Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 11:49


La « France d'en haut » assure que la sortie de crise est proche. Les dirigeants de l'UMP se glorifient dans leurs déclarations de  la « stabilisation » du chômage au troisième trimestre, des « bons chiffres pour l'économie qui se multiplient », de « la politique de relance du gouvernement qui porte des fruits rapides sur l'emploi ».

 

Ces commentaires relèvent quasiment de l'imposture.

 

Malgré l'autosatisfaction manifestée par Nicolas Sarkozy dans son discours de La Seyne-sur-Mer, et quoi qu'en disent les communicants de l'UMP, le plan de relance du gouvernement n'a pas été efficace: - 0,1% de croissance au troisième trimestre, stagnation de la consommation, chute de l'investissement des entreprises.

 

En métropole, plus de 3,8 millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi, et le taux d'activité baisse. La pauvreté s'aggrave: les bénéficiaires des banques alimentaires ont augmenté de 16% en un an et les Restos du coeur affrontent une demande d'aide en progression de 15%.

 

L'année 2010 inquiète les économistes car ils prévoient une nouvelle diminution du niveau de vie des Français. Ces derniers s'y attendent d'ailleurs, puisqu'ils sont 60% à croire que le plus dur est à venir et 64% à ne pas penser que le pays sortira de la crise l'année prochaine.

 

L'aveuglement du pouvoir et son irresponsabilité n'en sont que plus incompréhensibles. Alors qu'il faudrait des mesures de soutien à l'activité, les dispositifs en vigueur vont être supprimés. Au contraire, les baisses d'impôts consenties par la majorité, comme le bouclier fiscal et la baisse de la TVA dans la restauration, qui interdisent toute politique de relance, seront préservées. Et comment accepter, dans un tel contexte, la fiscalisation des indemnités journalières versées aux salariés victimes d'accidents du travail, que nous dénonçons comme un véritable scandale?

 

La réponse vient du grand penseur de l'UMP, Frédéric Lefebvre: « Les socialistes n'ont pas fini de se mordre les doigts de préférer les attaques stériles aux propositions intelligentes ».

 


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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 15:17

Le Sommet de Copenhague, organisé sous l'égide de l'ONU, se tient du 7 au 18 décembre, et réunit 192 pays qui ont la difficile mission de dégager un accord à l'échelle mondiale pour lutter contre le réchauffement climatique. Le scepticisme qui dominait ces dernières semaines a fait place à une relative confiance à la suite notamment de l'évolution du président des Etats-Unis, puis de celle de la Chine, ces deux pays étant aujourd'hui les plus gros pollueurs de la planète.

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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 11:27

Le rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles décrit la situation des quatre millions et demi de personnes vivant dans ces quartiers : 17% de chômeurs, 41% des hommes de 15 à 24 ans au chômage, un tiers d'habitants en dessous du seuil de pauvreté (moins de 908 euros par mois), un revenu par habitant inférieur de 56% à celui du reste de la commune, un mineur sur deux frappé par la pauvreté, un écart croissant entre les collégiens des ZUS et les autres et dans les taux de réussite au baccalauréat.

 

Nous sommes en réalité confrontés à un phénomène de ghettoïsation. Depuis des décennies, nos banlieues accumulent les handicaps et les difficultés. La relégation sociale s'est aggravée par la faute du gouvernement actuel, qui ne s'est pas soucié de mettre en place un vrai plan stratégique interministériel et a supprimé un à un tous les outils de péréquation ainsi que les instruments de la politique de la ville.

 

Les crédits ne sont pas au rendez vous, la secrétaire d'Etat en charge du dossier n'est qu'un alibi, dénuée de tout poids dans l'équipe gouvernementale, et le « plan Marshall » de Nicolas Sarkozy n'était que du vent. Au demeurant, il l'a encore montré récemment, le chef de l'Etat n'aborde la question des banlieues que sous l'angle sécuritaire, en augmentant la nombre de caméras de vidéosurveillance.

 

En réalité, depuis deux ans et demi, il n'y a plus de politique de la ville. Interrogée hier à l'Assemblée nationale par un député socialiste, Fadela Amara n'a pas pu masquer son embarras, reconnaissant « des fragilités et des difficultés, en premier lieu l'emploi avec ses conséquences, et la pauvreté ».

 

Tout se passe comme si le gouvernement jouait la stratégie du « pourrissement » pour justifier un nouveau tour de vis sécuritaire lorsque l'occasion s'en présentera. Certains quartiers oubliés par les pouvoirs publics sont des barils de poudre, et par ses déclarations et son attitude, Sarkozy semble toujours vouloir allumer la mèche.

 

L'abandon des zones urbaines sensibles est le fait d'un gouvernement irresponsable. Devant un tel désengagement, le lancement du débat sur « l'identité nationale » censé nous donner la « fierté d'être Français », relève de l'inconscience et de la provocation.

 


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