La « France d'en haut » assure que la sortie de crise est proche. Les dirigeants de l'UMP se glorifient dans leurs déclarations de la
« stabilisation » du chômage au troisième trimestre, des « bons chiffres pour l'économie qui se multiplient », de « la politique de relance du gouvernement qui porte des
fruits rapides sur l'emploi ».
Ces commentaires relèvent quasiment de l'imposture.
Malgré l'autosatisfaction manifestée par Nicolas Sarkozy dans son discours de La Seyne-sur-Mer, et quoi qu'en disent les communicants de l'UMP, le plan de relance du gouvernement n'a pas été efficace: - 0,1% de croissance au troisième trimestre, stagnation de la consommation, chute de l'investissement des entreprises.
En métropole, plus de 3,8 millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi, et le taux d'activité baisse. La pauvreté s'aggrave: les bénéficiaires des banques alimentaires ont augmenté de 16% en un an et les Restos du coeur affrontent une demande d'aide en progression de 15%.
L'année 2010 inquiète les économistes car ils prévoient une nouvelle diminution du niveau de vie des Français. Ces derniers s'y attendent d'ailleurs, puisqu'ils sont 60% à croire que le plus dur est à venir et 64% à ne pas penser que le pays sortira de la crise l'année prochaine.
L'aveuglement du pouvoir et son irresponsabilité n'en sont que plus incompréhensibles. Alors qu'il faudrait des mesures de soutien à l'activité, les dispositifs en vigueur vont être supprimés. Au contraire, les baisses d'impôts consenties par la majorité, comme le bouclier fiscal et la baisse de la TVA dans la restauration, qui interdisent toute politique de relance, seront préservées. Et comment accepter, dans un tel contexte, la fiscalisation des indemnités journalières versées aux salariés victimes d'accidents du travail, que nous dénonçons comme un véritable scandale?
La réponse vient du grand penseur de l'UMP, Frédéric Lefebvre: « Les socialistes n'ont pas fini de se mordre les doigts de préférer les attaques stériles aux propositions intelligentes ».


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