Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Bienvenue...


Parce que j’ai toujours considéré qu’en ma qualité d’élu je devais rester en contact permanent avec vous, et parce que je sais combien il est important pour chaque citoyen de trouver un espace d’expression et de dialogue, j’ai ouvert ce blog, d'une part, pour vous permettre de prendre connaissance de mon activité politique, de mes engagements, voire, de mes coups de gueule, et d'autre part, pour vous offrir la possibilité d’échanger avec moi sur des sujets d’actualité.

 

  Vos commentaires m'intéressent,

bienvenue sur mon blog.

 
Bernard Roman

 

 

 contact@bernard-roman.org


Et retrouvez-moi sur Twitter @bernardroman59

 


 


 

Me joindre

Permanence parlementaire
165 rue d'Arras
59000 Lille
Tél. 03 20 52 09 20
Fax.03 28 54 01 37
contact@bernard-roman.org



Siège de Région
151 avenue du Président Hoover
59555 Lille cedex
Tél. 03 28 82 50 01
Fax.03 28 82 59 01

12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 14:29

C’est avec beaucoup d’émotion, d’humilité et un profond respect que nous avons rendu hommage, ce mercredi 10 décembre, à une grande figure du socialisme français et de l’Histoire de la Vème République.

En plein cœur du Palais Bourbon est désormais apposée une plaque gravée au nom de Pierre Mauroy et fixée sur la place qu’il occupait lorsqu’il siégeait dans l’hémicycle.

Nombreux ont été ceux qui ont tenu à assister à la cérémonie, une façon peut-être de faire revivre ce personnage emblématique qui a tant apporté au peuple français. Plusieurs anciens ministres des gouvernements Mauroy nous ont fait l’honneur d’être présents ainsi que de nombreux députés de la région, de droite comme de gauche, ainsi que son fils Fabien et Isabelle, son épouse.

Cette cérémonie était à l’image de ce que Pierre Mauroy incarnait : le rassemblement, l’authenticité, la grandeur et la simplicité.

Maire de Lille entre 1973 et 2001, Premier Ministre sous la Présidence de François Mitterrand puis sénateur jusqu’en 2011, Pierre Mauroy a traversé la vie sans jamais perdre le fil de ses engagements politiques et des valeurs de la gauche.

Fidèle, il l’a toujours été, ce qui lui a valu d’être reconnu comme un humaniste par tous. Que ce soit envers sa ville, sa région ou la nation, il a toujours démontré un attachement sincère aux engagements qu’il prenait, aux responsabilités qui lui avaient été confiées et aux personnes qu’il rencontrait.

Pierre Mauroy était aussi un homme extraordinairement moderne. Il fut le premier à assumer les termes de « social démocratie » pour tenter de définir le socialisme de son époque. Courageux et pragmatique, c’est également lui qui a permis au Parti Socialiste de prendre en compte et d’affronter la réalité des difficultés économiques qui frappaient le pays au début des années 80 et qui a permis à la gauche de s’installer durablement dans le paysage politique français.

Doté d’une réelle vision pour la société française, c’est sous ses gouvernements successifs qu’ont été décidées de nombreuses avancées sociales : abolition de la peine de mort, semaine de 39 heures, cinquième semaine de congés payés, augmentation du nombre de fonctionnaires, décentralisation, nationalisations, impôt sur les grandes fortunes, retraite à soixante ans, remboursement de l'IVG, libération de l’information, etc.

C’est pour toutes ces raisons que nous lui devions aujourd’hui une place toute particulière au sein de notre Assemblée afin qu’il rejoigne dans l’hémicycle, par la force symbolique qu’une simple plaque peut représenter, les noms et le souvenir de ces anciens présidents de la République, présidents du conseil ou premiers ministres aujourd’hui disparus.

C’est aussi une façon, en parlant de lui et de son action, de montrer que, dans l’éternel débat entre les anciens et les modernes, les modernes ne sont jamais ceux qui refusent d’avancer. Merci Pierre Mauroy.

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article
24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 11:19

Les 10 mesures dont je n’aurais pas pu vous parler

si François Hollande n’avait pas été élu

 

1) Création de 60 000 postes dans l’Education nationale

 

2) Création de 155 000 emplois d’avenir

 

3) Réforme des retraites

  - carrières longues 60 ans

  - congés maternité

  - pénibilité

 

4) Elargissement de l'accès à la CMU à 700 000 personnes

 

5) Augmentation de 25 % de l’allocation rentrée scolaire

 

6) Augmentation de l’ISF pour les patrimoines de plus d’1,3 M d’euros

 

7) Imposition des stock-options

 

8) Suppression de la 1ère tranche Impôt sur le revenu

 

9) Tarif social de l’énergie pour 8 millions de Français

 

10) Mariage pour les couples de même sexe (et adoption)

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 07:43

Le retour, affirmé à droite, de Nicolas Sarkozy peut être une bonne nouvelle pour la gauche à deux égards.

Il réorientera d'abord le débat vers le coeur de ce qui sépare la droite de la gauche aujourd'hui: le contrat social.

En second lieu, et c'est sans doute ce qui me semble essentiel, il permettra enfin de porter un regard apaisé, plus objectif sans doute, moins sectaire aussi, sur le bilan de François Hollande à mi-mandat de son quinquennat.

Car au-delà des postures, qui peut nier que la France est sans doute aujourd’hui l'un des pays du monde, sinon le pays du monde, qui depuis deux ans et demi traverse la crise en pénalisant le moins sa population?

Les Français restent le peuple le mieux protégé du monde.

Sept ans après le début de cette crise, les Français restent parmi les peuples les mieux protégés d'Europe. Les dépenses de protection sociale représentent chez nous 34% du PIB, contre 29% dans l'UE. Nous consacrons 12% de notre richesse à notre système de santé, contre 9,6% en moyenne dans les pays comparables.

Comment certains osent-ils utiliser le mot « austérité » quand notre pays consacre 1200 milliards d'euros chaque année à ses politiques publiques?

Pour la droite, qui fait de la réduction drastique de la dépense publique une priorité, c'est de la gabegie. L'opposition érige le voisin allemand en modèle, avec une dépense publique limitée à 44% du PIB, contre 57% pour la France. Elle omet de souligner que l'Allemagne est moins engagée que nous en termes de défense, qu'elle indemnise moins généreusement que nous le chômage, qu'elle limite davantage le remboursement des dépenses de santé, qu'elle n'a pas d'écoles maternelles, que de nombreux retraités sont contraints de recourir à une retraite complémentaire privée, et que si, grâce au SPD, le principe d'un salaire minimum vient enfin d' être adopté, il n'est pas encore entré en vigueur et ne sera pas obligatoire pour les entreprises pendant les deux premières années.

Oui, notre pays consacre 6% de sa richesse à l'éducation, 12% à son système de santé, c'est ce qui distingue la politique de la gauche de celle de la droite! Et c'est, quoi qu'en disent certains, une vraie politique de gauche!

Les engagements de François HOLLANDE ont été tenus.

Si les Français , au coeur de la crise, restent l'un des peuples les mieux préservés de la crise, c'est bien parce que les engagements de François Hollande ont été tenus.

Plusieurs textes de loi ont conforté la protection des Français, comme la loi de sécurisation de l'emploi, votée au terme d'un processus de dialogue et de concertation mené dans la confiance avec les partenaires sociaux.

Mais il importait d'aller au-delà de la défense des droits acquis, sous peine de les voir disparaître, en impulsant un nouveau dynamisme à notre appareil productif.

Ce choix est celui de la compétitivité, que certains socialistes ont mal compris. Mais il se justifie par l'exigence même de recréer de l'emploi industriel en France.

Le rapport Gallois a révélé qu'il n'y a pas eu de création d'emplois nette dans l'industrie depuis fin 2001. Face à cette terrible défaillance, il est non seulement légitime mais urgent de soutenir les entreprises, afin d'aider ceux qui y travaillent, ouvriers, salariés, cadres, ingénieurs, et de relancer l'investissement et l'emploi.

Le pacte de responsabilité répond à cette ambition. Il n'a rien d'un cadeau aux entrepreneurs, il exige des contreparties en termes d'investissement, d'embauches, de formation, d'emploi des jeunes, dont les parlementaires auront à vérifier le respect. Le groupe socialiste s'y emploiera sans complaisance et les députés qui ont soulevé des interrogations auront la capacité de contrôler la mise en oeuvre du pacte.

La politique envers les plus modestes est incontestable.

Alors, oui, les résultats tardent parfois, le Président ne l'a pas caché lors de sa conférence de presse du 18 septembre. Avec lui, nous souhaiterions tous faire mieux, mais compte tenu des contraintes de la période, le bilan est honorable: 150 000 salariés qui avaient commencé à travailler jeunes ont pu partir à la retraite à 60 ans; le régime des retraites a été réformé, la pénibilité prise en compte, les inégalités à l'encontre des femmes corrigées.

Le plan de lutte contre la pauvreté est en place, le RSA aura été augmenté de 10%, une revalorisation du minimum vieillesse à 800 euros depuis le 16 septembre ainsi qu'une prime exceptionnelle en faveur des retraités percevant moins de 1 200 euros de pension ont été annoncées par le premier ministre.

La priorité à la jeunesse est affirmée, avec les contrats d'avenir, la garantie jeunes, l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire et des bourses étudiantes, le recrutement de 60 000 professeurs – au demeurant vilipendé par la droite, qui avait supprimé ces postes, et qui ne voit dans la priorité à l'éducation qu'une charge en termes de salaires.

La justice fiscale progresse: un tiers des contribuables verront leur impôt baisser en 2015, la TVA n'augmentera pas, la 1ère tranche d'impôt sur le revenu sera supprimée dans le budget 2015.

Depuis juin 2012, alors que l'Europe choisissait la voie de l'austérité pour sortir du cycle de l'endettement et des déficits, le Président de la République a veillé à l'équilibre entre la recherche de compétitivité et la protection des Français.

Aucun pays en Europe n'a maintenu le pouvoir d'achat des salariés et des retraités comme la France l'a fait depuis 2012.

Aucun pays en Europe n'a fait entrer 700 000 familles supplémentaires dans sa couverture maladie et amélioré la prise en charge des soins comme l'a fait la France.

Trouver le bon équilibre entre justice et redressement.

Le redressement dans la justice était le leitmotiv de Jean-Marc Ayrault: il reste la priorité de Manuel Valls.

La droite préférerait plus de redressement et moins de justice: les Français souffriraient aujourd'hui d'un tel choix.

Au sein même de la majorité, certains préféreraient plus de justice et moins de redressement : les Français souffriraient demain de pareille fuite en avant.

Le gouvernement recherche en permanence le juste équilibre entre la sauvegarde du pouvoir d'achat et de la protection sociale des Français et l'exigence de rétablissement de nos comptes publics: c'est la seule politique possible et responsable.

Dans la conjoncture présente, les déficits diminuent moins vite que prévu: c'est le prix à payer pour préserver notre modèle social. C'est pourquoi l'effort doit être poursuivi : 21 milliards d'économies seront réalisées en 2015.

Cet ajustement est délicat, il est assumé avec courage par le Président de la République et le Premier ministre, soutenus par une immense majorité du groupe socialiste.

Il est sans doute médiatiquement plus gratifiant de contester ces choix; mais ils étaient inscrits dans les engagements de campagne du Président de la République sur lesquels ont été élus ceux-là mêmes qui aujourd'hui s'en désolidarisent.

Le cap est le même, depuis la campagne de 2012, comme depuis la victoire de François Hollande : la réduction des déficits est un objectif, et la relance de la croissance, de l'investissement et de l'emploi un impératif.

Ces objectifs seront au coeur du projet de budget soumis au Parlement. Les députés socialistes s'engageront.

Or, qui, parmi eux, pourrait en conscience ne pas voter une mesure qui permettra de rendre plus de 3 milliards d'euros à 6 millions de ménages modestes ou de la classe moyenne?

Quel député socialiste pourrait s'abstenir de soutenir une politique qui en deux ans aura effectivement diminué l'imposition de 9 millions de contribuables?

Ni le Président de la République, ni le Premier ministre, ne méconnaissent les difficultés. François Hollande les a assumées lors de sa conférence de presse, en considérant que gouverner c'est parfois accepter de « servir l'avenir plutôt que le présent », au risque de l'impatience.

Nous nous trouvons à un moment où des réformes s'imposent, pour préparer notre pays, dans la fidélité à son histoire, à affronter le futur. Cette continuité entre les deux rives du temps, cette abnégation à sacrifier des popularités immédiates autant qu'éphémères à une vision élevée de la politique, le Président et le Premier ministre les incarnent avec courage, comme les incarnait Jean-Marc Ayrault lorsqu'il dirigeait le précédent gouvernement.

« Tout vient de plus loin et va plus loin que nous » : cette phrase de Marguerite Yourcenar pourrait être une définition, certes exigeante, de la politique. Faisons-la nôtre.

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article
17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 09:12

Manuel  Valls, a prononcé mardi son deuxième discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. La formation d’un nouveau gouvernement et le nouveau contexte politique et économique européen nécessitaient que le Premier ministre demande une nouvelle fois la confiance des parlementaires français. C’est sur une politique réaffirmée  « redresser », « réformer et moderniser la France » que le Premier ministre a demandé la confiance de la majorité.

 

Le Premier ministre a su réaffirmer les valeurs de la Gauche – égalité, justice –  en confirmant les engagements pris quelques jours auparavant en faveur des plus modestes et des plus fragiles : la revalorisation du minimum vieillesse à 800 euros, la création d’une prime exceptionnelle pour les retraités percevant moins de 1200 euros par mois, les réductions d’impôts pour 6millions de ménages.

Le Premier ministre a défendu avec ferveur notre modèle social et a rappelé tout le sens de ce vote de confiance au moment même où certains doutent de la pertinence des décisions politiques prises au sommet de l’Etat pour sauvegarder notre pacte social.

En se portant garant de la stabilité, le Premier ministre n’a également pas hésité à réitérer son soutien aux entreprises dans le but de remettre notre industrie et nos entreprises en mouvement.

A cette occasion, il a insisté sur l’importance du dialogue social et a demandé au patronat de tenir lui aussi ses engagements vis-à-vis des embauches et de l’alternance.

Le monde entier est confronté à des crises profondes et la France n’est pas épargnée. Le Premier ministre a besoin des forces de chacun et chacune d’entre nous pour pouvoir relever les défis qui sont devant nous.  

Nous, élus de la majorité, n’oublions pas les Français qui ont fait confiance à François Hollande en mai 2012 et qui attendent de nous que nous soyons à la hauteur de nos engagements, de nos promesses.

C’est pourquoi, hier, je n’ai pas hésité un seul instant à voter la confiance au nouveau Gouvernement.

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article
9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 08:20

Il est pour le moins étrange d’entendre parler, y compris de certains socialistes, de social-libéralisme de la part des détracteurs des choix du gouvernement.

En réalité dans les pays voisins où le social libéralisme s’est déployé, on a assisté à des privatisations massives, à des baisses brutales du salaire minimum et des retraites ou une dérégulation du marché du travail. Rien de tout cela ici !

La ligne politique du gouvernement c’est d’abord de préserver notre pacte social avec un régime des retraites conforté qui tient désormais compte de la pénibilité, le RSA augmenté de 10%, le recrutement de 60 000 fonctionnaires pour redonner la priorité à l’école en réduisant les inégalités ou dans la police et la justice.

Sur le plan économique, nous avons engagé un effort sans précédent de soutien à notre compétitivité.

Avec le CICE et le Pacte de Responsabilité et de Solidarité, le gouvernement soutient nos entreprises pour préserver ou développer l’emploi en France et soutenir les entreprises face à la concurrence internationale.

Dans un contexte difficile nous réduisons la dépense publique comme cela n’avait jamais été fait précédemment même si la trop faible croissance en Europe nous empêche de tenir le calendrier de nos engagements sur l’endettement.

Aujourd’hui, alors que le risque de déflation apparaît dans la zone euro, chacun partage le même constat : « l’Europe doit changer ».

Elle doit soutenir davantage la croissance et l’investissement et faire preuve de souplesse notamment en matière monétaire. Sinon ce sera le risque du populisme partout en Europe. 

A l’initiative de François Hollande, ce débat est en train de s’installer au niveau européen et se caractérise en trois principaux axes : une politique monétaire de la BCE en soutien à l’activité, 300 milliards d’euros pour une relance des investissements et un rythme d’ajustement budgétaire adapté.

Soyons certains de l’engagement du Président de la République pour obtenir ces changements au moment où l’Italie de Matteo Renzi prend la présidence de l’Union.

La tenue des deux sommets européens annoncés le 30 août dernier, à l’initiative de la France, marque d’ores et déjà un tournant dans la reconnaissance des difficultés économiques que traversent l’Europe et les priorités à fixer pour y remédier. L’un portera sur l’économie de la zone euro et l’autre sur l’emploi.

Alors, même si la bataille pour l’emploi et la croissance doit encore nous mobiliser pleinement, ces décisions au niveau européen traduisent une prise de conscience à une échelle plus large qui viendra compléter utilement toutes les réformes que nous entreprenons pour moderniser notre pays dans la justice.

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 13:00

Message aux députés du Nord, du Pas de Calais et de la Picardie.

Chers amis,

Au-delà des arguments historiques, géographiques, économiques ou politiques qui ont tous leur légitimité et qui se sont échangés à l'occasion des débats de la première lecture du texte sur la réforme territoriale, je continue de penser, pour en avoir parlé avec un certain nombre d'entre vous qu'il reste une solution concernant nos deux régions qui n'a pas été suffisamment explorée et qui pourrait nous rassembler plus largement avant la fin de l'examen du texte.

Cette solution consisterait, comme c'est le cas aujourd'hui pour les régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre, à maintenir le découpage de nos deux régions en l'état sans obérer pour l'avenir la possibilité soit de rapprochements soit même d'une fusion à terme.

Il faudrait pour y parvenir,  convaincre le groupe et le gouvernement qu'une large majorité des parlementaires de nos deux régions se rallient à cette position.

C'est dans ce sens que j'ai demandé au Premier ministre, Manuel Valls, le lendemain même de notre décision de groupe, de prendre l'initiative de réunir dès le début du mois de septembre les députés socialistes (ou les parlementaires) de nos deux régions afin que nous puissions sereinement tenter de dégager cette solution qui pourrait, j'en suis persuadé, largement nous rassembler.

Techniquement, une proposition de cette nature pourrait s'intégrer au débat en deuxième lecture avec l'accord du groupe ou même dans une éventuelle  Commission Mixte Paritaire si le gouvernement décidait de la convoquer, (d'où la nécessité d'associer les sénateurs PS à notre démarche).

Dans cette réforme d'une importance capitale, il nous faut rechercher collectivement, au-delà de nos positions personnelles, la meilleure réponse politique, c'est à dire celle qui soit susceptible de rallier une large majorité des parlementaires qui vont être amenés à la voter, mais aussi d'être entendue et comprise par les six millions d'habitants de nos deux régions.

Je n'ai pas ressenti chez le Premier ministre, ni d'ailleurs chez le président de la République d'opposition de principe à un découpage qui serait validé par une large majorité des parlementaires concernés. Il nous faut donc mettre à profit les quelques semaines de trêve estivale pour faire progresser cette idée.

C'est le sens de ce message que je t'adresse à la veille de la fin de notre session. Nous pourrions utilement nous retrouver à la rentrée pour en reparler.

Très amicalement à toi.

Bernard ROMAN

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article
8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 08:08
"Parti socialiste : personne ne gagnera contre le collectif"

Vous pouvez lire mon interview dans le journal Le Figaro d'aujourd'hui où j'appelle tous les socialistes à la cohésion et à la fin des divisions internes...

Bernard Roman

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 13:03

Sous des appellations un peu hermétiques, le projet de loi de finances rectificative et le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale, que l'Assemblée nationale examine  depuis quelques jours, constituent la rampe de lancement du pacte de responsabilité et doivent se comprendre dans leur complémentarité.

 

Ces deux textes combinent en effet un ensemble de mesures destinées à consolider la compétitivité pour retrouver la croissance, et à soutenir le pouvoir d'achat des Français en allégeant la fiscalité des ménages modestes, qui ont déjà pris une grande part aux efforts de redressement depuis deux ans, favorisant ainsi la consommation intérieure.

 

A cet effet, des réductions de charges vont entrer en vigueur afin de parvenir dès le 1er janvier 2015 à l'objectif de « zéro charge Urssaf sur le Smic »;  la diminution des cotisations patronales sur les bas salaires compris entre 1 et 1,6 Smic viendra faciliter la création d'emplois durables. Le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale prévoit 2,5 milliards d'allègements de cotisations pour les salariés dont la rémunération est comprise entre 1 et 1,3 Smic, ce qui représentera sur un an un gain de pouvoir d'achat de 520 euros pour une personne touchant le Smic.

 

Le gouvernement et la majorité ont tenu à mettre en oeuvre tout de suite un allègement conséquent de la pression fiscale sur les ménages: dès cet automne, pour l'impôt payé en 2014 sur les revenus de 2013, les ménages les plus modestes bénéficieront d'une réduction de 350 euros pour un célibataire dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 1,1 Smic, et de 700 euros pour un couple dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 2,2 Smic.

 

Ce sont ainsi 3,7 millions de foyers qui constateront immédiatement une réduction de leur impôt et 1,9 million qui deviendront non imposables.

 

Cet ensemble de mesures  seront financées notamment par le produit de la lutte contre la fraude fiscale et par la prorogation pendant un an de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés appliquée aux entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 250 millions d'euros.

 

Par ailleurs, les retraites de base inférieures à 1200 euros resteront revalorisées en fonction de l'inflation, mesure qui concerne 6,5 millions de personnes, près de la moitié des retraités. De même, les personnes aux revenus les plus faibles bénéficieront du report d'un an de la revalorisation des prestations sociales, tandis que le RSA sera réévalué de 2% au-delà de l'inflation.

 

Enfin, le groupe socialiste a renforcé le dispositif de suivi de l'impact sur l'emploi et sur les salaires, contreparties sur lesquelles nous serons très vigilants. L'esprit de ces deux projets de loi est de préserver la justice sociale grâce à une vraie redistribution. Ces mesures étaient urgentes: elles seront votées dans les prochains jours.

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 09:04

La France ne va pas bien.

Les français ne vont pas bien, ils doutent, s'interrogent, désespèrent

de pouvoir s'en sortir parfois, doutent de leur avenir et de celui de

leurs enfants souvent.

 

À travers vous, c'est à eux que je veux m'adresser aujourd'hui.

 

Lire la suite

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 15:37

J’ai le souvenir de Pierre MAUROY alors Premier Ministre en 1982 qui souhaitait en érigeant les régions en rang de collectivités territoriales, créer des grands territoires, « 16 » disait-il alors dotés d’une métropole centrale de standing européen.

Ce projet se brisa sur le mur des ambitions de quelques uns à qui le Président MITTERRAND accorde une oreille attentive.

Il aura fallu attendre plus de trente ans pour qu’on y revienne et il faut rendre hommage au courage de François HOLLANDE d’avoir su résister aux corporatismes et aux conservatismes pour proposer une réforme qui marquera son quinquennat.

Quatorze régions plus puissantes et regroupées, (sans découpage) au lieu des 22 régions actuelles auront désormais des compétences exclusives pour le développement économique, la cohésion territoriale, la formation et les transports.

Elles seront dotées de ressources propres identifiées et claires pour les citoyens.

Au delà, le Président de la République a décidé de mettre fin au mille-feuille territorial en supprimant un niveau de collectivité : le conseil départemental.

Le congrès sera réuni pour proposer sa suppression en 2020 et c’est donc la dernière fois en 2015 que les citoyens seront appelés à voter pour des élections cantonales.

Enfin, les communes seront invitées à se regrouper en des communautés d’au moins 20 000 habitants, ce qui conduira à un service public mieux maitrisé. (Il faut toujours se rappeler que dans notre pays 30 000 des 36 000 communes ont moins de 1 000 habitants).

Cet immense chantier répond à un souhait très large des citoyens dans notre pays.

François HOLLANDE a su les entendre en proposant cette réforme.

Il y fallait de l’audace car comme l’écrivait Winston Churchill : « il faut du courage pour se lever et parler. Il faut tout autant de courage pour s’asseoir et écouter ».

Partager cet article

Published by Bernard Roman
commenter cet article

Articles Récents

  • En la mémoire de Pierre MAUROY
    C’est avec beaucoup d’émotion, d’humilité et un profond respect que nous avons rendu hommage, ce mercredi 10 décembre, à une grande figure du socialisme français et de l’Histoire de la Vème République. En plein cœur du Palais Bourbon est désormais apposée...
  • Je n'aurais pas pu vous en parler...
    Les 10 mesures dont je n’aurais pas pu vous parler si François Hollande n’avait pas été élu 1) Création de 60 000 postes dans l’Education nationale 2) Création de 155 000 emplois d’avenir 3) Réforme des retraites - carrières longues 60 ans - congés maternité...
  • Merci François, merci Jean-Marc, merci Manuel,
    Le retour, affirmé à droite, de Nicolas Sarkozy peut être une bonne nouvelle pour la gauche à deux égards. Il réorientera d'abord le débat vers le coeur de ce qui sépare la droite de la gauche aujourd'hui: le contrat social. En second lieu, et c'est sans...