Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 12:06

 

 

La majorité ne recule devant rien pour justifier la TVA sociale dont Sarkozy assure n'avoir jamais parlé, mais qu'il va faire voter, puisque les députés commencent dans une semaine l'examen du projet de loi de finances rectificatives qui comporte cette mesure. Nous savons donc maintenant que la TVA va passer en France à 21,2%, mais le gouvernement refuse d'admettre que la répercussion de cette augmentation sur les prix est inéluctable. Les ministres et responsables de l'UMP, comme Nicolas Sarkozy, mentent. La hausse des prix consécutive à ce nouveau relèvement de la TVA pèsera sur l'ensemble des produits que nous consommons, en particulier les carburants, l'électricité et le gaz, c'est à dire la facture de chauffage. La comparaison avec l'Allemagne dont Sarkozy fait désormais son modèle, n'est pas aussi concluante que lui et sa majorité nous le serinent.  Il est tout d'abord erroné de prétendre que la hausse de 1,6 point de la TVA alignera la France sur les autres pays européens. Le taux de TVA est en moyenne de 19,7% dans la zone euro et il est de 19% en Allemagne. Il est faux de dire que l'augmentation de 3 points de la TVA en Allemagne en 2007 n'a pas eu d'incidence sur les prix: la Banque centrale allemande elle-même estime qu'ils ont augmenté de 2,6%. En France, ce nouveau relèvement du taux de TVA représentera une charge supplémentaire de 260 euros par nénage, soit l'équivalent d'une allocation de rentrée scolaire. Dans le même temps, 100 000 à 200 000 foyers jusqu'ici non imposables vont se trouver assujettis à l'impôt sur le revenu en raison de la désindexation de son barème par rapport au taux de l'inflation, mesure introduite par le gouvernement dans son plan de rigueur de novembre 2011. D'un plan de rigueur à l'autre, le gouvernement continue de porter des mauvais coups contre les plus vulnérables d'entre nous.


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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 15:57

Le rapport de la fondation Abbé Pierre confirme que l'exclusion passe de plus en plus en France par la question du logement:  plus de 3,6 millions de personnes mal logées ou sans abri, 10 millions frappées à des degrés divers par la crise du logement. L'incident parlementaire récent sur le camping à l'année, que la majorité voulait interdire alors qu'il est pour certains le seul habitat possible, révèle cette précarité durable qui est le lot quotidien de beaucoup de ménages aux ressources trop faibles pour satisfaire aux exigences du marché de l'immobilier, notamment les salariés pauvres et les familles monoparentales. Les dépenses de logement représentent en moyenne un quart du budget des ménages, parfois la moitié, au point que plus de 4 millions de familles vivent une fois leur loyer et leurs charges payés avec moins de 500 euros par mois. Le mal-logement n'est plus une exception ou le fait d'une exclusion passagère. Il est le signe d'une crise enracinée en raison de l'aggravation terrible du chômage, naturellement, mais aussi d'une politique du logement injuste et inégalitaire, car, en ce domaine, l'Etat ne remplit manifestement plus ses missions. Depuis 10 ans, les prix de vente ont augmenté de 140%, les loyers de relocation ont explosé, creusant l'écart entre le privé et les HLM, alors que 1,2 million de ménages attendent un logement social. Les défiscalisations mises en place par la droite ces dernières années se sont avérées coûteuses pour les finances publiques et de surcroît inflationnistes. L'Etat ne participe plus qu'à hauteur de 4% au coût de réalisation d'un HLM et depuis 2009 le budget de la nation ne consacre plus aucun crédit à la lutte contre l'habitat indigne ni à la réhabilitation des logements sociaux. Enfin depuis 5 ans les sommes affectées à la construction locative et à l'amélioration du parc ont été réduites de 61%. Enfin, la majorité actuelle refuse de sanctionner les maires qui ne respectent pas le quota de 20% de logements sociaux défini par la loi SRU de 2000. Tout un symbole: la ville de Neuilly, laboratoire du sarkozysme et havre -entre autres miséreux- de la famille Bettencourt, vient de demander une dérogation car elle ne parvient pas à dépasser le taux de 4% de logements sociaux, la pauvre!


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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:53

 

 

Le président de la République semble ne plus bien savoir qui il est. Nicolas Sarkozy ou Gerhard Schröder? Depuis quelques jours et hier soir encore, il se compare à l'ancien chancelier social-démocrate allemand. Mais justement, se prend-il pour Gerhard Schröder ou pour celle qui l'a battu en 2005, la très conservatrice Angela Merkel?  L'UMP annonce en effet faire appel à cette dernière pour donner un coup de main à la campagne présidentielle. D'ailleurs hier soir, Nicolas Sarkozy était-il président ou candidat? La semaine dernière, ses proches laissaient entendre qu'il pourrait abandonner la politique en cas d'échec en mai 2012. C'est donc qu'il est candidat? Ah non, il ne le dira pas, et pourtant il annonce les réformes qu'il conduira s'il est réélu. Se voit-il donc vainqueur ou vaincu? Personne n'y comprend rien, et apparemment même l'intéressé s'y perd. Hésitant sur qui il est, il est tout aussi contradictoire sur ce qu'il fait. Jamais il n'a parlé de « TVA sociale », jure-t-il hier sur les 9 chaînes de télévision réquisitionnées par l'Elysée, oubliant qu'en juin 2007, au lendemain des élections législatives, il avait prononcé 8 fois cette formule dans un discours, se vantant alors de vouloir  « prendre ses responsabilités sur ce qu'on a appelé le débat sur la TVA sociale ». Son « devoir » est de « protéger les Français », explique-t-il depuis la crise, alors qu'il autorise désormais des accords d'entreprise dérogatoires, baptisés « contrats compétitivité emploi », qui ne garantiront ni l'une ni l'autre mais permettront aux employeurs d'imposer autoritairement des baisses de salaires ou des hausses de la durée du travail. Il se glorifie d'être un « président courage », mais c'est aux Français qu'il en demande lorsqu'il décide d'accroître encore la précarité des salariés, de diminuer encore leur pouvoir d'achat, bref, de leur faire payer le prix de son échec.


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