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Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue, j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.

 

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Bernard Roman

 

 

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 15:54

Depuis trop longtemps, nous nous sommes battus sur la question de la reconnaissance des délits et crimes incestueux dans le code pénal français. En avril dernier, je me suis aperçu, indigné, que le combat continuait là où je ne l’attendais pas…

En effet, lors de la discussion en première lecture au Sénat, l’article qui inscrivait l’inceste dans le code pénal a été supprimé. Cette décision reste à ce jour incompréhensible.

Alors, lorsque le temps de la discussion est venue à l’Assemblée nationale, j’ai déposé un amendement visant à rétablir dans le code pénal la notion d’inceste, en qualifiant d’incestueuses les infractions sexuelles commises sur un mineur par un certain nombre de membres de sa famille précisément définis.

Ce faisant, nous évitons une éventuelle censure du Conseil Constitutionnel comme ce fut le cas en 2011 où une disposition législative inscrivant l'inceste dans le code pénal avait été censurée car il avait jugé imprécise la notion de "famille" utilisée.

Cet amendement, soutenu par plus d’une centaine de députés socialiste, a été voté à l’unanimité par les parlementaires membres de la commission des Lois ainsi que par ceux de la commission des Affaires Sociales et de la Santé.

Avec cet amendement nous nous apprêtons à changer le cours de l’histoire en matière de droit pénal car contrairement aux idées reçues l'inceste n'est pas défini en tant que tel dans le code pénal.

Mais surtout, cette reconnaissance représente un symbole fort pour les victimes. En France, 1 femme sur 10 aurait été victime d’actes incestueux selon les études réalisées. Il était donc du devoir des responsables politiques de prendre la mesure de la réalité et d’agir concrètement afin de permettre aux victimes de se voir reconnaître par la société le crime qu’elles ont subi et de pouvoir se reconstruire.

Aujourd’hui, je suis fier, avec les parlementaires socialistes, de contribuer à cette reconnaissance tant attendue par des centaines de milliers de victimes en France.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:42

Il faudra prendre un peu de recul pour analyser les résultats des élections départementales de ce 22 mars.

Au-delà des certitudes, les observateurs devront se pencher sur des questions, nouvelles pour certaines, qui auront marqué ce scrutin.

Au chapitre des certitudes, il y a d’abord la percée du Front National sur l’ensemble du pays, qui impose la tripolarisation de la vie politique française dont toute la structure institutionnelle est pourtant bâtie sur la bipolarisation.

C’est d’ailleurs une erreur de parler de tripartisme. Cela supposerait que l’UMP soit seule à droite et que le PS soit seule à gauche. Or, c’est bien parce que le pôle de la gauche est parti éclaté que le résultat lui est si défavorable en termes de sièges.

Il ne s’agit pas de la faiblesse d’un parti mais de l’impossibilité pour la gauche de s’être rassemblée au premier tour.

La 2ème certitude est l’existence d’un vote sanction. Depuis 1976 sans exception, chaque élection cantonale aura donné lieu, avec une amplitude plus ou moins forte, à la sanction du pouvoir exécutif en place.

Mais au-delà de cette certitude, il faudra méditer sur le fait que la gauche réalise en 2015 un score de plus de deux points supérieur à celui qu’elle avait réalisé en 1992, date de son plus mauvais résultat.

Là encore, il faut méditer l’absence mortifère de rassemblement qu’impose désormais la tripolarisation.

La troisième certitude est l’agrégation des votes contestataires à l’extrême-droite et à l’extrême-gauche de l’échiquier politique, comme si la recette de la sortie de l’Europe et de l’euro, prônée par Marine LE PEN et Jean-Luc MELENCHON, séduisait les mêmes électorats, ceux qui souffrent le plus du chômage et des difficultés sociales.

La dernière certitude, enfin, montre, par des différences notoires entre les départements, qu’on ne peut gagner contre son camp.

Partout où les socialistes ont ouvertement dénoncé la politique de l’exécutif, ils ont souvent alimenté la fracturation de la gauche en donnant tous les arguments à leurs électeurs de se détourner du soutien au Parti socialiste.

Ce sont là les premières leçons à méditer pour préparer les victoires à venir.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 10:54

Ce dimanche 22 mars est une date essentielle. C’est une échéance déterminante car les élus que vous choisirez orienteront le devenir de votre département.

Qu’il s’agisse de l’éducation avec les collèges, des routes, de l’emploi, de la culture ou du sport, les conseillers départementaux ont la capacité d’apporter des réponses concrètes aux attentes et aux besoins qui sont les vôtres. De même, le Conseil départemental vous accompagne tout au long de votre vie et celle de vos proches en agissant de la petite enfance avec les PMI au dernier âge de la vie avec le maintien à domicile ou l'hébergement en établissement pour ceux qui le souhaitent.

Ces compétences-là ne sont pas anodines. Elles doivent être confiées à des personnes dont le goût pour l’engagement au service de l’intérêt général prévaut. Elles doivent être confiées à des hommes, des femmes, qui portent un idéal de justice sociale, de vivre-ensemble et qui auront à cœur de les défendre tout au long de l’exercice de leur mandat.

En outre, pour la première fois cette année et grâce à la loi votée par la gauche, nous connaîtrons une amélioration concrète et immédiate de la représentation des femmes parmi les élus puisque la parité femme-homme des candidats sera strictement respectée.

Ces enjeux passent au second plan car dans la presse et dans les médias ainsi qu'au travers des différents sondages la montée du Front national est présentée comme inéluctable.

Aujourd’hui, même si il convient de ne pas sous-estimer ces signaux alarmistes, nous devons réagir !   Il ne s’agit pas d’agiter le chiffon rouge mais de rappeler à chacun que voter est un droit avant de devenir, parfois et un peu tardivement, un devoir de conscience.

Alors, ne laissons pas courir le risque de voir se reproduire un 21 avril, ne laissons pas non plus nos adversaires de la droite profiter de la démobilisation mais rassemblons-nous car il est plus que jamais de notre devoir de nous mobiliser pour porter nos idéaux de justice sociale, de progrès et de vivre-ensemble et de les faire partager par le plus grand nombre.

Pour ce faire, je vous le demande, allez voter avec vos proches, vos voisins ou en famille, ce dimanche 22 mars.

Allez voter pour les candidats socialistes qui sauront, eux, relever le défi du vivre-ensemble.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 10:56

L’Assemblée nationale a débattu cette semaine de la proposition de loi sur la fin de vie qui était supposée répondre à la demande de la majorité des Français de pouvoir choisir leur mort.

Si le texte de la proposition de loi « Claeys-Léonetti » permet une avancée en offrant désormais le droit à chacun d’écrire ses directives anticipées qui s’imposeront aux médecins, il reste très insuffisant en n’ouvrant pas le droit à l’euthanasie et en offrant, comme seule issue à ceux qui souhaitent mettre fin à leur vie, « une sédation profonde et continue jusqu’à la mort », c'est-à-dire l’euthanasie qui peut durer des jours voire des semaines.

En ce qui me concerne, et je l’ai réaffirmé à la tribune de l’Assemblée nationale, je considère qu’on doit permettre à tous les citoyens qui le désirent lorsqu’ils sont en phase terminale d’une maladie incurable, l’euthanasie ou le suicide assisté.

De ce point de vue, j’ai avancé les trois raisons qui me conduisent à défendre cette idée :

La première est qu’avec ce texte, nous continuerons d’interdire l’euthanasie en France, mais, en même temps, nous continuerons à fermer les yeux sur le fait qu’elle y est pratiquée. Une étude officielle de l’INED (Institut national des études démographiques) chiffre à plus de 4500 le nombre de décès qui font suite « à l’administration de médicaments pour mettre délibérément fin à la vie » en milieu hospitalier. Cette hypocrisie n’a plus aucun sens lorsqu’on légifère sur cette question.

La deuxième raison est qu’avec ce texte, nous continuerons d’interdire l’euthanasie en France, mais nous n’interdirons pas l’euthanasie aux Français. De fait, ils se tournent de plus en plus nombreux vers des cliniques ou des associations Belges, Néerlandaises ou Suisses, pour obtenir ce droit que la législation française leur refuse. Nous ne pouvons pas faire comme si ce n’était pas vrai : s’ils le font, cela signifie que cette demande existe, que l’on ne peut fermer les yeux.

Enfin, la troisième raison tient au fait que terminer sa vie dans la dignité, ce n’est pas seulement ne plus souffrir quand la maladie, inéluctable, grignote chaque jour un peu plus la vie. La dignité, c’est aussi la traversée du miroir, l’image que l’on veut garder de soi ou continuer à donner à ceux que l’on aime, et le refus de la déchéance physique, même sans souffrir, même en dormant. Cette dignité-là, il est de notre devoir de comprendre que nous souhaitons la préserver en partant, en disant adieu à ceux que nous aimons, et non en nous endormant ou en nous laissant endormir.

Alors il faut continuer à examiner d’autres voies. Il ne s’agit pas là de prétendre légiférer sur tout ou imposer les conditions de fin de vie au patient ou au médecin. Il ne s’agit pas de cela, mais simplement d’ouvrir un droit nouveau à ceux qui en feraient le choix, et à eux seuls, sans ôter aucun autre droit aux autres, en leur donnant le droit de partir dignement, au moment où ils le désirent.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 15:49

La situation des retraités relevant de la caisse de Lille est intolérable. Intolérable, car nous parlons de futurs retraités qui attendent la retraite qui leur est due. Intolérable, car ces futurs retraités se retrouvent en difficulté pour payer leur loyer, pour assurer leurs dépenses quotidiennes. Il est inacceptable que la sécurité sociale laisse des retraités sans ressources.

Ces dysfonctionnements sont isolés : exception faite, dans une très moindre mesure, de la CARSAT de Montpellier, les autres caisses de retraite ne sont pas confrontées à de telles difficultés.

Les reports de départs en retraite à la suite de la réforme de 2010, les départs anticipés pour carrières longues, ont donné plus d’activité ces derniers mois aux caisses de retraite. Mais il a été manifestement mal anticipé dans la CARSAT Nord Picardie. Les dossiers en retard se sont accumulés, sans que la CARSAT ne fasse appel à la solidarité d'autres caisses pendant plusieurs mois.

Dès que la Ministre a été alertée sur la gravité de la situation, aussitôt pris, en décembre, des mesures exceptionnelles ont aussi été prises :

  • en accordant des renforts humains et encouragé à une réorganisation des équipes pour gérer les dossiers accumulés ;
  • en demandant la mise en place d’une entraide entre CARSAT, pour que d’autres caisses aident celles de Lille et de Montpellier à traiter les dossiers et à rattraper leur retard ;
  • en demandant pour les retraités les plus en difficulté la mise en œuvre d’une aide financière de 800 €. Cette aide ne sera pas récupérée sur les retraites ;
  • enfin, la Ministre a également demandé au Ministre des Finances et au secrétaire d’État chargé du Budget de donner pour consigne aux services des impôts de traiter avec bienveillance les demandes de délais que feraient les retraités concernés par ces situations.

Ces décisions ont permis de diminuer fortement le nombre de retraités qui attendent, depuis un mois voire plus, leur retraite. Ils étaient plus de 7000 en janvier, ils étaient encore 4 100 fin février.

4 100 futurs retraités du Nord Picardie sont aujourd'hui en retard de plus d’un mois par rapport à la date souhaitée de retraite ; c’est une nette amélioration par rapport à début janvier mais cela reste inacceptable.

La Ministre a lancé une mission de contrôle de l’IGAS en urgence, qui doit rendre ses préconisations dès vendredi. Elle doit permettre d’apporter une réponse structurelle, afin d’éviter le retour d’une telle crise.

Cette mission permettra d’identifier les responsabilités et de confier au tout nouveau directeur le soin de mettre en œuvre des solutions nouvelles.

En attendant le retour à la normale, quatre décisions supplémentaires sont mises en œuvre :

  • l'aide de 800 euros sera versée à tous les retraités de la CARSAT Nord Picardie dont les dossiers sont en retard ;
  • comme l’a annoncé le Président de la République, les retraités concernés qui ont déjà reçu cette aide il y a plus d’un mois pourront en bénéficier à nouveau s’ils n’ont toujours pas reçu leur retraite ;
  • 2 500 dossiers en retard seront basculés, en mars, vers d’autres CARSAT pour un traitement prioritaire ;

La Ministre accordera à la CARSAT tous les moyens humains qui lui seront nécessaires pour régler cette crise.

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