Mercredi 6 mai 2009
3
06
/05
/Mai
/2009
10:43
Les députés socialistes ont défendu jeudi dernier à l'Assemblée nationale une proposition de loi qui a malheureusement été rejetée hier, par la procédure du vote bloqué, sans même que les
articles aient été examinés, et en l'absence du ministre de l'immigration.
Notre texte, soutenu par l'ensemble de la gauche, proposait notamment de modifier l'article 622-1 du code d'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit jusqu'à 5 ans de
prison et 30 000 euros d'amende pour toute personne qui directement ou indirectement vient en aide à un étranger en situation irrégulière. Nous estimons en effet que s'il est indispensable de
poursuivre les réseaux de passeurs et les filières qui profitent de la détresse des migrants, les aidants bénévoles ne doivent pas vivre sous la menace de cette législation indigne et d'ailleurs
plus sévère que le droit communautaire. C'est pourquoi nous proposions au parlement de dépénaliser toute aide lorsque la sauvegarde de la vie ou l'intégrité physique de l'étranger est en jeu, et
de ne sanctionner l'aide au séjour irrégulier que si elle est apportée à titre onéreux, conformément à la directive européenne du 28 novembre 2002.
Dans notre région, depuis la fermeture du centre de Sangatte par Nicolas Sarkozy, nous connaissons bien les conditions de survie des migrants, le dévouement et la générosité des bénévoles, et les
intimidations dont ces derniers sont victimes, réalités récemment mises en évidence dans le film « Welcome ». Nous savons que des bénévoles et des travailleurs sociaux ont été
interpellés, voire placés en garde à vue, au nom de ce « délit de solidarité », pour avoir simplement fait preuve de cette humanité que la droite française assimile à de la délinquance.
Jeudi dernier, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale a menti devant la représentation nationale en soutenant que « le délit de solidarité n'existe pas ».et en niant
que des personnes aient été inquiétées pour ce seul motif. Hier, il ne s'est même pas déplacé jusqu'au Palais-Bourbon.
Atteint du syndrome du renégat, Eric Besson n'en finit pas de donner des gages d'allégeance à Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, il reproche aux socialistes de donner « une image négative et
caricaturale » de sa politique. Qu'il se rassure, il n'a besoin de personne pour donner « une image négative et caricaturale ».
4
Lundi 4 mai 2009
1
04
/05
/Mai
/2009
11:14
Après-demain, Nicolas Sarkozy célèbrera le deuxième anniversaire de son élection à la présidence de la République. La semaine qui s'ouvre est une illustration parfaite de son bilan. L'angoisse
face à la crise, la révolte face au pouvoir, ont conduit un million de Français à défiler dans les rues le 1er mai. Ce n'était donc pas un 1er mai ordinaire, il était au contraire exceptionnel:
par l'unité syndicale, du jamais vu en pareille occasion; et par l'ampleur des cortèges partout en France.
Ce 1er mai devrait donc être un signal pour le gouvernement: celui-ci, pourtant, a décidé de ne pas l'entendre! Il y répond par le mépris et par une double méprise.
En minimisant la mobilisation populaire, il compare ce qui n'est pas comparable: la fête du travail ne doit pas être mise en rapport avec les manifestations organisées les jours de grève
générale, mais avec les années précédentes. A cet égard, le 1er mai 2009 était exceptionnel.
La deuxième réaction du gouvernement est l'arrogance: après la provocation qui consiste à remettre à l'ordre du jour le travail du dimanche, qui ne crée pas d'emplois, le ministre Hortefeux
concède laconiquement qu'il recevra les organisations syndicales fin juin (de cette année, quand même ...)
Qu'attendent les responsables pour agir? La semaine dernière, les personnels des hôpitaux, médecins compris, protestaient contre la réforme Bachelot. Dans les facultés, enseignants et étudiants
maintiennent leur mouvement contre la loi Pécresse. Les personnels pénitentiaires protestent aujourd'hui contre leurs conditions de travail, sans grand espoir d'être écoutés par madame Dati.
C'est dans cette inaction que se révèle le bilan de Nicolas Sarkozy: deux ans d'injustices, de provocations, et finalement d'incompétence.
3
Jeudi 30 avril 2009
4
30
/04
/Avr
/2009
10:05
A méthode expéditive, calendrier express: la commission Guéna, qui vient d'être installée, n'a que deux mois pour rendre un avis dont le secrétaire d'Etat Alain Marleix prend soin, à toutes fins
utiles, de rappeler qu'il est seulement consultatif. Les opérations de redécoupage et de remodelage des circonscriptions législatives sont amples puisqu'elles touchent 54 départements. Elles vont
conforter les positions de l'UMP et relever pour la gauche le curseur de l'alternance.
Lire la suite de la note d'actu
1
Vos commentaires