Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /2010 16:59

Monsieur le ministre,

 

Nous débattons depuis une semaine de votre projet de réforme des collectivités territoriales.

 

Avec ce projet, vous affichiez votre volonté de simplification: vous complexifiez.

 

Avec ce projet, vous vouliez supprimer des niveaux d'administration territoriale: au final vous ajoutez trois niveaux supplémentaires, avec les villes nouvelles, les métropoles et les pôles métropolitains.

 

Bref, vous rendez illisible aux yeux des citoyens la démocratie locale.

 

Mais nous l'avons bien compris,  le véritable enjeu est pour vous la création de ce conseiller territorial hybride qui détiendra deux mandats pour le prix d'un et sera élu selon un mode de scrutin qui exclura de fait les femmes de la représentation politique.

 

Au final, votre projet est scandaleux à trois titres.

 

Il l'est d'abord au regard du mépris avec lequel vous traitez le parlement.

 

Ni le mode de scrutin du conseiller territorial, ni le redécoupage cantonal, ne figuraient dans votre projet initial. Et c'est sous forme d'amendement que vous avez, une heure avant l'ouverture de la séance à l'Assemblée nationale, proposé une répartition  des sièges de conseillers territoriaux et précisé les modalités du scrutin.

 

Cette méthode est  méprisante et inacceptable.

 

Mais le plus grave est que votre dispositif viole la Constitution.

 

Tout d'abord, votre projet déroge au principe d'égalité.

 

Avec cette loi, la région Nord-Pas-de-Calais avec ses 4 millions d'habitants comptera moins de conseillers territoriaux que la région Champagne-Ardenne, trois fois moins peuplée.

 

Un conseiller territorial vaudra 7900 habitants dans le Limousin mais 38 000 en Ile de France, 28 000 en Alsace mais  1 9500 en Auvergne.

 

Vous nous répondez que la population n'est pas le seul critère, mais alors quels sont les critères?

 

Au-delà des petits arrangements entre amis, comment comptez-vous garantir le principe constitutionnel d'égalité des suffrages?

 

En second lieu, le mode de scrutin que vous retenez bafoue  le principe de parité.

 

 Notre Constitution dispose que la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux: non seulement votre projet ne le favorise pas, mais au contraire en choisissant le mode de scrutin le plus mortifère dans notre pays pour la représentation des femmes, celui des élections cantonales, vous nous proposez le plus spectaculaire et le plus indigne des retours en arrière depuis l'introduction dans la Constitution du principe d'égal accès des hommes et des femmes aux responsabilités.

 

Monsieur le ministre, votre projet est au regard de la décentralisation, de l'égalité, de la cause des femmes, un recul sans précédent.

 

Il est encore temps : renoncez !


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 11:45

 

 

Depuis les élections régionales, Nicolas Sarkozy se consacre majoritairement à deux dossiers, l'agriculture et la sécurité. C'est dire que, dans la perspective de 2012, il cible deux électorats qu'il souhaite garder dans son camp, le monde rural et la droite extrêmiste.

 

Les autres catégories de la population, celles dont il n'attend pas le soutien, ne l'intéressent plus. Tel est notamment le cas des jeunes, et c'est très grave.

 

Alors que le chômage vient encore d'augmenter au mois d'avril de 0,6%, la plus forte progression des demandeurs d'emploi concerne les jeunes de moins de 25 ans, en hausse de 1,4%.

 

Au dernier trimestre 2009, le taux de chômage des jeunes atteint 24%, et dans certains quartiers sensibles, plus de 40% des hommes âgés de 15 à 24 ans sont inactifs.

 

L'abandon des banlieues, les difficultés des jeunes à trouver un emploi, à accéder au logement, sont en train de créer des inégalités absolument insupportables. Quel horizon offrons-nous aux jeunes générations, qui ont devant elles beaucoup d'obstacles, qui souvent n'ont pas la perspective de vivre mieux que leurs parents, et qui paieront le plus lourd tribut à la crise, aux déficits, à la rigueur?

 

Ces questions là devraient être en France une urgence nationale. Car l'un des enjeux de l'action politique est de permettre aux jeunes de construire leur avenir dans les meilleures conditions possibles. Or, il faut bien constater que le pouvoir actuel en laisse un grand nombre au bord de la route.

 

Pire, lorsque le président de la République parle de la jeunesse, c'est pour sanctionner l'absentéisme scolaire sans s'interroger sur ses causes, pour faire entrer la police dans les établissements scolaires, et pour envoyer les élèves difficiles dans des internats qui  ressemblent à des maisons de correction.

 

Bref, il aborde la question de la jeunesse par le petit bout de la lorgnette, sous un angle uniquement répressif. Pour lui, les jeunes sont un problème, pas une chance, ils sontassimilés à la délinquance et au désordre, et au lieu de les écouter et de leur ouvrir des chemins, il faut les mater pour ne plus les entendre.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /2010 11:08

 

 

Pour la première fois, le mouvement de décentralisation initié par la gauche en 1981 est inversé. Nicolas Sarkozy a décidé d'asphyxier les collectivités locales et de mettre fin à la décentralisation. La réforme que l'Assemblée nationale examine cette semaine illustre cette volonté en organisant une véritable régression territoriale. De plus, l'annonce du gel des dotations aux collectivités locales va les étrangler davantage alors qu'elles sont à l'origine de 75% de l'investissement public.

 

Lire la suite de la note d'actu


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    

Bienvenue !



Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous,

et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.


V
os commentaires m’intéressent, bienvenue sur mon blog!

Bernard ROMAN


Vous pouvez également, si vous le désirez, m’adresser un courriel :
contact@bernard-roman.org

 

Coordonnées

Permanence parlementaire
165 rue d'Arras
59000 Lille
Tél. 03 20 52 09 20
Fax.03 28 54 01 37
contact@bernard-roman.org



Siège de Région
151 avenue du Président Hoover
59555 Lille cedex
Tél. 03 28 82 50 01
Fax.03 28 82 59 01

Recommander

RSS

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés