature d'1euro sur le remboursement des consultations et de 18 euros sur les interventions hospitalières, également plafonnés à 50 euros par an. Pour le gouvernement, ce plafonnement suffit pour considérer que le débat est clos. Madame Bachelot ne voit pas où est le problème et répète qu'il faut « responsabiliser » les patients. Sauf que les personnes souffrant d'affections lourdes ou de longue durée sont fragilisées par ces mesures et ne voient pas en quoi elles sont responsables de leur diabète, de leur sida, de leur cancer. Les malades chroniques, les personnes âgées, sont effrayés par cette sorte de double peine: amoindrissement de leur pouvoir d'achat, et culpabilisation pour le même tarif! Ils sont surtout, à juste titre, révoltés. Certains malades ont entamé une grève des soins, au péril de leur santé, pour protester. De fait la droite, depuis 2002, a pour unique réponse au déficit de la sécurité sociale de taxer les malades. Ce raisonnement n'est pas pertinent, la preuve en est que les comptes sociaux n'ont cessé de se dégrader ces dernières années. Il est surtout scandaleux: l'accès aux soins est de moins en moins un droit. L'instauration d'une médecine à deux vitesses n'est pas un hasard, mais un choix délibéré de la droite. Le principe de solidarité, fondateur de notre système de protection sociale, est bafoué, remplacé par le soupçon: malade, donc coupable.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 12:09

 

Il arrive qu'une très mauvaise idée ait, de prime abord, l'air bonne. C'est ce qui se passe avec la tonitruante annonce faite par le président de la République de supprimer la publicité dans l'audiovisuel public. Ce choix ressemble d'ailleurs à un « coup de pub »: il est soudain, inattendu, donc à effet médiatique garanti. Il est supposé perturber la gauche, attachée à un financement public de la télévision publique -mais selon une logique et des modalités très différentes, ce que l'Elysée se garde bien de préciser. La décision du chef de l'Etat est aussi unilatérale, puisque ni le président de France Télévisions, ni le premier ministre, ni la ministre de la Culture et de la Communication, n'ont été prévenus... et encore moins consultés, ce qu'ils ont certainement apprécié. Elle constitue en outre une improvisation, puisqu'il s'agit maintenant de trouver au moins 1 milliard pour compenser le manque à gagner, et que la taxation éventuelle de la publicité sur les chaînes privées n'y suffira pas. Elle entraîne enfin un drame, puisque les 300 salariés de la régie publicitaire de France Télévisions ont appris en direct live de l'Elysée, le 8 janvier dernier, la disparition de leur emploi. Cette affaire illustre toutes les hypocrisies de cette majorité. D'abord, faire croire que cette mesure est empruntée au projet socialiste pour désamorcer les critiques. Ensuite, minimiser la difficulté de trouver des ressources supplémentaires, en évoquant des taxes « infinitésimales » sur les produits d'électronique grand public comme les téléviseurs, les ordinateurs et les téléphones portables, sans admettre que le consommateur sera mis injustement à contribution et son pouvoir d'achat une fois encore érodé. Enfin, taire la vraie motivation de cette réforme, qui est à terme de supprimer l'une des chaînes publiques et surtout de faire des cadeaux à TF1, M6, ainsi qu'aux nouvelles chaînes de la TNT, dont les recettes publicitaires s'envoleront. La plupart des bénéficiaires seront, comme par hasard, des amis personnels, voire des généreux bienfaiteurs, du chef de l'Etat. Cela s'appelle un renvoi d'ascenseur. Mais à nos frais, ce qui ajoute le cynisme à l'immoralité.


Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 11:01

L'Union européenne regroupe aujourd'hui vingt-sept pays. Ces Etats-membres ont besoin de règles leur permettant de construire ensemble l'avenir de l'Europe. Les dispositions du traité de Lisbonne leur confèrent cette capacité, et c'est pourquoi le parti socialiste a décidé, lors d'un Bureau national en novembre dernier, de le soutenir. Il est certain, au parti socialiste, que nous aurions préféré une procédure référendaire donnant la parole au peuple français. Mais Nicolas Sarkozy avait annoncé durant sa campagne qu'il ne l'envisageait pas ainsi. La déception des partisans du référendum est légitime, mais vaine dès lors que nous n'avons pas le rapport de forces politique nous permettant de remettre en cause ce choix de l'exécutif. Je m'étonne quand même que certains parlementaires socialistes scient eux mêmes la branche sur laquelle ils sont assis en contestant au parlement sa capacité à incarner la souveraineté populaire. Nous détenons cette légitimité de par notre fonction de représentants du peuple. Et comme députés socialistes, nous avons un devoir de solidarité à l'égard de nos partis-frères européens. Quoi qu'il en soit, les socialistes français ont eu un peu de mal à définir une position commune. Ils y sont parvenus hier en décidant de s'abstenir sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne et de voter le projet de loi de ratification. Il faut saluer ce compromis. Il préserve l'essentiel, le vote du traité. Il respecte notre souci de cohérence, puisque nous déposerons une motion référendaire lors de l'examen du traité par le parlement, afin de rappeler nos principes. Il traduit notre volonté d'apaisement, puisque face aux sensibilités différentes qui traversent notre famille politique, chacun a pris ses responsabilités et fait un pas vers l'autre. Il est normal qu'une formation politique soit traversée de débats qui expriment sa diversité, sa richesse, sa tolérance. Mais il aurait été anormal que nous nous déchirions plus longtemps. Nous voilà enfin, je l'espère, en situation de nous tourner vers l'avenir avec le sens partagé de l'intérêt général.

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Bienvenue !


Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de

mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.

 

  Vos commentaires m'intéressent,

bienvenue sur mon blog!

 
Bernard ROMAN

Pour me contacter  :
contact@bernard-roman.org

 

Coordonnées

Permanence parlementaire
165 rue d'Arras
59000 Lille
Tél. 03 20 52 09 20
Fax.03 28 54 01 37
contact@bernard-roman.org



Siège de Région
151 avenue du Président Hoover
59555 Lille cedex
Tél. 03 28 82 50 01
Fax.03 28 82 59 01

Recommander

RSS

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés