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Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue, j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.

 

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Bernard Roman

 

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 13:12

Au-delà de la satisfaction de l’élection d’un député socialiste dans le Doubs, Frédéric BARBIER dans la circonscription détenue jusqu’alors par Pierre MOSCOVICI, je ne peux masquer une profonde inquiétude, celle d’un danger plus lourd qu’on ne le pense.

Ce ne sont pas les palinodies, les positionnements tactiques personnels ou l’absence de colonne vertébrale de l’UMP qui me préoccupent. Ce ne sont pas non plus les concours d’esthétique du verbe entre les « ni-ni », les « oui si… », les « non mais… » de ceux qui se refusent le courage, qui devient sans doute aujourd’hui, plus que jamais, la première exigence de la politique, de trouver les vrais mots.

Non, ce qui m’inquiète, qui me ronge, qui me renvoie à l’histoire, c’est notre faiblesse qui comme celle des autres en d’autres temps pourrait nous conduire au pire.

Qui peut aujourd’hui ignorer que dans une circonscription de France, près de 50% des électeurs ont voté pour ceux qui représentent les ennemis de la République et de la démocratie ?

Car c’est de cela qu’il s’agit.

J’entends bien les arguments de tous les bien-pensants de la gauche de la gauche qui au lendemain de chaque défaite électorale nous serinent : « je vous l’avais bien dit…avec votre politique sociale libérale voilà le résultat ».

Mais ceux-là même qui prônent ce discours emprunté à l’extrême gauche Espagnole ou Grecque réveillent difficilement les 3,5% des suffrages au premier tour dans le Doubs.

Montbéliard n’est pas Athènes.

Cela devrait les amener à plus de modestie, comme cela devrait les amener à plus de réflexion car le Front National atteint des scores-record dans des petites communes où ni la crise sociale, ni l’immigration ni même l’insécurité n’atteignent des sommets.

Alors ce qui doit hanter tous les républicains, tous les politiques aujourd’hui, c’est qu’on ne peut accepter que le pays de la démocratie moderne qui a inventé « Liberté, Egalité, Fraternité » se taise ou reste sans réagir devant ce naufrage.

Le Front National scandait « l’inégalité des races », s’acharnait sur l’immigration qui rimait pour elle avec l’islamisation et le terrorisme et la moitié des électeurs s’y sont retrouvés.

J’ai honte. J’ai peur. Il nous faut réagir et nous souvenir de Jaurès qui nous disait pour défendre la République : « Le socialisme c’est la démocratie jusqu’au bout ».

100 ans après c’est toujours vrai !!

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 13:02

Chers amis,

Vous comprendrez, j’en suis sûr, que ces vœux soient emprunts cette année d’une particulière gravité.

A peine commencée, l’année 2015 est déjà vieille de terribles souvenirs.

Permettez-moi d’avoir une pensée pour les victimes et leurs familles.

Parmi les images qui nous resteront en mémoire, il y a celles –effroyables- de ces journalistes exécutés parce qu’ils étaient libres, de ces policiers abattus parce qu’ils étaient républicains, de ces citoyens assassinés parce qu’ils étaient juifs.

Mais il y a aussi des images d’espérance, cette journée du 11 janvier qui a vu tout un peuple se lever au nom des valeurs de la République.

Deux jours plus tard, cette journée historique à l’Assemblée nationale.

Et puis, puisque je siège en votre nom à l’Assemblée nationale, je veux vous dire avec quelle immense fierté, en pensant à chacune et à chacun d’entre vous, je me suis levé dans l’hémicycle du Palais Bourbon, le 13 janvier, pour chanter la Marseillaise, la voix forte mais le cœur serré.

Quand on vit ces moments-là, historiques, tant de choses nous traversent le cœur et l’esprit.

Je pensais à l’héritage que nous ont laissé Jean JAURES « le socialisme, c’est la démocratie jusqu’au bout » ; Aristide BRIAND, le père de la laïcité en 1905, qui disait, dans un discours admirable, « la laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une » ; le Général DE GAULLE qui écrivait, dans ses mémoires, que « la France était devenue une grande nation parce qu’elle avait su, au cours de l’Histoire, pétrir des peuples qui l’avaient constituée ».

Tous les grands serviteurs de la République dont nous sommes les modestes héritiers mais dont la voix avait tonné dans cet hémicycle : Jean JAURES, Léon BLUM et, plus proches de nous, Jean LEBAS, Léo LAGRANGE, Pierre MAUROY.

Et puis je pensais enfin qu’à travers les siècles, des hommes et des femmes s’étaient battus pour la liberté et que la liberté, elle est là, elle nous surveille, elle sait qu’elle a souffert sur le pont levis de la Bastille, sur les barricades des Trois Glorieuses, sur le mur des Fédérés après la Commune, dans les maquis de la Résistance, sur les fronts des deux guerres sanglantes du siècle dernier où des bataillons entiers venus de nos campagnes mais aussi, ne l’oublions jamais, de nos concitoyens d’Algérie, du Maroc, de Tunisie ou encore du Sénégal, se sont battus pour notre liberté. Nous la leur devons aussi.

La France, aujourd’hui, c’est notre bien commun : « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Et puis au-delà, comment ne pas dire l’immense fierté que nous avons tous ressentie devant l’action du Président de la République, François HOLLANDE, de Manuel VALLS, de Bernard CAZENEUVE, de Christiane TAUBIRA, « grands hommes d’Etat » qui ont fait preuve d’une même hauteur de vue, de sang froid.

De ces évènements, il faut tirer des leçons. Depuis ces évènements, dans la circonscription, j’ai rencontré beaucoup de citoyens dans mes permanences, des jeunes, dans les collèges, les lycées, les centres sociaux.

La première leçon, je veux le dire ici, dans la 1ère circonscription, pour répondre à la crainte de nos compatriotes de confession musulmane qui craindraient d’être regardés avec suspicion : évitons les amalgames !

On ne va pas importer en France les conflits religieux qui déchirent le monde, mais il faut rappeler à tous qu’au Nigeria, en Syrie, en Irak, les premières victimes des fanatiques, ce sont d’abord les musulmans eux-mêmes… les jeunes filles enlevées par Boko Haram, les populations exterminées par Etat Islamique en Syrie.

La deuxième leçon : cultivons nos valeurs ! La France que l’on vit, la France que l’on veut, celle que l’on cultive ici, dans cette circonscription que je suis si fier de représenter, c’est celle de la liberté mais aussi celle de la fraternité.

On veut une France où on n’a pas à avoir peur parce qu’on est juif, où on n’a pas à se cacher parce qu’on est musulman, où on n’a pas à se méfier parce qu’on est noir, où on n’a pas à avoir honte parce qu’on est homosexuel.

C’est cela la France que nous voulons ! Celle que le monde entier regarde en modèle de la démocratie moderne, celle de cette devise que nous défendons depuis plus de 200 ans « Liberté, Egalité, Fraternité », notre devise, notre image, notre tradition, celle dont nous devons être fiers.

La tradition, ce n’est pas de conserver les cendres, c’est souffler sur les braises pour entretenir le feu de l’espérance.

Bonne année à tous.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 16:33

C'était l'une des promesses de campagne du Président de la République: « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. »

Après deux ans de réflexion, les propositions faites par les députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP), tous deux chargés par le gouvernement de proposer des aménagements à la loi sur la fin de vie, répondent en partie à cet objectif.

Ce texte prévoit en effet deux avancées majeures qui consacrent la volonté du patient et le recentre au cœur du dispositif. La première est celle de l’apaisement des souffrances en reconnaissant un "droit à la sédation profonde et continue". La deuxième concerne le renforcement du caractère contraignant des directives anticipées qui s’imposeront désormais au corps médical.

Si je salue le travail de mes collègues parlementaires, je tiens à souligner le caractère insuffisant de ces préconisations. Il faut aller plus loin. Selon l’INED (Institut National d’Etudes Démographiques) il y a eu en France en 2013 plus de 4500 décès dus à l’ « administration de médicaments pour mettre délibérément fin à la vie ».

C’est une réalité à laquelle nous devons avoir le courage de faire face en tant que représentants de la Nation. Il en est de notre responsabilité en tant que législateur, il en est de notre conscience en tant qu'Homme.

Alors, pour tous ceux qui ne souhaitent pas décliner, même dans le sommeil, par dignité, aux yeux des autres, de ceux qu’ils aiment et d’eux-mêmes, la question est de savoir si la loi doit, ou pas, donner les moyens de partir quand la maladie est incurable et qu’ils en expriment la volonté.

Cette question, nous aurons l’occasion d’y répondre prochainement puisque ce débat n’était en réalité que le prélude de l'examen, en mars 2015, d'une proposition de loi préparée par Alain Claeys et Jean Leonetti.

Pour ma part, je pense que nous devons légaliser l’aide active à mourir dans la dignité pour ceux qui le demandent. L’exception d’euthanasie et le suicide assisté parfaitement encadrés et définis par la loi doivent être rendus possibles.

Bien évidemment, j’entends le débat philosophique et je le partage mais n’oublions pas les témoignages de tous ceux qui ont voulu maîtriser, en toute liberté, la manière dont ils ont voulu partir.

Car il s’agit bien là d’une liberté, celle de décider par soi-même quand nous désirerons mourir et l’émotion que cela provoque au plus profond de nous ne doit pas nous empêcher d’y répondre avec le souci de la dignité, du respect et de l’ultime liberté.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 14:29

C’est avec beaucoup d’émotion, d’humilité et un profond respect que nous avons rendu hommage, ce mercredi 10 décembre, à une grande figure du socialisme français et de l’Histoire de la Vème République.

En plein cœur du Palais Bourbon est désormais apposée une plaque gravée au nom de Pierre Mauroy et fixée sur la place qu’il occupait lorsqu’il siégeait dans l’hémicycle.

Nombreux ont été ceux qui ont tenu à assister à la cérémonie, une façon peut-être de faire revivre ce personnage emblématique qui a tant apporté au peuple français. Plusieurs anciens ministres des gouvernements Mauroy nous ont fait l’honneur d’être présents ainsi que de nombreux députés de la région, de droite comme de gauche, ainsi que son fils Fabien et Isabelle, son épouse.

Cette cérémonie était à l’image de ce que Pierre Mauroy incarnait : le rassemblement, l’authenticité, la grandeur et la simplicité.

Maire de Lille entre 1973 et 2001, Premier Ministre sous la Présidence de François Mitterrand puis sénateur jusqu’en 2011, Pierre Mauroy a traversé la vie sans jamais perdre le fil de ses engagements politiques et des valeurs de la gauche.

Fidèle, il l’a toujours été, ce qui lui a valu d’être reconnu comme un humaniste par tous. Que ce soit envers sa ville, sa région ou la nation, il a toujours démontré un attachement sincère aux engagements qu’il prenait, aux responsabilités qui lui avaient été confiées et aux personnes qu’il rencontrait.

Pierre Mauroy était aussi un homme extraordinairement moderne. Il fut le premier à assumer les termes de « social démocratie » pour tenter de définir le socialisme de son époque. Courageux et pragmatique, c’est également lui qui a permis au Parti Socialiste de prendre en compte et d’affronter la réalité des difficultés économiques qui frappaient le pays au début des années 80 et qui a permis à la gauche de s’installer durablement dans le paysage politique français.

Doté d’une réelle vision pour la société française, c’est sous ses gouvernements successifs qu’ont été décidées de nombreuses avancées sociales : abolition de la peine de mort, semaine de 39 heures, cinquième semaine de congés payés, augmentation du nombre de fonctionnaires, décentralisation, nationalisations, impôt sur les grandes fortunes, retraite à soixante ans, remboursement de l'IVG, libération de l’information, etc.

C’est pour toutes ces raisons que nous lui devions aujourd’hui une place toute particulière au sein de notre Assemblée afin qu’il rejoigne dans l’hémicycle, par la force symbolique qu’une simple plaque peut représenter, les noms et le souvenir de ces anciens présidents de la République, présidents du conseil ou premiers ministres aujourd’hui disparus.

C’est aussi une façon, en parlant de lui et de son action, de montrer que, dans l’éternel débat entre les anciens et les modernes, les modernes ne sont jamais ceux qui refusent d’avancer. Merci Pierre Mauroy.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 11:19

Les 10 mesures dont je n’aurais pas pu vous parler

si François Hollande n’avait pas été élu

 

1) Création de 60 000 postes dans l’Education nationale

 

2) Création de 155 000 emplois d’avenir

 

3) Réforme des retraites

  - carrières longues 60 ans

  - congés maternité

  - pénibilité

 

4) Elargissement de l'accès à la CMU à 700 000 personnes

 

5) Augmentation de 25 % de l’allocation rentrée scolaire

 

6) Augmentation de l’ISF pour les patrimoines de plus d’1,3 M d’euros

 

7) Imposition des stock-options

 

8) Suppression de la 1ère tranche Impôt sur le revenu

 

9) Tarif social de l’énergie pour 8 millions de Français

 

10) Mariage pour les couples de même sexe (et adoption)

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