Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 14:39

La mi-mandat approche, et le climat tourne à l'orage pour Nicolas Sarkozy. Dans son propre camp, ses réformes sont de plus en plus mal acceptées (collectivités territoriales, taxe professionnelle), et sa politique contestée (déficits des comptes sociaux). Le procès Clearstream devient surréaliste, et avec l'affaire Epad, l'autoritarisme a été perçu comme du nepotisme. De sorte que l'énervement du président, sa crispation contre les médias, rappellent qu'il n'aime décidément pas rencontrer des obstacles sur sa route.

lire la suite de la note d'actu


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 11:40

Depuis l'instauration du bouclier fiscal, les socialistes en demandent la suppression. Ce dispositif porte en lui-même une injustice structurelle. Son effet néfaste est mesurable: l'an dernier, 834 très riches contribuables ont reçu chacun un chèque de 368 000 euros en moyenne. Dans deux cas sur trois, ce sont des patrimoines supérieurs à 15 millions d'euros qui ont bénéficié de la mesure. Et ces privilégiés sont dispensés à vie de tout effort pour redresser les comptes publics de leur pays.

 

Face aux interrogations d'un certain nombre de parlementaires UMP, Nicolas Sarkozy a répété la semaine dernière qu'il « ne toucherait pas au bouclier fiscal » car « on ne peut prendre à quelqu'un plus de la moitié de ce qu'il gagne ».

 

Cette affirmation est tout simplement mensongère puisque le principe du bouclier fiscal est que les impôts directs et les contributions sociales payés par un contribuable ne peuvent excéder 50% de ses revenus, qu'il s'agisse des revenus du travail ou des revenus du capital et du patrimoine. Cette dernière précision signifie que le bouclier fiscal ne protège ni les revenus du travail ni ceux des épargnants: il permet en fait d'exonérer les très grosses fortunes du paiement de l’ISF.

 

Injustice supplémentaire, le calcul du bouclier fiscal inclut la CRDS et la CSG. Sachant que les déficits sociaux sont évalués à plus de 24 milliards d'euros en 2009 et estimés à 30 milliards en 2010, le relèvement de la CSG ou de la CRDS est plus qu'une hypothèse. Un effort de solidarité sera tôt ou tard demandé à tous les ménages, sauf aux plus riches, exactement comme lors de la mise en place du RSA, financé par une taxe de 1,1% sur les revenus fonciers et mobiliers dont ne s'acquittent pas les bénéficiaires du bouclier fiscal.

 

Le scandale devient si évident que des voix s'élèvent au sein de la majorité pour demander d'exclure du calcul du bouclier fiscal la CSG et la CRDS. Un amendement en ce sens a même failli être voté en commission des finances.

 

Mais ces élus se contentent de prendre date, car chacun sait bien que les contestataires rentreront dans le rang, rappelés à l'ordre par la discipline majoritaire. Il n'en reste pas moins que plus la situation se dégradera et plus le bouclier fiscal ressemblera à une arme fatale.


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 12:24

Les chiffres se passent de commentaires. Le cap d'un milliard d'hommes victimes de malnutrition a été franchi. En 2006, ils étaient 850 millions. Un enfant meurt de faim toutes les six secondes.

 

La FAO (organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture) recense 642 millions de personnes sous-alimentées dans la région Asie-Pacifique, 265 millions en Afrique sub-saharienne, 53 millions dans la zone Amérique latine-Caraïbes, 42 millions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et même 15 millions dans les pays développés.

 

Elle identifie 16 pays particulièrement touchés, dont la moitié en Afrique, dans lesquels près d'un tiers de la population totale souffre de faim chronique et de malnutrition. Certains sont en situation de crise, comme le Bangladesh, le Kenya, la Somalie, l'Ethiopie, l'Erythrée, l'Inde, le Guatemala.

 

Le problème s'est aggravé depuis le début des années 2000. De 1980 à 2006, la part de l'agriculture dans l'aide publique au développement est passée de 17% à 3,8%, et la part de ressources consacrée par la Banque mondiale à l'agriculture de 30% à 6%. L'Union européenne n'a consacré dans le 9ème Fonds européen de développement que 4,5% à l'agriculture des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Les gouvernements nationaux sont de plus en plus parcimonieux: sur les 6,7 milliards promis pour 2009 au Programme alimentaire mondial, seuls 2,9 milliards lui sont parvenus. La France est particulièrement avare: 20,7 millions de dollars à ce jour.

 

Et pourtant rien de tout cela n'est une fatalité. On sait ce qu'il faut faire. On sait que l'agriculture est au centre des crises: la hausse des prix des denrées alimentaires, la récession économique, le réchauffement climatique, ont des répercussions amplifiées sur les pays pauvres, et sur les plus démunis de leurs habitants. On sait que d'ici 2050, il y aura 9,1 milliards d'êtres humains sur Terre contre 6,8 milliards aujourd'hui, et que la production agricole devra augmenter de 70% au cours des 40 prochaines années. On sait qu'il faut encourager l'investissement dans l'agriculture des pays en développement, acheter les productions des agriculteurs à des prix rémunérateurs, promouvoir une agriculture intensive mais aussi écologique. Le directeur de la FAO estime qu'en plus des financements des budgets nationaux et du secteur privé, il faudrait 42 milliards par an d'aide au développement pour éradiquer la faim dans le monde d'ici 2025, somme qu'il compare aux 1 340 milliards de dollars dépensés annuellement pour l'armement.

 

Autre comparaison: au moment où les banques renouent avec des profits indécents, il s'avère que les rémunérations versées cette année par la seule Bank of America sont 6 fois plus élevées que le budget du Programme alimentaire mondial.


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Bienvenue !


Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous,
et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de

mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.

 

  Vos commentaires m'intéressent,

bienvenue sur mon blog!

 


Bernard ROMAN

Pour me contacter  :
contact@bernard-roman.org

 

Coordonnées

Permanence parlementaire
165 rue d'Arras
59000 Lille
Tél. 03 20 52 09 20
Fax.03 28 54 01 37
contact@bernard-roman.org



Siège de Région
151 avenue du Président Hoover
59555 Lille cedex
Tél. 03 28 82 50 01
Fax.03 28 82 59 01

Recommander

RSS

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés