Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 10:56

Que l'on soit homme politique, écrivain, artiste, simple citoyen, homme ou femme, jeune ou vieux, croyant ou non, il ne faut jamais désespérer de l'humanité, il faut miser sur la supériorité de la raison sur l'aveuglement, croire en la suprématie de la vérité sur l'injustice.

 

Il y a cependant de quoi douter au vu du calvaire de Sakineh Mohammadi Ashtiani, incarcérée  depuis 5 ans dans une prison iranienne, déjà punie de 99 coups de fouets administrés en présence de l'un de ses enfants après avoir avoué, sous la torture, deux relations amoureuses hors mariage, et aujourd'hui condamnée à la mort par lapidation à la suite d'une accusation invraisemblable de complicité dans le meurtre de son mari, charge dont la jeune femme avait été lavée en 2006.

 

Sakineh est innocente mais la question à ce stade n'est plus seulement celle de la culpabilité, elle est aussi celle de la peine de mort, de ce droit que s'arrogent encore aujourd'hui quelques pays dans le monde. La peine de mort n'est pas la justice. La justice, c'est d'abord  la vérité, qui en l'espèce n'est pas établie, c'est ensuite la proportionnalité de la peine, et c'est enfin l'abolition de cette barbarie qu'est la peine de mort, qui prend ici la forme du supplice de la lapidation: à ce stade, les mots manquent pour exprimer la pensée.

 

Le monde entier tremble pour Sakineh, victime de sa condition féminine dans un pays qui fait peu de cas des droits des femmes. La communauté internationale se mobilise, les appels de responsables politiques et d'intellectuels se multiplient, les signatures s'entassent au bas des pétitions, mais avec un sentiment d'impuissance qui n'est surmonté que par la volonté de faire ce qui peut être fait pour sauver Sakineh.

 

Nous sommes totalement démunis face au pouvoir iranien et pourtant la vie de Sakineh est entre nos mains aussi longtemps que les autorités de Téhéran n'acceptent pas de réexaminer leur terrible verdict. N'abandonnons pas Sakineh.

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 12:11

L'Assemblée nationale examinera durant la dernière semaine de septembre, dans le cadre de la session extraordinaire, le « projet de loi relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité ».

 

Ce texte a été déposé au printemps dernier. Il  a pour objet, ou plutôt pour prétexte, la transposition technique de trois directives européennes: la directive « retour », la directive « carte bleue européenne », et la directive « sanctions ».

 

En réalité,  il modifie substantiellement le droit des étrangers dans un sens très restrictif. La réforme va neutraliser le juge judiciaire, accusé par le gouvernement de remettre en liberté un trop grand nombre d'étrangers interpellés. De sorte que la marge d'appréciation du juge de la détention et des libertés sera réduite, son intervention repoussée et ses délais pour statuer réduits, ce qui permettra d'expulser les personnes avant leur passage devant le juge ou de ne pas les remettre en liberté même en cas d'irrégularités avérées.

 

Les autres mesures du texte sont emblématiques de ce durcissement, en particulier l'extension de la notion de zone d'attente, l'augmentation du délai de rétention à 45 jours contre 32 actuellement,  et l'instauration de l'interdiction administrative de retour sur le territoire français.

 

De plus, dans la foulée des surenchères sécuritaires de l'été, le ministre de l'Intérieur prévoit d'amender le texte pour mettre en oeuvre les consignes présidentielles sur la réévaluation des motifs donnant lieu à la déchéance de la nationalité. Juridiquement, les montages seront acrobatiques en raison du risque d'inconstitutionnalité. Politiquement, c'est la première fois qu'un parti autre que le Front national établit un lien entre immigration et délinquance.

 

La politique française suscite un tel malaise que Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la justice et des droits fondamentaux, a adressé au gouvernement français un rappel à l'ordre cinglant : « J'attends que tous les Etats-membres respectent les règles partagées de l'Union européenne, notamment les droits fondamentaux, y compris les droits des personnes appartenant à des minorités. Personne ne devrait être expulsé juste parce qu'il appartient à la communauté des Roms ».

 

C'est bien cela le problème. Aujourd'hui en France, des familles sont expulsées en raison de leurs origines. Pour ce qu'elles sont et non pas pour ce qu'elles font: aucun des Roms renvoyés en Roumanie la semaine dernière n'avait commis d'infraction, ni ici ni là-bas.


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    
Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /2010 13:54

L'offensive sécuritaire de l'été pourrait bien ne pas produire les effets qu'escomptait le chef de l'Etat lorsqu'il a prononcé son discours de Grenoble. Relayées avec de très gros sabots par sa garde rapprochée, les propositions de Nicolas Sarkozy sont très vite apparues pour ce qu'elles sont: une manoeuvre électorale, sans doute, un piège pour la gauche, peut-être, mais surtout un reniement des valeurs de la République par celui qui en est institutionnellement le garant. Le pays des droits de l'homme ne se reconnaît plus dans ces surenchères qui abîment l'image de la France à l'étranger.

 

Lire la suite de la note d'actu


Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    

Bienvenue !



Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous,

et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue,
j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.


V
os commentaires m’intéressent, bienvenue sur mon blog!

Bernard ROMAN


Vous pouvez également, si vous le désirez, m’adresser un courriel :
contact@bernard-roman.org

 

Coordonnées

Permanence parlementaire
165 rue d'Arras
59000 Lille
Tél. 03 20 52 09 20
Fax.03 28 54 01 37
contact@bernard-roman.org



Siège de Région
151 avenue du Président Hoover
59555 Lille cedex
Tél. 03 28 82 50 01
Fax.03 28 82 59 01

Recommander

RSS

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés